Après de longues heures dans les aéroports Sud Américains et Néo-Zélandais, nous voilà enfin en Océanie pour commencer la seconde partie de notre tour du monde. Nous allons passer une quarantaine de jours dans les différentes îles de Tahiti: les îles de la Société, les îles Australes et les îles Marquises!

Archipel de la Société : Tahiti & Moorea

Après de longues heures dans différents avions et un séjour très reposant cher Fritha, notre super hôte Néo-Zélandaise, nous voilà enfin à Tahiti !

Manque de bol, notre avion a été modifié et nous sommes arrivés à 3h30 du matin à Papeete. Nos hôtes ont eu la gentillesse de bien vouloir venir nous chercher pour 1000 Xpf (environ 8,5 euros). Même si le vol s’est bien passé (c’est vraiment pas mal Tahiti Nui comme compagnie…on a bien mangé ! 😀 ) on arrive éclatés comme des pop-corn à l’aéroport. Il fait chaleur de pute (comme on dirait avec Laura, dommage qu’elle ne lise pas mon blog…oui Laura, ce n’est pas un message caché !) : 27 degrés à 3h30 du matin ! On sort de l’avion avec nos pulls…on aurait dû anticiper j’avoue… et en entrant dans l’aéroport il y a des musiciens (j’espère qu’ils sont bien payés les pauvres) qui chantent de la musique traditionnelle sur une petite scène. C’est super sympa et ça nous réveille un peu. On passe la douane avec crainte…on n’a pas envie qu’ils découvrent nos deux pots de brandade de morue et notre petit pot de canard…mais finalement tout ira bien. On attend dehors et notre hôte dont j’ai oublié le prénom (ça ressemble à Tiaou) vient nous chercher. Il a l’air moins fatigué que nous ! Lui, sa femme, et leurs deux filles habitent dans la commune de Faa’a, à environ 4km de l’aéroport, dans une jolie maison au bout d’une impasse avec une belle vue sur les montagnes et la mer (mais ça on le découvrira quand le jour sera levé). On pose nos affaires dans le salon, et notre hôte nous dit qu’en attendant que notre chambre se libère on peut squatter les canapés et les chaises. Quentin se précipitent de se mettre torse nu et va s’enfoncer dans le canapé dehors, tandis que moi je mets un pull et je m’installe dans le canapé à l’intérieur (oui je suis frileuse…). Deux heures plus tard, une dame vient me réveiller en me disant que notre chambre est prête. Je suis surprise, j’ai du mal à me réveiller mais je suis contente ; les autres guests sont partis super tôt ! on pensait devoir attendre longtemps. Quentin était lui aussi dans un coma et après avoir mis son sac dans la chambre je ne l’entendrai plus avant 11h30. Moi je n’arrive pas à me rendormir. Je m’installe puis je décide d’aller à carrefour (et ouais on est en France !) à pieds. Je me prépare et là je vois le langon depuis la maison, c’est trop beau !

Je mets mes nouvelles lunettes de soleil (je ne sors pas ma casquette Pérou par contre, que je n’assume pas du tout mais qui m’a coûté 5 euros) et je pars. Les gens sont super gentils, ils me saluent avec de grands sourires. Cinq minutes plus tard je vois une grosse voiture qui arrive, c’est Opuhinano, notre hôte. Elle me parle comme si elle ne me connaissait pas et je lui dis que je dors chez elle ! elle se marre et me dit qu’elle ne m’avait pas reconnue et me propose de me déposer à Carrefour. Je suis un peu gênée mais j’accepte ; les gens des îles sont très serviables et généreux du coup je me dis que c’est normal (et ouais comme nous les Mauriciens 😉 ). On discute dans la voiture, on rigole, elle est vraiment gentille. Elle m’explique un peu la vie ici parce que je lui demande si les gens ont les moyens de vivre correctement tellement c’est cher (ouais je sais, droit au but, toujours, sans tact !). Elle me répond à cœur ouvert et me dit que ce n’est pas facile pour tout le monde. Que pour eux c’est difficile, qu’elle n’a pas eu la chance de pouvoir aller étudier en métropole car c’était trop cher d’aller en France. Qu’elle et son mari font tout pour que leurs filles puissent aller étudier et réussir leur vie (là tu te dis que oui tu as de la chance dans la vie, et que tu as des parents géniaux qui ont fait pareil pour toi…). Elle m’explique que les sous qu’ils gagnent avec le airbnb ils le mettent de suite dans des comptes spéciaux pour leurs filles et qu’ils n’y touchent plus et que c’est les petits trajets pour aller chercher les gens à l’aéroport et les ramener qui leurs servent à payer les factures, les ampoules, les trucs cassés par les touristes etc (un trajet en taxi leur fait gagner moins de 10 euros pour rappel…). Elle me fend le cœur, je trouve qu’ils ont du courage et que nous avons eu beaucoup de chance dans la vie avec Quentin. Je suis contente que nous restions chez eux car je me dis que l’argent va leur servir à quelque chose de bien. On arrive à Carrefour…pétage de cable en silence…y a du fromton !! des gâteaux !! du magret !! des yaourts nature !! J’ai du mal à contenir ma joie. Bizarrement et contrairement à ce que je pensais, tout n’est pas hors de prix. Il y a des aliments qui sont au même prix qu’en France et d’autres, oui, bien plus chers ! Elle m’aide à chercher de quoi manger (des pâtes…c’est pas cher et Quentin ne crisera pas). Je lui demande s’ils ont du pain ou des brioches…bien sûre ! Elle me dit de ne pas prendre de pain car elle en a mais je suis gênée de lui manger son pain, et là, le graal : des crêpes qui ressemblent à des crêpes bretonnes, chaudes !!! je regarde le prix, moins de cinq euros, zéro hésitation, ça va dans le carton ! Elle est super gentille elle veut à tout prix m’aider à porter mes affaires (je suis encore plus gênée). Elle me raconte toutes sortes de choses, et elle interpelle tout le monde en disant « copain » ou « copine » ; ça me fait marrer.

On retourne chez elle (j’ai trop hâte de dévorer les crêpes…et les trucs pleins de crème pâtissière aussi…c’était pas cher…).

Quentin dort encore comme une marmotte. Elle me montre le frigo et s’installe avec moi à table pendant que je défonce mes crêpes avec de la confiture. On continue de discuter, c’est sympa, puis un autre touriste arrive ; il ne parle pas français et comme elle ne parle pas anglais elle me demande de traduire. Elle lui propose du pain pour son petit dej, nous fait du thé et du café et nous sort du pain au lait de coco pas mauvais. Elle en profite pour s’éclipser et je discute du coup avec le jeune allemand à la tête d’asiatique et à l’accent américain. Il est aussi en tout du monde et je crois que son budget et encore plus abusé que le nôtre (genre lui a zéro limite ; c’est un jeune qui est très très intelligent et qui bosse à San Francisco…je vous laisse imaginer le genre). Il est vraiment super sympa, on rigole bien. Aujourd’hui il va sur Moorea du coup il est fort probable qu’on le croise plus tard. Quand il s’en va boucler son sac, Opuhinano revient toute contente discuter avec moi. Elle me dit qu’elle organise des tours de l’île et que si ça peut nous intéresser elle serait contente de nous amener. Elle me dit aussi qu’elle a une autre chambre en location pour moitié moins cher, du coup je lui dis que ça nous intéresse pour quand on revient en septembre. Elle est super contente et le note de suite. Je lui dis qu’elle devrait faire un espace pour les campeurs, que ça lui rapporterait plein de sous ! elle a l’air tellement intéressée mais n’y connait absolument rien. Je lui explique ce qu’est un campeur et que le campeur c’est moins chiant qu’un touriste lambda et que si elle fait un bon prix, ça ne nous dérangerait pas de camper dans son jardin. Elle m’explique qu’à Tahiti les gens ont du mal à faire payer pour dormir dans le jardin parce que ce n’est pas dans leurs habitudes mais que du coup il faut aussi payer les factures d’eau etc ! Quentin, le beau au bois dormant fait enfin apparition vers 11h30. Il est content et se joint à la discussion. Opuhinano amène le touriste puis je dis à Quentin pour le camping, la chambre pas chère et les tours. Il est aussi emballé que moi du coup on est contents de se faire faire promener par Opuhinano ; ça aidera la famille pour les études des enfants !

Quand elle revient de l’aéroport on se remet à discuter tous les trois de tout et de rien, de la vie à Tahiti. Elle est vraiment adorable. Elle nous propose de nous déposer au marché de Papeete. Du coup on accepte et on y va avec elle. J’ai repéré des graffitis magnifiques sur internet que j’aimerais bien qu’on trouve. Le marché est plutôt sympa. Il y a des fruits et des légumes qu’on ne connait pas. On flâne et on se laisse tenter par un chausson fourré au fromage (c’est une calzone au fromage en fait).

On traine dans les rues, Quentin se cherche un maillot, on trouve les graffitis qui sont superbes et on rentrera tranquillement en marchant le long de la mer. Les gens nous disent bonjour, nous sourient, c’est agréable. Il fait super chaud. On repasse par carrefour…et là, c’est le drame…on décide de se faire plaisir car le Brie n’est pas très cher. Deux filles nous proposent de nous faire goûter des mousses de thon et comme on est sympas elles nous en redonnent 😀 On rentre doucement et sur la route on se fait interpellés par trois types bourrés très gentils. Ils nous serrent la main et discutent un peu. Ils sont super contents d’avoir discuté avec nous ; on les recroisera sûrement demain !

Finalement on aura bien marché. On arrivera bien fatigués au logement. Quentin s’endormira en lisant et moi je lutterai pour écrire notre première aventure ici.

Grosse journée de glande à planifier notre séjour en Polynésie. Rien de plus.

Après deux jours de glande on sort enfin de notre chambre pour aller visiter Tahiti. On a tendance à parler de Tahiti pour parler de la Polynésie, mais en fait Tahiti ce n’est qu’une île de la Polynésie. Tahiti c’est une des îles du Vent (Céline et Garou y sont sûrement passée, mouahahah) et elle fait aussi partie de l’archipel de la Société. C’est la plus grande île de toutes et elle est séparée en deux parties : Tahiti Nui (La Grande Tahiti) et Tahiti Iti (La Petite Tahiti). Papeete est la capitale de Tahiti et de toute la Polynésie.

On part à 8h ce matin avec Inano et son mari Tea, et leur bébé, pour faire notre super journée visite. On dépose le bébé à la crèche et Tea à son boulot puis on part tous les trois avec Inano. Elle nous raconte plein de choses sur sa vie, et sur la vie des gens en Polynésie. On fera plusieurs stops à de très beaux points de vue. On verra Moorea au loin et une mer turquoise nous faisant face. Il fait chaud et un peu humide mais c’est agréable. On verra les montagnes, verdoyantes et parfois dans les nuages d’un côté, et de l’autre la mer transparente et turquoise nous faisant de l’œil ! Pendant nos stops on verra des grottes, des cascades, des jardins et de belles plages de sable noir. Comme elle nous aime bien, elle nous amènera aussi voir une partie de Tahiti Iti où on discutera avec quelques jeunes bien sympathiques en train de se rouler un joint… La ballade se terminera à la plage du PK18 (ils parlent comme ça ici, les points touristiques sont signalisés par des bornes kilométriques, le PK0 étant à Papeete). Cette plage est jolie, mais quand même bien moins belle que les plages de Maurice ! On a été vraiment surpris par la clarté et la transparence de l’eau, on pouvait voir nos corps entiers ! L’endroit me fait penser à la plage du Morne à Maurice avec de l’eau cristalline et les montagnes et palmiers en arrière-plan. En deux minutes nous sommes dans l’eau, on attendait ce moment depuis notre arrivée sur l’île. On fait quelques brasses puis Quentin va chercher son masque car on lui a dit que c’était top pour le snorkeling, ce qui nous fait bizarre car on ne voit que du sable sous nos pieds. Deux minutes plus tard il revient, et en fait à deux mètres de nous il y a des gros coraux pleins de petits poissons ! Du coup pas le choix, demain on revient !

Après cette belle journée on ira récupérer une française de notre âge à l’aéroport, elle a l’air de beaucoup aimer la Polynésie car c’est son second voyage ici.

On ira acheter du petit déjeuner puis on préparera notre repas pour demain midi et ce soir en discutant avec Marie, la française, et Tea, enfin revenu du travail.

Après cette belle journée on ira faire un gros dodo !

Ce matin Inano nous propose de nous amener voir un endroit que nous n’avions pas eu le temps de faire hier puis de nous laisser à la plage PK18. Cela nous arrange bien puisque nous voulions y aller ! Du coup après un bon petit déjeuner on se met en route tous les trois. Il fait gris aujourd’hui mais bon, il ne pleut pas ! On arrive au spot dont elle parlait, le maraie. C’est assez joli il y a deux statues en pierres. On ne restera que dix minutes en fait puis on mettra une demi-heure à faire 2 kilomètres à cause des embouteillages. Elle nous déposera à PK18. Il n’y a pas grand monde aujourd’hui. On se change, on pose nos affaires puis à l’eau ! Comme il n’y a pas de soleil l’eau est très fraîche… on fera du snorkeling puis on ira se dorer la pilule. Quentin sera le seul à retourner à l’eau, pour moi c’est trop froid ! On restera sur la plage quelques heures puis on se mettra en route pour rentrer car nous avons rendez-vous à Papeete avec Axel et Clémence, un couple que nous avions rencontré à Bali ! Ils sont en voyage de noces en Polynésie. On a plusieurs choix : marcher pendant des heures, faire du stop, ou attendre le bus. On essaye le stop mais on refuse de nous prendre en nous faisant des sourires. On commence à marcher puis on aura de la chance au bout de cinq minutes le bus passera. On monte puis on fera le trajet pendant une vingtaine de minutes. Ici c’est comme en Amérique de Sud : tu sais qu’il y a un bus mais tu ne sais pas quand et il s’arrête où tu veux. Une fois chez nos hôtes on se prépare puis on discute un peu avec eux avant de se mettre en route pour le centre-ville, on a une heure de marche.

Une heure de marche plus tard on arrive sur la place où il y a ce que les locaux appellent les roulottes : c’est un genre de street food, les gens vendent des plats dans leurs camionnettes et on peut s’installer sur des tables au milieu. C’est vraiment sympa comme ambiance. On retrouve Axel et Clémence, on est très contents de se retrouver. On discute de tout, de notre tour du monde, de leur mariage, du notre et de ce qu’ils ont fait ici. La soirée est super sympa. On mangera du poisson avec Quentin, très bon puis on clôturera notre soirée devant une grosse coupe de glace ! On restera en contact car Clémence est psychomotricienne et elle va m’aider à postuler dans une école en France, avec un peu de chance je pourrai esquiver le concours ! Quentin et moi rentrons en marchant, on mettra un peu moins de temps. Après avoir fait nos sacs pour notre séjour à Moorea, on ira se coucher.

Départ matinal, mais pas trop, pour Moorea. Inano nous dépose au ferry. C’est bien couvert sur Tahiti, on espère que la météo sera plus sympa sur Moorea ! On monte dans le ferra, il y a pas mal de monde, on restera à l’extérieur pendant la traversée.

On voit un peu les montagnes de Tahiti bien verdoyantes, c’est joli. En s’approchant de Moorea on voit les magnifiques couleurs bleu turquoise du lagon mais les montagnes sont bien couvertes. J’écoute les conversations de deux personnes devant moi, je pense que ce sont des médecins ; de ce que j’ai remarqué les médecins expats se prennent un peu la grosse tête mais ce que j’ai surtout retenu c’est qu’il y a un baleineau blanc qui traine dans les parages ! On va croiser les doigts !

On descend du ferry 45min plus tard. On va voir les taxis. Un chauffeur nous dit qu’il nous prend 5000 xpf pour nous amener au camping ! c’est plus cher que la nuit de camping ! Il nous dit que comme c’est de l’autre côté de l’île on ne trouvera pas moins cher, et que le week end le bus, faut pas trop compter dessus à moins d’attendre très longtemps. J’arrive à négocier 1000 xpf de moins puis comme il ne veut pas trop dire aux autres chauffeurs qu’il nou fait ce prix-là il nous demande de nous retrouver sur la route un peu plus loin. Sur la route il nous explique plein de choses sur l’île et que le camping est bien la solution la moins onéreuse. Il nous conseille de louer un scooter pour faire le tour de l’île. Une demi-heure plus tard on arrive au camping. On est accueillis par une mamie bronzée et fripée pas très souriante. Elle nous explique que demain un groupe de 27 personnes arrivent…les boules. Elle nous encaisse direct, puis nous montre les emplacements. Il ne faut surtout pas dépasser la ligne hein ! les gens dans les bungalows ont payé cher alors ils doivent avoir la vue sur la mer ! Il ne faut surtout pas rentrer dans la cuisine avec les pieds sales ou mouillés, il ne faut pas laisser la nourriture dans l’évier, il ne faut pas cuisiner après 20h (on va manger comme les poules), il ne faut pas ci et pas mi. Après toutes ces négations je me dis que les quelques jours à Moorea vont être assez chiants ! On plante notre tente et cinq minutes après on se tape une grosse averse pendant bien 20min. Après la pluie on peut enfin sortir, le ciel est toujours couvert. On va faire des courses dans le « village » à côté. Quand on voit les prix de la supérette on se dit que nos repas de vont pas être très variée ! On regarde les prix des scooters et des vélos ; on hésite. On déteste le vélo mais c’est moins cher…on hésite. On rentre, on commence à faire cuire les patates (pour manger avec de la brandade 😀 ). On discute avec un jeune prof d’EPS qui est en vacances pendant un moins (c’est beau la vie de prof d’EPS, hein Jacques 😛 ). Il est très sympa. Quand il s’en va on dégomme notre purée de brandade, c’est trop bon ! Puis on fait le point sur ce qu’on va faire ces prochains jours ; on doit faire des choix stratégiques à cause de la localisation du camping et de notre budget. On décide de louer un scooter pour faire le tour de l’île lundi. Après ce bon repas on va faire trempette. On a une des plus belles plages, selon les gens, devant le camping. On y va…oui l’eau est jolie…mais la plage est minuscule ! je suis un peu dégoûtée. Je me demande pourquoi les gens font un flac de la Polynésie parce que pour le moment ça n’arrive pas à la cheville de Maurice ! La mer est belle mais il n’y a pas de fond et des concombres de mers énormes… je sens que je vais me faire chier. On s’allonge, Quentin s’endort, je me fais chier. Je vais dans l’eau mais comme il n’y a pas de soleil elle est fraîche…du coup je n’irai pas plus haut que mon gros cucul. Quand Quentin se réveille on décide d’aller voir plus loin si ce n’est pas mieux. Au niveau de la plage publique il y a moins de coraux. Du coup on s’installe là et on va faire du snorkeling. Bon je ne m’enflamme pas je lève la tête pour dire à Quentin que c’est naze et à ce moment-là il me montre en bas la grosse raie qui mange ! ouf ! le moral remonte. On part vers le corail. Il y a quelques jolis poissons mais l’eau est froide. On fait tour pendant une demi-heure puis on retourne essayer de se réchauffer sur le sable avec le petit rayon de soleil qui vient de sortir. Je m’ennuie !!!!! je déteste ne rien faire et là il n’y a absolument rien à faire !!! j’espère que ça ne va pas être comme ça pendant trois mois sinon je vais péter un câble ! Au bout d’une heure je demande à Quentin de retourner au camping. Il y a une table qui fait face à la mer du coup on s’installe là. Les gens du camping qui ont un bungalow se font un bbq…la chance ! on regarde le coucher de soleil avec le bruit des craquements de chips des gens qui prennent l’apéro et l’odeur de bbq qui se lance. J’en profite pour écrire mon blog pendant que Quentin lit. La soirée sera calme.

Ce matin on a fait connaissance avec plusieurs personnes sur le camping : un voyageur solitaire très sympa, Antoine, et une petite famille en tour du monde composée de Marion, Lionel et leurs deux petites filles Colette et Irène. Il y a aussi deux jeunes surfer sympas, les profs d’EPS avec qui on discutera un peu plus tôt. En prenant notre petit déjeuner les petites sont venus jouer autour de nous, c’était rigolo, Quentin a toujours la cote avec les enfants, et les animaux…ça doit être sa barbe. Après avoir discuté autour de la table à côté de notre tente pendant presque une heure tous ensemble, Quentin et moi finissons par partir faire une petite marche pas très compliquée et pas très loin avec un joli point de vue sur la baie. On décide de tous se retrouver dans la pension d’à côté où a migré la petite famille. On en a pour une dizaine de minutes avant de commencer la randonnée. Il fait déjà super chaud et humide du coup Quentin marchera la chemise ouverte et moi j’enlèverai carrément mon débardeur ! C’est une petite marche mais elle grimpe pas mal. Sur la route on croise une petite famille de polynésiens tout heureux qui nous souhaite la bienvenue sur leur île. Ça fait toujours plaisir ! On arrive en haut en trente minutes et là, je dis enfin ouah !! On voir les montagnes à droites et en face, sur 180° la baie avec les motus (petits îlots) entourés d’eau bleu turquoise ! C’est vraiment magnifique ! On en prend plein les yeux pendant une demi-heure puis on rebrousse chemin ; voir toute cette eau nous a donnée envie de nous baigner !

On retourne au camping en passant par la plage. Là on voit enfin les paysages de carte postale ! Certains polynésiens nous saluent et discutent un peu avec nous, c’est sympa. Certains prendront l’apéro les pieds dans l’eau ; ils ont pour habitude de boire leurs bières assis dans l’eau sur le sable ou carrément sur des chaises ou des transats dans l’eau ! Y a pire !

Une fois au camping, on décide de prendre seulement de quoi faire du snorkeling pour aller jusqu’au motus en nageant. On se dit que c’est faisable ; les surfer nous ont dit qu’il y avait du courant dans la passe seulement. On se jette à l’eau ; elle est vraiment super bonne ça fait du bien, puis on nage tranquillement. Il y a des coraux avec tout plein de poissons dont des « némos » c’est joli. Par contre le corail n’est pas de toute beauté ; il est gris et noir c’est un peu triste. On avance et au bout de vingt minutes on arrive à la passe. Il y a du courant en effet. On nage comme des fous pour rejoindre l’autre côté ; il y a énormément de fond d’un seul coup et on voit trois tortues ! Bon après notre expérience aux Galapagos on est un peu moins enthousiastes, elles sont petites…mais bon c’est cool quand même. Une fois de m’autre côté (je passe sur les différentes façons de nager pour arriver en face parce que j’ai trop galéré) on se cale sur la plage du motu. La vue depuis la plage est extraordinaire ! On voit Moorea verdoyante et entourée d’une eau bleu turquoise et transparente ; le top ! On marche un peu puis on retourne dans l’eau au milieu des deux motu. L’eau est claire et il y a un « jardin de corail » avec des poissons. On ne verra rien de foufou et l’eau est un peu fraîche du coup on décide de se reposer sur l’autre motus. J’appréhende la traversée pour retourner de l’autre côté car on devra se battre contre le courant. On retourne au milieu des deux motus et là on voit un bateau avec des gens au milieu. C’est un bateau de touriste et généralement quand ils sont là, il y a des raies pastenagues ! On s’approche et ça ne loupe pas, il y a une raie énorme qui se frotte à un type (énorme aussi) qui lui donne du poisson. On dirait qu’elle danse avec lui. Un peu plus loin il y en a une autre ! J’essaye de faire des vidéos sympas et à un moment je sens que ça me chatouille près des cuisses et je crois que c’est Quentin (moui cette phrase peut être mal interprétée j’avoue…) ; une raie énorme à réussi à se glisser entre mes jambes pour aller rejoindre sa copine (okay, cette phrase aussi peut être mal interprétée…) ! Trop drôle et surprenant ! On restera quelques minutes avant de partir car le soleil commence à descendre. On va regarder si on peut rejoindre l’endroit où il y a les requins mais impossible pour moi, le courant est trop fort, du coup je panique et je n’arrive pas à nager. On rebrousse chemin puis on se repose deux minutes avant d’entamer la traversée. On nage comme des fous pendant dix bonnes minutes, à contre-courant, à moitié entrain de suffoquer. Sur la route on croisera un requin à pointe noir assez gros et environ cinq raies énormes !

On décide de rentrer en marchant un peu crevés de la journée. Il y a pas mal de monde qui profite encore de la plage, beaucoup de locaux car c’est dimanche. Une fois au camping on se prépare, on attend Antoine et on va voir les autres dans leur pension. Quand on arrive Marion nous dit qu’ils ont passé la journée à picoler avec le patron de la pension qui n’a pas cessé d’ouvrir ses bouteilles de bières et de rhum. Quand on est là on nous invite à se joindre à tout le monde ; il y a un couple de retraité en tour du monde, leur fille avec ses enfants et son mari, et deux autres personnes très discrètes, un homme et une femme. On discutera toute la soirée, on se marrera bien, on boira, fumera (des petits mélanges), et le gérant qui est super sympa, et aussi tout bourré, nous invitera à rester dîner ! Ils avaient des restes de ce midi : poulet, poisson et pates avec quelques sauces. A un moment donné je décide de discuter avec les deux qui ne parlent pas beaucoup et c’était assez énorme car le type est en vacances et c’est un Réunionnais ! sûrement un cousin ! et il habite à Saint-Laurent des Arbres !! Là où nous allons nous marier ! Du coup il me dit qu’il aura peut-être des chambres à louer, ce qui pourrait intéresser certaines personnes 😉 (il ne sait pas encore s’il sera toujours là-bas l’année prochaine mais à suivre). On continuera de bien se marrer jusqu’à minuit. On devait se lever super tôt demain avec Quentin pour faire une rando mais on décide de reporter le réveil et d’inverser les journées de randonnée. On rentre avec Antoine et une fois au camping il nous dit qu’il sera sur Papeete en même temps que nous ! Du coup on échange nos contacts pour se retrouver là-bas. Je le mets en relation avec nos hôte aussi qui veulent bien qu’il fasse du camping (j’espère qu’ils nous feront des prix car on va leur ramener du monde !). Après cette bonne soirée on va enfin se coucher.

Réveil super tôt à cause des coqs ce matin. La colonie de Toulousains qui est arrivée hier n’a pas fait de bruit finalement, à notre grand soulagement. Du coup on va prendre notre petit déjeuner puis après avoir discuté un peu avec les surfers et Antoine on se lance à la recherche d’un chauffeur. On va sur la route et en moins de cinq minute un premier type nous prend. Il ne peut pas nous amener jusqu’au belvédère mais il nous a déjà bien avancé. On refait du stop et là un mini van avec deux jeunes s’arrête ; ils nous déposent en bas du chemin et nous disent qu’il y a bien une heure et demi de rando avant le belvédère. On les remercie, on marche un peu et deux minutes plus tard un papa et sa fille nous récupèrent et nous avancent de deux kilomètres ! Trop bien ! On marche dix minutes et on voit des gens qui regardent les panneaux de randonnée. Je vois qu’ils ont une voiture… Je leur demande s’ils vont au belvédère et s’ils peuvent nous amener ; jackpot ! on monte ! On discute un peu, ils nous parlent de randonnées qu’ils ont faites sur Tahiti (un peu dangereuses) puis on leur dit que demain on voudrait en faire une difficile. Ils ont envie de venir avec nous…jackpot ! ils viendront nous chercher en voiture ! On échange nos numéros pour demain et on commence à marcher. On s’arrête au point de vue du belvédère, c’est vraiment splendide ! Il fait super chaud et humide dehors. On sue comme des malades. On ira assez vite. On marche dans une magnifique forêt. Les arbres sont immenses et leur tronc est plat et sinueux. C’est super joli ! La randonnée est assez plate sauf vers la fin lorsqu’on rejoint la crête. La vue d’en haut est là aussi très belle ! On recroisera Isabelle et Walter, le couple avec lequel on marchera demain. On regarde le paysage puis on redescend pique-niquer au belvédère avant de se remettre en route pour la seconde partie de la randonnée : Le col des trois Pinus. La randonnée monte un peu plus, toujours dans la forêt ; il y a des indications sur certaines plantes et des vestiges archéologiques (pas beaucoup). On arrive en haut en trente minutes et là aussi on a une jolie vue sur la montagne. On redescend par un autre chemin qui nous donnera de super points de vue sur les différentes montagnes et des champs d’ananas. A la fin on se lance pour refaire du stop. Tout le monde s’arrête mais ils sont pleins. Deux minutes après un gros pick-up arrive avec quatre types super contents de nous déposer. On monte à l’arrière et c’est les cheveux dans le vent qu’on rentrera au camping. Ils ont été vraiment trop sympas, ils nous ont conduits jusqu’à la supérette où nous avons acheté de quoi manger pour demain midi. En rentrant on fonce se changer pour aller dans l’eau. Comme il a fait super chaud toute la journée l’eau est bonne ! On fait du snorkeling mais la visibilité est bof. Je laisse Quentin aller plus loin. Sur le retour je verrai une murène ! je reste à côté pour la montrer à Quentin mais il est trop lent. Une hollandaise arrive, elle se tape un des surfer (on l’a vu sortir de sa tente quand on discutait avec son pote J), elle a l’air un peu en galère du coup je lui propose de lui montrer la murène. Elle pensait que j’allais snorkeler pendant une heure avec elle mais non, je garde mon spot pour montre la bête à Quentin ! Je lui dis que je ne suis pas très loi si jamais elle galère. Quentin arrive tout content de m’avoir ramené un gros coquillage rempli d’un gros mollusque…comment allons-nous sortir la chose ?… je lui montre la murène, elle est super grosse ! on y retournera demain aussi je pense. Pendant qu’il fera bronzette j’irai me doucher puis on regardera le coucher de soleil. Ce moment était assez drôle. Toutes les minettes de la colonie ont débarqué dans leur petit maillot. Y a pas à dire, elles sont canons les poulettes. Juste à côte une famille prend un apéro et ils ont deux ados qui matent discrétos ! ah les jeunes ! Il est encore tôt mais on est crevés. Au moment où j’écris on est sur la plage à regarder les gens et le coucher de soleil. On ira peut être voir les autres dans leur pension sinon on ira faire un gros dodo, demain on se lève très tôt !

Manque de bol, hier nous apprenons que Isabelle et Walter ne peuvent pas se joindre à nous pour la grosse randonnée. Du coup nous décidons de partir seuls quand même. On se réveille super tôt, on prend notre petit déjeuner, puis on se met au bord de la route pour faire du stop. Le lever de soleil est vraiment magnifique ! On attend, une voiture passe, deux voitures, rien, puis au bout de cinq minutes un monsieur veut bien nous prendre mais il ne va pas très loin et il nous conseille d’attendre le bus qui devrait arriver dans l’autre sens. Ca ne nous arrange pas vraiment car le trajet sera plus long mais il y a tellement peu de monde qu’on décide te tenter le coup. Je suggère à Quentin d’attendre côté opposé tandis que moi j’attends dans le bon sens. Deux voitures nous disant non plus tard, un type avec de petites rastas nous prend avec un grand sourire. Super ! On monte et avec la chance qu’on a en ce moment, il va exactement au départ de notre randonnée ! On discute, il est vraiment gentil. Il nous dépose bien quinze minutes plus tard et là on commence à marcher. Au début le sentier passe devant les habitations des gens qui nous saluent avec un grand sourire. On commence à s’enfoncer dans la forêt et là ça commence à grimper. Le sentier n’est pas balisé mais on se repère avec notre application. On traverse les fougères, on grimpe par-dessus de grosses racines, on contourne la rivière, on la traverse plusieurs fois (là on pense à la chanson de Pochahontas : Au détour de la rivière), on glisse à moitié. Bref, une randonnée polynésienne. Il fait déjà super chaud et on a commencé à 7h du matin ! Ça grimpe bien, on transpire, mais on est motivés. Au bout d’une bonne heure et demi ça se complique ; le sentier qu’on trouvait plutôt facile commence à bien glisser, on doit mettre nos mains sur la terre humide, s’accrocher à des branches et utiliser des cordes ! Bon on était au courant…
On croise une fille seule sur le chemin, qui redescend déjà ! Elle a mis 1h30 pour aller en haut…on sera un peu plus longs… Je n’aurais jamais fait cette randonnée seule ; je suis déjà trouillarde mais là c’était quand même dangereux. Bref, on continue, on s’accroche, on glisse, on voit le trou dans la montagne, au loiiiiin, mais on le voit ! Les cordes brûlent nos petites mains innocentes (oui elles le sont hein J). On en chie grave en fait, appelons un chat un chat ! A certains moments j’ai le vertige ; Quentin redescend pour m’aider (il est parfait ce rodoudou). On en a marre car on ne voit jamais le bout ! Trois heures plus tard on arrive face à un mur de boue avec une corde. Quentin galère à trouver des points d’appui. Au bout de cinq minutes il est en haut et c’est à mon tour…euh je galère je n’arrive pas à monter mon gros corps en haut. Du coup Quentin redescend un peu et me tire pour que je puisse poser mon pied ; ça aurait été vraiment dommage de s’arrêter à cinq mètres de la fin ! On arrive en haut et là c’est juste magique ! une vue à 360° sur toute l’île ! On est ultra heureux d’avoir réussi à monter tout ça ! On profite un maximum de la vue, on est émerveillés ! Après presque une heure en haut, il faut redescendre ! Bon, on appréhende un peu mais on n’a pas le choix. On y va doucement et en fait on est plus rapides que prévu. On ne galère pas (pas trop), on est bien habiles. Par contre on se ramasse par endroit, on met encore plus les mains dans la boue…mon t-shirt blanc et marron et mes fesses semblent encore plus bronzée (randonnée en short…pas le bon plan !). On croisera cinq personnes sur notre route. On nous avait dit que c’était vraiment dangereux, qu’il fallait un guide blabla… mouais… Une fois en bas on est contents de retrouver la route. Comme on n’est pas très loin du grand supermarché on se dit qu’on devrait y aller pour acheter de quoi faire un apéro avec la petite famille et des petites sucreries…pour maintenant…j’ai trop envie d’une glace ! On fait du stop, trois voitures nous disent non puis un type en camion énorme veut bien de nous ! On est surexcités ! C’est génial le stop en camion on a une super vue ! Le polynésien est content aussi, on le fait bien rire ! On a de la chance il va aussi au supermarché ! Une fois là-bas on le remercie super heureux puis on va faire chauffer la carte bleu… coca, brownies et snickers glacés pour le goûter 😀 On va dévorer tout ça en face du supermarché car on a une super vue sur la mer. Après ce bon goûter calorique on doit retourner au camping qui est super méga loin…presque à l’autre bout de l’île. On trouve un monsieur avec sa fille qui sorte du supermarché qui ont dû ralentir pour nous laisser traverser le passage piétons…du coup je fonce je lui demande de nous prendre ! Il accepte mais il ne fait que dix kilomètres, ce qui est déjà super pour nous ! On arrive chez lui puis on cherche une autre voiture. Au bout de cinq minutes une dame nous prend dans son van et nous dépose trois kilomètres plus loin. Ensuite ça sera un peu plus compliqué car personne n’a pitié ou alors les voitures sont déjà bien remplies. A un virage, après quinze vingt minutes à marcher sur le bitume, et même si Quentin me dit que personne ne s’arrêtera ici, je fais des signes encore plus grands que d’habitude (maintenant je mets les deux mains et je les agite avec un grand sourire) et un type s’arrête ! Il nous dit qu’il ne va pas jusqu’au camping mais qu’il peut nous avancer. Trop cool ! Il a notre âge et en discutant on apprend que c’est aussi un médecin généraliste. Il nous dit qu’il y a du boulot ici et que si Quentin veut exercer aux Marquises ou aux Australes, il n’y aura aucun problème. Du coup moi je me fais mon film. On va méditer dessus, un an en Polynésie ça pourrait être bien cool ! Quentin fera médecin et moi je ferai des chambres d’hôte et un camping moins cher pour les pauvres en vacances comme nous ! A nous la belle vie ! Bon bien sûre belle maman on verra après le mariage, ce n’est pas pour tout de suite 😛 Le type est vraiment sympa et comme il nous aime bien et qu’il commence à pleuvoir (il y a trois gouttes) il nous dépose au camping ! On a quand même une chance de malade ! On le remercie et on commence à se mettre à l’aise. Moi c’est douche illico et Quentin commence la lessive. Je prendrai le relais et tenterai de nettoyer mon t-shirt marron pour le faire redevenir blanc. Quentin ira se baigner, je serai encore en train de frotter, ça partira mais pas à 100%. Après ça on décide de se faire un thé en regardant les photos. On ira voir si la famille est dispo pour un apéro puis on ira au dodo, demain c’est la sortie de ma vie, si je ne vois pas de baleines et que je ne nage pas avec je vais pleurer !

Aujourd’hui on va faire l’excursion que nous avons réservée il y a un an (oui je sais ce que vous vous dites mais j’ai un rêve à réaliser). Manque de bol, la saison des baleines semble un peu décalée…tous les gens que nous rencontrons nous disent qu’ils n’ont rien vu LDu coup c’est avec la boule au ventre que je pars ce matin, aussi parce que cette excursion est hors de prix…bref, on y va après le petit déjeuner. On vient nous chercher en bateau, la classe ! Deux jeunes arrivent : Moana et Trevor. Ils sont super souriants et sympathiques. Trévor sera le capitaine et caméraman du bateau (ouais on a une vidéo de la journée avec la sortie…). Ils nous demandent ce que nous souhaiterions voir. Quentin voudrait tout voir moi je voudrais voir une baleine sous l’eau (ils se marrent parce que je leur avais dit dix fois par email). On monte dans le bateau et c’est parti pour une journée au soleil ! Il fait un temps de rêve !

Premier stop, les raies pastenagues ! Ils connaissent un spot qui était autrefois pas du tout fréquenté pour les voir. On y va et là c’est extra ! Les raies nous montent dessus, nous tournent autour ! L’eau est transparente, on voit trop bien l’île de l’autre côté, c’est magique ! On restera à jouer avec les raies pendant une demi-heure puis on prendra le large direction la chasse à la baleine.

Après avoir traversé la passe, nous voyons l’une des vagues où les surfeurs aiment bien aller. C’est vraiment joli comme endroit. Au bout de quelques minutes on aura la chance de voir un gros banc de dauphins à long bec ! Malheureusement ils dorment, donc pas possible de se mettre à l’eau, mais on les verra bien quand même. On navigue pendant une bonne heure sans rien voir. Moana nous explique plein de choses sur les baleines c’est intéressant. Je commence à me faire une raison, on ne les verra pas.

On va un peu plus au large, le bateau fait des bonds sur l’eau ça me remue tous les organes.

Comme ils voient que nous sommes un peu tristes ils essayent de nous remonter le moral et nous proposent d’aller voir des requins dans un spot super cool pas fréquenté. Pourquoi pas ; Quentin est super contents mois les requins…ce n’est pas ma passion ! mais ça doit être chouette. On fait un bout de tour de l’île, c’est magnifique ! L’île est bien découverte, on voit tous ses sommets. A un moment on voit plein d’oiseaux s’agiter. Trevor fonce car il y a peut-être un truc en dessous (gros dauphins, requins, baleines etc). Manque de bol les oiseaux ne sont pas si agités que ça, il n’y a donc pas de bancs de poissons et donc rien de plus intéressant en dessous ? On repart pour voir les requins.

On arrive au fameux spot. Il y a une visibilité de malades ! On voit le fond à 15 mètres ! Il y a déjà quelques requins. Trevor sort un petit bout de poisson et là encore plus de requins à pointe noire arrivent. On se met à l’eau et on nage en les observant. Ils sont aussi gracieux que les raies. Ils sont vraiment beaux mais je ne suis pas à l’aise. En plus il y a un peu de courant et des vagues donc j’ai la nausée et j’ai peu de vomir dans mon masque… ça les attirerait ! On nage un moment puis je remonte et je vérifie que Quentin est toujours entier ! Il remontera un peu après et on partira déjeuner.

Premier stop, les raies pastenagues ! Ils connaissent un spot qui était autrefois pas du tout fréquenté pour les voir. On y va et là c’est extra ! Les raies nous montent dessus, nous tournent autour ! L’eau est transparente, on voit trop bien l’île de l’autre côté, c’est magique ! On restera à jouer avec les raies pendant une demi-heure puis on prendra le large direction la chasse à la baleine.

On continue en allant vers la baie de Cook. C’est trop beau là-bas ! Les montagnes sont superbes. On voit les hôtels de luxe qui ont les pieds dans l’eau et des maisons à vendre (pas cher en plus !). On voit la montagne percée que nous avons gravit hier. Je me demande encore comment on a réussi à faire ça sans se faire mal ! On admire le paysage. Moana va chercher leur repas (nous avons pris des sandwiches) et avec Quentin et Trevor on regarde une belle petite raie aigle tachetée. Quentin en avait repéré une grosse au large. On prend les casse-croûte et on va manger entre les deux motus où nous avions nagé avant-hier avec Quentin. Il n’y a pas grand monde. C’est agréable. Quinze minutes plus tard Trevor nous dit qu’on doit partir car on doit amener le repas aux gens de l’autre bateau de leur compagnie. On monte. Il fait toujours aussi beau. Les autres sont au large à la recherche de baleines. Cinq minutes plus tard Moana vient vers nous en nous disant qu’il a une bonne et une mauvaise nouvelle. De suite je ne me dis « pas de baleines » donc il n’y aura aucune bonne nouvelle. Mais non ! Il nous dit que ses collègues ont repéré une baleine, un jeune mâle, mais que la mise à l’eau est difficile car il se déplace tout le temps. On fonce ! On y passera tout l’après-midi s’il le faut. On les appelle et Trevor nous dit qu’on doit attendre une heure pour qu’ils puissent essayer la mise à l’eau ; du coup on retourne essayer de voir les dauphins. Peu importe pour nous maintenant qu’on sait qu’il y a une baleine ! Pas de dauphin du coup on retourne doucement au spot. La mer est plus agitée et le soleil est vraiment très fort. Ça me berce je m’endors à moitié. On dit à Trevor de mettre la pression aux autres pour qu’ils partent en rigolant. Ils arrivent, Matthieu, le boss avec lequel j’étais en contact, me dit qu’ils viennent de Tonga, que le type a son entreprise là-bas mais qu’il vient voir les baleines ici pendant une semaine ! Une semaine avec cette compagnie !! Ça doit leur coûter ultra cher ! Bon ils sont 6…mais ça reste super cher. Même Matthieu a l’air choqué du coup ça nous fait rire. On leur donne le déjeuner et on y va. La règle ici c’est que chaque compagnie ne peut avoir qu’un seul de ses bateaux près d’un animal dans un seul secteur. Le bateau doit être à minimum 100 mètres de l’animal et les nageurs 30 mètres. On y va on croise un bateau avec deux japonais qui ne savent pas nager… Dix minutes plus tard on voit la baleine ! On est surexcités. Moana repère le moment d’immersion de l’animal et à partir de là on compte combien de temps il reste sous l’eau. On repère aussi sa position à la remontée. S’il remonte au même endroit on se mettra à l’eau. On fait ça pendant une bonne heure et demi. Je m’endors à moitié entre chaque remontée tellement il fait chaud ; j’ai peur d’avoir une insolation. Quand je commence à perdre espoir (c’est toujours à ce moment-là qu’il se passe un truc remarque), Moana nous dit de foncer et de nous mettre à l’eau ! On va tenter, même si nous ne sommes pas certains de l’endroit où la baleine remontera. Trevor nous guide à distance. Il y a de grosses vagues et un peu de courant mais je tiens bon, on doit rester près de Moana. L’eau est d’un bleu ! j’ai rarement vu ça ; on comprend très bien l’expression « être dans le bleu ». C’est très beau de regarder. On arrive à l’endroit de plongée de l’animal et là les larmes me montent aux yeux ; on la voit, en bas, à 30 mètres de fond ! On distingue une masse blanche énorme qui se repose. C’est merveilleux. Les rayons du soleil semblent nous montrer la direction c’est magique ! Je regarde en pleurant comme une madeleine. A un moment on la perd de vue puis deux minutes plus tard, elle arrive !!! Mon cœur bat la chamane, je dois retenir ma respiration car en pleurant je fais beaucoup de bruit. On la voit remonter, sa tête s’approche de nous ; nous sommes tous les trois devant cet animal extraordinairement beau. Moana nous a dit de ne pas avoir peur, que jamais elle nous foncera dessus même si elle pourrait s’approcher et nous toucher, elle ne nous fera pas de mal. On regarde, elle arrive, doucement, vers nous. On est vraiment proche d’elle, on ne bouge pas. On commence à voir tout son corps, c’est magique. Et pour couronner le tout, comme elle nous a bien vu, elle se tourne un peu et là on a le droit au plus beau moment de notre vie : un « eye contact » ! Là je fonds en larmes. J’ai encore ce moment gravé dans mon esprit et je crois qu’il y sera à tout jamais. Elle s’en va tranquillement et nous on remonte la tête. La première chose que Quentin dit sera : « c’est la plus belle chose que j’ai vu de ma vie » (sympa le fiancé ! pourtant une baleine il en voit une tous les jours et il dort avec !).

Premier stop, les raies pastenagues ! Ils connaissent un spot qui était autrefois pas du tout fréquenté pour les voir. On y va et là c’est extra ! Les raies nous montent dessus, nous tournent autour ! L’eau est transparente, on voit trop bien l’île de l’autre côté, c’est magique ! On restera à jouer avec les raies pendant une demi-heure puis on prendra le large direction la chasse à la baleine.

Moi je pleure dans mon masque du coup ils se moquent tous les deux de moi. Trevor arrive et nous dit de vite remonter pour que les autres bateaux tentent la mise à l’eau car ils ont été super gentils ils ont accepté de rester sur le bateau quand ils ont vu que nous y allions pour tenter de voir quelque chose. Du coup c’était encore plus extraordinaire car nous n’étions que trois face à l’animal et c’est certainement pour cela qu’elle est remontée aussi près de nous. On lui raconte notre expérience et là on regarde tous ma vidéo qui est juste exceptionnelle. Ils sont trop heureux pour nous. Trevor nous dit que lui a réussi à filmer la sortie de la baleine ! Notre vidéo souvenir devrait être géniale ! Là je n’arrête pas de sourire et je leur dis qu’on va où ils veulent je n’en n’ai plus rien à faire ! On s’en va du spot en rigolant. Ils nous proposent d’aller voir des tortues, peu importe, en plus elles ne seront jamais aussi grosses que celles que nous avons vu aux Galapagos.

On fait que parler de ce moment sur le trajet, des étoiles dans les yeux.

On arrive à la passe des tortues, l’eau est froide et il y a du courant. On se laisse porter mais manque de bol on ne verra rien, on s’en fiche de toute façon !

On reprend le bateau et on retourne se caler entre les motus pour faire une dernière trempette et boire un coup. Trevor met un petit bout de poisson dans l’eau. Des raies énormes arrivent ! Il y a aussi plein de petits poissons. Je mets un morceau entre mes orteils et je sens les poissons croquer dedans ! Quentin va dans l’eau avec un morceau de poisson et les raies lui montent dessus ! Il repère une énorme murène du coup je vais dans l’eau. Moana nous suit pour la prendre en vidéo. Il a trop peur car elle est super grosse. On tourne autour cinq minutes puis on joue avec les raies qui viennent sur nous, c’est vraiment trop cool !

Après cette super journée on doit rentrer. Les garçons sont super contents de nous avoir rendus heureux et nous d’avoir fait la sortie avec eux. On se quitte avec des étoiles dans les yeux.

En retournant au camping on va regarder la vidéo cinquante fois sur l’ordinateur. Puis Quentin ira sur la plage. Moi je contacterai Marion pour la sortie danse polynésienne de ce soir. Ça devait être pas très loin mais au final on devra faire du stop donc Quentin n’a plus très envie car le soir on risque de galérer. Du coup On annule et on les retrouvera demain car ils dormiront au même endroit que nous ! Gros apéro en perspective !

Je discute avec un des moniteurs de la colonie ; je lui vends du rêve avec notre baleine et lui me raconte sa vie qui est pas mal non plus.

Après tout ça on ira dîner puis faire dodo, demain on essaye de faire une grasse-matinée finalement. Nous n’irons pas refaire du snorkeling, on a vu déjà assez de choses sympas !

Premier stop, les raies pastenagues ! Ils connaissent un spot qui était autrefois pas du tout fréquenté pour les voir. On y va et là c’est extra ! Les raies nous montent dessus, nous tournent autour ! L’eau est transparente, on voit trop bien l’île de l’autre côté, c’est magique ! On restera à jouer avec les raies pendant une demi-heure puis on prendra le large direction la chasse à la baleine.

Ce matin on remballe toutes nos affaires car on part du camping direction Papeete. On a proposé à Marion, Lionel et leurs filles de se retrouver sur la plage publique parce qu’il y a une sorte de foire avec des produits locaux. Je préviens mamie zinzin qu’on s’en va et qu’on laisse nos sacs ici le matin, oui jusqu’à midi mamie ! La relou ! On part. Il fait vraiment trop chaud dehors.

On arrive à la foire ; il y a des artisans et des gens qui vendent des produits locaux. On commence par se prendre un ananas coupé qui sera délicieux ! On fait le tour. Il y a beaucoup de marchands de perles. Il y a des stands pour les enfants au milieu et on retrouve la petite famille bien occupée à faire des œuvres d’art avec les filles. On les laisse se concentrer et on continue notre tour. On repère un stand pour manger le midi. On va se caler sur la plage, on mate les filles du camping puis on décide d’aller se chercher à manger. On va au stand et on commande un casse-croûte…un grand bien sûre ! Dix minutes plus tard on se retrouve avec deux grandes baguettes de pain bourrées à craquer… On va manger sur la plage, finalement les autres ont dû rentrer dans leur pension pour déjeuner. Je n’arriverai à manger que la moitié mais Quentin terminera les deux ! Après il sera un peu en souffrance…

On retourne au camping, on prend nos affaires et on va à la pension des autres pour dire au revoir à Ronald. Il nous remercie et nous dit que le bus devrait passer dans pas longtemps mais Lionel insiste pour que nous essayions de tout mettre dans la voiture de leurs amis. On tente le stop car on se dit que ça sera impossible de tout mettre dans la voiture mais comme personne ne veut de nous, Lionel revient et met tout dans la voiture. On sera bien serrés mais on arrivera à fermer les portes ! On fonce au ferry. Ils décident de nous déposer et de rendre la voiture à leurs amis, au risque de rater le ferry de 15h. On est arrivés assez tard et le temps pour eux de faire l’aller-retour ça risque d’être assez short. On les attendra mais pas de signe d’eux. Quand c’est l’heure on monte dans le ferry et on continue de regarder si on les voit. Cinq minutes avant le départ du ferry ils arrivent enfin ! Leurs amis les ont déposés ! On est super contents et eux aussi, soulagés surtout. On se retrouve sur le pont et on profite du trajet qui sera assez court car le capitaine va à fond la caisse !

Finalement ils aimeraient bien qu’Inano les amène chez elle avec nous. Quand elle arrive on cache Quentin dans le coffre avec les bagages. Ils vont rester chez elle quelques jours en mode camping grâce à nous !

On arrive, ils découvrent la maison, on s’installe. On décide d’aller faire des courses. Quentin propose de monter les tentes de Marion et sa famille en attendant comme il ne veut pas venir. Inano est super gentille elle nous dépose au carrefour alors qu’elle est pressée et en retard ! On est tous trop fous au carrefour (Marion surtout, elle dévalise le rayon fromage !). Ce soir on va se faire un super apéro-dinatoire bien franchouillard. On achète beaucoup trop de choses puis on se rend compte qu’on a oublié de prendre des sacs…les débiles ! Bon le bus sera de faire du stop. On paye, on sort et là on fait de grands signes pour avoir un chauffeur. On a de la chance en cinq minutes un type dans une belle grosse voiture qui va aussi sur Faa’a nous prend !

Dix minutes plus tard on arrive et là on s’active pour préparer l’apéro. Il y a un couple d’américains qui est là. Ils sont très gentils et impressionnés par nos tours du monde.

On se met à table et là on fait sa fête au fromage ! On mange super vite, la bouteille de vin descend très très vite aussi 😀 En milieu de repas un autre américain arrive et vient nous taper la discute. Il est très sympa et nous demande pleins de conseils sur certains pays. Quand ils sont tous partis se coucher nous ne sommes plus que quatre avec Quentin, Marion et Lionel. On mange, on boit et on se marre jusqu’à minuit, heure à laquelle on se dira au revoir. Ça nous fait bizarre car on les aime vraiment bien ! Du coup on se donne rendez-vous à Paris à notre retour ! Quentin et moi n’avons que 4h pour dormir, demain on part pour les îles Marquises.

Archipel des Marquises : Nuku Hiva & Hiva Oa

Nuku Hiva

Réveil super tôt, on est crevés…mais bon, aujourd’hui on va découvrir un nouvel endroit alors nous sommes contents !

On se fait déposer à l’aéroport avec le couple d’américains sympas qui sont super excités pour nous. On attendra une bonne heure l’avion puis c’est parti pour 3 heures de vol. C’est marrant car il n’y a pas de places attribuées dans l’avion ! On essaye de se mettre à une fenêtre mais manque de bol on sera du mauvais côté donc on ne verra que l’océan…

On arrive, il fait gris ! J’avais contacté une personne, Maria, pour faire une excursion demain et elle nous a proposé un transfert par une personne qu’on ne connaît ni d’Ève ni d’Adam, et d’aller camper avec elle et sa famille ce soir, gratos. Trop sympa ! On a accepté.

On attend, une personne vient nous dire que Charles arrive… Charles devait être une femme à la base, mais bon pourquoi pas ! On attend Charles dehors. Des gens viennent nous voir en nous demandant si on attend quelqu’un et nous proposent de nous héberger. Ils essayent de deviner qui est ce Charles qui vient nous attendre. Il pleut dehors on est un peu dégoûtés. Les gens nous disent qu’ici ce n’est pas comme Moorea, c’est la fin de la saison des pluies !

Une demi-heure plus tard Charles arrive mais il n’était pas au courant qu’il devait venir nous chercher. C’est le fils de la dame qui devait s’en charger. On monte avec lui, il est très gentil. Il nous dit que c’est bouché sur la route, il pleut beaucoup. On ne verra pas le paysage mais par contre on verra de très belle forêt de pins et des chevaux. Je m’endors à moitié.

Une heure plus tard on arrive chez Maria. Nous sommes accueillis par elle et son Mari (Mai), et leurs deux enfants (Tehia et Téhétou). Ils ont l’ait vraiment super gentils. Ils nous disent qu’ils nous ont préparé une chambre parce qu’ils ne voulaient pas que nous campions car il pleut dehors ! On hallucine ! On avait entendu dire que les Marquisiens étaient gentils et bien là c’est confirmé ! On pose nos affaires et pour couronner le tout ils nous attendaient pour déjeuner ! Le repas est délicieux. Ils nous disent que ce soir on va aller camper dans leur maison là où nous devons aller faire la randonnée demain. On est super contents. Ils nous disent que nous n’avons pas besoin de la tente car c’est dans une sorte de maison qu’ils ont construite ! Encore mieux ! Ils y vont tous les weekend end pour se reposer et voir leur famille qui fait aussi le déplacement.

On prépare nos affaires. On ne prend que ce qui est nécessaire. Mai par en premier préparer le bateau puis on le rejoindra plus tard avec les autres. On est bien chargés, il y a de la nourriture pour toute une colonie ! On le retrouve, on charge le bateau et c’est partie pour 30 minutes dans les grosses vagues. On voit toute la côte sud de l’île et c’est vraiment très très beau. C’est sauvage et verdoyant. Il ne fait pas beau mais au moins il ne pleut pas ! On voit les montagnes qui se dévoilent au fur et à mesure. On a deux passagers avec nous que nous devons déposer sur un voilier ; ils voyagent depuis trois ans et se sont rencontrés en cours de route. On les dépose sur un voilier dans une baie magnifique puis on reprendra notre route pour aller sur la baie d’à côté. C’est splendide ! des montagnes, des cocotiers et une plage de sable noir !

On doit sortir du bateau et prendre toutes les affaires, les poser sur la plage et aider Tehia et Mai à pousser le bateau pour que Tehia puisse aller l’amarrer plus loin car le vent est trop fort là où nous sommes.

Je dois enlever mon pantalon car l’eau est trop haute. On a beaucoup de choses à transporter. On fera plusieurs trajets. On rencontrera certains membres de la famille qui discutent.

On voit quelques jolies maisons en bois faisant face à la mer. La leur est vraiment devant la mer. C’est Mai qui l’a construite. Dedans c’est très simple ; le sol c’est le sable. Il y a plein de noix de coco qui sèchent sur des planches en bois. Ils les récoltent, les coupent et les font sécher pour les vendre à une usine qui en fera de l’huile de Monoï. On aide Maria à tout ranger puis on mettra les cocos sèches dans de gros sacs.

Après ça on installera nos lits pour la nuit et on ira dehors en attendant que nous puissions faire quelque chose pour les aider. Maria nous dit que la vallée toute entière appartient à sa famille ! On hallucine ! C’est tellement immense et beau !

Mai et Tehia arrivent et mettent en place le groupe électrogène. On a de la lumière c’est pas mal. Ils ont ramené un gros poisson du coup ce soir on fera du sashimi. Maria préparera une super sauce avec de la sauce soja. Le poisson est énorme ! On participera à la préparation en rigolant et en écoutant leurs histoires. On ira se coucher assez tôt, heureux de notre rencontre avec cette famille généreuse.

Après avoir pris un bon petit déjeuner typique avec Maria et Tehetou (Maria nous a cuisiné des « firifiri » : beignets marquisien à base de pâte à crêpe), nous l’aidons à ranger un peu puis nous préparons nous sacs pour aujourd’hui et pour rentrer sur Taiohae.

Mai et Tahia reviennent avec tout un troupeau de touristes qu’ils sont allés chercher tôt ce matin. Ils sont tellement nombreux qu’ils ont dû demander à deux autres marins de les aider à amener les gens.

Tout le monde nous retrouve devant la maison où Maria les accueille. Il y a deux grandes familles, un couple et un groupe d’amis un peu vieux. Mai fait le débriefing pour la journée puis nous partons en direction de la cascade.

Il fait super beau mais vraiment chaud. Quentin et moi sommes chargés de rester derrière pour surveiller que personne ne se perde ou ne glisse. On sympathise avec François, mère de famille super dynamique et très drôle, et sa fille Alice qui a l’air de bien nous aimer. On discute tous les quatre puis avec d’autres de temps en temps. La vallée est vraiment très belle, très verdoyante grâce à la pluie qui est tombée les derniers jours.

On marche et on s’enfonce dans la forêt. Un type se joint à nous, il est un peu dans son monde mais il est gentil. Il nous montre les cachettes pour la chasse au cochon c’est drôle. Mai nous raconte les histoires de la vallée et nous apprenons qu’il y a des sarcophages dans une montagne ! On peut en voir un sur les trois ; les ossements seraient disposés à côtés mais personne ne sait vraiment pourquoi. Nous continuons jusqu’à avoir une jolie vue de la cascade. Malheureusement nous ne pouvons pas l’atteindre car c’est trop dangereux ; il pourrait y avoir des chutes de pierres à cause des fortes pluies des derniers jours.

Aujourd’hui c’est dimanche et comme tous les dimanches aux Marquises, les gens se réunissent chez les uns ou les autres, ou à l’église pour prier. Nous avons été invités à assister au culte de Maria et sa famille chez leurs amis. Ils sont tous pentecôtistes. Mai va jouer de la guitare et Maria va chanter.

Après le petit déjeuner, un vieux monsieur arrive. Nous ne comprenons pas tout ce qu’il dit mais il nous amène chez les amis. Nous sommes accueillis avec des grands sourires. Une petite fille nous donne une fleur à mettre au coin de notre oreille. Nous nous installons derrière le vieux monsieur et tout le monde vient nous dire bonjour et nous souhaiter la bienvenue.

Mai et Maria vont derrière le pupitre. Il y a une dame qui s’occupe des diaporamas, un autre guitariste, et une autre personne au chant avec Maria. Pendant bien trente minutes ils chanteront et joueront de la musique en polynésien et en français. Les paroles défileront sur l’écran pour que tout le monde puisse chanter. Le polynésien c’est vraiment très joli. Après ça deux personnes viendront réciter des textes et des anecdotes puis la musique reprendra.

Après le culte on nous présente à tout le monde. Mai demande même à certains membres de la famille qui habitent dans le nord de nous héberger et bien sûre ils acceptent car ils sont trop gentils !

On remercie et salue tout le monde puis on rentre.

Quentin et moi décidons d’aller nous promener ; il y a une jolie baie pas très loin que nous aimerions bien explorer. Nous passons prendre de quoi déjeuner sur la plage puis nous marchons jusqu’à la baie Colette. Il y a une heure de marche environ, en plein soleil, et ça grimpe ! On a de jolis points de vue de chaque côté. Quand nous arrivons là-bas il y a une famille qui fait un bbq et un couple qui bronze sur le peu d’espace « plage » qu’il y a. La baie Colette c’est très joli mais il y a plein de gros cailloux du coup ce n’est pas le top pour se baigner ; mais il y a quand même une mini zone avec du sable noir.

On s’installe sous les arbres pour déjeuner. On est à l’ombre du coup ça fait du bien. On attend que le couple au bout s’en aille pour aller leur piquer la place. Finalement au bout de quinze minutes nous serons seuls sur la plage et dans la baie ; parfait pour se mettre à poil ! je serai la première à aller dans l’eau toute nue, puis Quentin verra que c’est quand même pas mal et fera la même chose. Il fait super chaud dehors et l’eau est tiède. Il y a quelques vagues sur lesquelles Quentin essaye de surfer mais je lui dis de faire attention car nous sommes seuls et on ne connait pas les courants marins du coin (de nulle part d’ailleurs). On alternera entre bronzette et baignade pendant une heure avant l’arrivée d’un troupeau de vaches curieuses. Je remettrai quand même ma culotte au cas où les taureaux essayeraient de nous charger…

Après ce bon moment on se rhabille (et oui on ne peut pas jouer à Adam et Ève toute la journée) et on essaye de se cacher pour atteindre le chemin car un gros taureau nous dévisage et nous fait flipper. Nous faisons bien de partir maintenant car cinq ou six personnes arrivent et il y a peu de place sur la plage.

On rentre doucement. On croise plein de gens devant la mer, des locaux. Ils jouent à la pétanque, préparent le repas du soir et discutent. C’est dimanche du coup les gens se réunissent.

On arrive et on retrouve tout le monde. Tehia prépare le bbq, trop cool ! Ce soir on va langer du mouton sauvage ! Maria a demandé à son oncle de lui en donner un morceau ; il va chasser sur une île pleine de moutons sauvages et où personne ne vit. En soi c’est vraiment trop cool mais je ne suis pas une grande fana de mouton. Si ça se trouve je vais aimer (et là je sais que maman va me faire un fromage parce que je refuse d’en manger en France…).

On discute en prenant un apéro que je suis allée acheter avec Maria. On attend que la viande cuise. Quentin se rappelle que Sonia nous avait ramené un pot de foie gras. Bonne idée ! Nous sommes vraiment heureux de le partager avec eux car seul Mai en a déjà mangé. Maria nous dit plein de plats français qu’elle aimerait bien manger. Du coup avec Quentin on leur propose de leur faire la cuisine à notre retour du nord. Elle est super contente et accepte ! On passe un super moment, encore un, tous ensemble. Le mouton est vraiment trop bon, pas fort et tendre. On se régale ! Après le dîner on continue de discuter un peu puis on part se coucher.

Pour remercier Mai, Maria et les enfants de leur hospitalité et de leur générosité, Quentin a suggéré que nous les invitions prendre le petit déjeuner sur le port. Il y a un petit restaurant qui ne paye pas de mine mais qui fait de super petits déjeuners selon Maria. Du coup comme ils ont accepté, nous partons prendre le petit déjeuner très tôt car il y a beaucoup de locaux et de capitaines de voiliers qui aiment s’attarder là-bas.

Ce matin il pleut des cordes ; pas très encourageant pour nous car nous allons louer une voiture pour deux jours ! Nous restons optimistes, il y a quelques éclaircies de temps à autre. On monte tous dans la voiture et on prend nos gros sacs avec nous. On arrive sur le port, pas de pêcheurs de thons malheureusement mais la buvette est bien ouverte pour le petit déjeuner.

On commande des tonnes de choses : poisson cru au lait de coco, crêpes, pains au chocolat maison, ti papa, thé, café et chocolat. Que des bonnes choses ! On s’installe et on se régale ! Par moment la pluie tombe en averse ! Mai et Maria qui sont vraiment adorable et qui veulent à tout prix nous éviter de camper, passe plein d’appels pour nous loger. Maria a sa grand-mère à Akapa, dans le nord de l’île, et voudrait que nous logions chez elle si elle le veut bien. Elle finit par la joindre et sa mamie accepte avec plaisir de nous recevoir ! Nous devrons lui amener quelques aliments. Ça peut paraître étrange mais pour les gens qui habitent dans le sud de l’île, aller dans le nord semble être une mission ! Ils n’y vont jamais ! Et pareil pour les gens du nord. Ceux du nord attendre que le bateau Aranui amène les aliments tous les mois pour descendre ! Du coup comme nous avons la voiture, c’est avec joie que nous apporterons du poisson et du pain à Suzanne, la mamie aux origines Italiennes et Espagnoles de Maria.

Après le petit déjeuner nous partons chercher la voiture ; Maria et Mai nous déposent en route et nous retournerons chez eux cherchez les aliments. C’est assez facile de louer ; on fait le tour de la voiture en cinq minutes, on payer et on s’en va. On retourne à la maison, on discute un peu puis on s’en va direction le marché artisanal. On voudrait acheter de l’huile de tiaré pour éviter les piqures de moustiques et de nonos (mouches qui mordent !). Le marché est petit mais on trouve ce dont on a besoin. On achète de quoi manger pour ce midi puis nous partons. Il fait gris mais il ne pleut pas.

Nous avons une heure et demi maximum pour aller en haut de l’île donc nous ne sommes pas trop pressés, ce qui nous fait accélérer c’est le poisson qui dégèle dans le coffre. On prendra une belle route qui nous fera traverser la vallée. Manque de bol certains des points de vue seront sous les nuages à cause de la pluie mais on retentera demain. On voit des cascades et les baies, c’est magnifique, même s’il fait gris. Il y a des cocotiers partout et plein d’autres arbres fruitiers. La route est vraiment jolie.

On voit les montagnes qui sont escarpées et qui ont des formes très particulières, bien pointues par endroits.

On fait des arrêts dans des virages avec des panoramas extraordinaires ! On en prend plein les yeux ! On comprend pourquoi certains peintres aiment venir ici !

On arrive devant la maison verte-bleue de Suzanne mais nous ne sommes pas certains d’être au bon endroit. C’est la première maison du village. Je sors et je cris son nom, elle me confirme que nous sommes au bon endroit. Sa maison est en haut de la colline, la vue est magnifique ! Elle a un très joli jardin avec des plantes que nous n’avons jamais vues avant.

Elle est adorable Suzanne ! elle nous appelle par des petits noms affectueux comme « mon bébé », « chéri(e) »… Elle est très dynamique et me fait penser à ma grand-mère. On voit tout de suite que c’est une polynésienne aux origines européennes. Elle était en train de cuisiner et bien entendu, on n’a pas le choix, l’hospitalité et la générosité marquisienne nous invite à déjeuner ! Nous acceptons parce que ça a l’air de lui faire énormément plaisir d’avoir de la compagnie. Elle nous montre où déposer nos affaire…nous avons une chambre ! Après ça on l’aide à mettre la table et après qu’elle ait récité sa prière nous déjeunons. C’est très bon ! Elle parle beaucoup et est très enjouée c’est vraiment chouette, on se sent bien avec elle.

Après le déjeuner on la laisse car nous souhaiterions aller faire une randonnée pour visiter une baie, la baie de Anaho, et si nous avons le temps, la baie de Haatuatua.

Nous reprenons la route. C’est toujours aussi beau. Le seul problème c’est qu’il pleut des cordes. Nous arrivons au début de la randonnée. On se gare et on attend que la pluie s’arrête mais elle ne s’arrête pas ; en plus on se fait bouffer par les moustiques, ma peau est pleine de boutons ! Au bout de vingt minutes ça se calme un peu du coup on décide d’y aller. Certaines personnes reviennent et one l’air au bout de leur vie. D’autres arrivent et se préparent.

Il s’arrête finalement de pleuvoir quand on se met à marcher. C’est boueux mais pas insurmontable ! En dix minutes on est au point de vue sur les deux baies. Par chance elles sont éclairées par quelques rayons de soleil, c’est vraiment superbe ! Un des plus beaux paysages que nous ayons vu en Polynésie. Il y a quelques voiliers et catamarans qui sont amarrés, la mer est turquoise par endroit et on voit très bien les différentes côtes.

On continue la route, on décide de descendre. Bizarrement, même s’il a beaucoup plut le sol n’est pas très boueux. Nous avançons vite. Une demi-heure plus tard nous arrivons en bas ; c’est un paysage de carte postale qui se dévoile ! Une plage de rêve, du sable comme on en voit rarement (brun et jaune, très fin) et une mer bleue, avec des cocotiers courbés qui ont l’air de plonger dedans. On est émerveillés.

Comme il est tôt on décide d’aller jusqu’à l’autre baie. On longe la plage qui est de plus en plus belle, on voit les montagnes, la côte, c’est trop beau !

On arrive dans une zone habitée ; il y a quelques cabanes de fortunes mais personne dedans. On découvre de nouvelles montagnes vraiment très belles et très escarpées. Il y a quelques chevaux qui broutent dans les plantations de fruits. On voit les paysages que nous attendions en venant ici : beaucoup de végétation, des montagnes, des chevaux, de belles plages, et personne ! c’est ça les Marquises que j’avais dans mon esprit ! Un petit coin de paradis.

On arrive dans l’autre baie…ouah ! trop belle cette plage avec ces grosses vagues et son eau turquoise prise entre deux montagnes hautes et verdoyantes. On admire le paysage et comme l’eau semble bien agitée on décide de retourner dans l’autre baie pour se baigner.

En moins de deux Quentin est dans l’eau. L’eau est tiède est claire. On se dit que c’est une des plus belles plages que nous ayons vues et que nous avons vraiment beaucoup de chance.

On ne peut pas rester trop longtemps car il est tard du coup on remballe tout. Deux minutes plus tard, sans prévenir, une pluie diluvienne s’abat sur nous ! On se rue en dessous d’une cabane de fortune pour se protéger de la pluie et du vent. Ce n’est, par chance, qu’une courte averse. On se remet en route, la pluie part aussi vite qu’elle est venue, il n’y a plus de vent non plus et le soleil fait quelques apparitions. La route n’est pas aussi boueuse que nous le pensions malgré la pluie, du coup on ne mettra pas trop de temps à retourner à la voiture.

On retourne tranquillement chez Suzanne qui est toute contente de nous revoir. Elle ne s’arrête pas de parler, même sous la douche. C’est marrant car il est 18h et le repas est déjà sur la table ! Heureusement qu’on n’a pas beaucoup mangé avant !

On se douche puis on passe à table super tôt. Pendant le repas elle nous raconte plein de choses intéressantes sur la Polynésie. Elle nous parle des tsunamis, elle en a vécu quelques-unes et nous dit que lorsqu’il y en a, un bruit sourd raisonne dans toute la vallée. Elle nous raconte comment vivaient les gens avant, les difficultés que les Marquisiens ont à vivre ici, les problèmes avec Tahiti qui grade tous les sous et ne partage pas avec les autres îles, les problèmes sur certains atolls qui s’affaissent et où les gens vont devoir être envoyé dans les autres îles… Elle est vraiment très intéressante, on passe un très bon moment. On est vraiment contents d’avoir eu la chance de la rencontrer, c’est une mamie en or elle aussi !

Après ce bon repas, je fais la vaisselle, et elle décide d’aller regarder la télévision. Moi j’en profite pour écrire un peu car je suis un peu en retard sur le blog… et Quentin s’endort presque illico…a même pas 20h !

Réveil assez tôt finalement ce matin mais en bonne compagnie. Suzanne a déjà tout sorti pour nous remplir le ventre, il y a même de la pâte à tartiner au chocolat !

Mai appelle Suzanne vers 7h30 et lui propose de rentrer avec nous et de la ramener chez elle demain. C’est vraiment chouette car ils n’ont pas l’air de venir très souvent sur Akapa.

Du coup après le petit déjeuner on range nos affaires et Suzanne prépare son petit sac pour la soirée. Elle viendra visiter avec nous en même temps, c’est plutôt chouette car elle ne sort de chez elle que pour aller faire une petite marche ou aller se ravitailler une fois par mois quand l’Aranui arrive, et par chance, il est arrivé ce matin ! Du coup toutes les petites supérettes refont le plein et les gens vont se précipiter pour acheter le plus de choses possibles.

On se met en route sous une petite averse fraîche. Suzanne nous propose d’aller voir la plage. C’est vraiment joli, il y a des cocotiers partout.

Elle salue tout le monde, elle est un peu la mamie de tout le village. On croise ses deux fils et on leur dit qu’on la ramène avec nous en France pour rigoler. Les gens sont bien sympathiques ici. On regarde la mer et la baie ; on comprend mieux pourquoi les gens apprennent vite l’arrivée des tsunamis, la vallée est très encaissée et du coup l’écho se propage vite et fort.

On reprend la route, on s’arrête sur certains points de vue où nous étions passés la veille car ce matin les sommets sont un peu plus dégagés et ensoleillés. Suzanne parle tout le long, elle, nous raconte des tas de choses, on dirait vraiment ma grand-mère !

Quand on arrive sur le plateau le temps se couvre et la vue se bouche. On voit des rochers sur la route et on décide de rebrousser chemin au cas où il y aurait un éboulement.

En arrivant à Taiohae, Suzanne nous propose d’aller manger au restaurant. Visiblement les sandwiches que nous avons acheté sur la route ne la tentent pas plus que ça ; moi non plus pour être honnête ! On va dans un petit restaurant qui fait office de boulangerie. Nous avons essayé d’y aller deux fois mais c’était toujours fermé. Cette fois c’est bien ouvert. Les plats ont l’air bons. Quentin prendra du cochon sauvage mariné dans une sauce chinoise et Suzanne et moi prendrons du poisson cru (thon rouge succulent) mariné dans une sauce chinoise également. Le repas est copieux et vraiment super bon, on se régale.

Comme les supérettes ferment pendant la pause déjeuner, et comme nous sommes tous fatigués nous rentrons faire une sieste. Suzanne ne s’arrêtera de parler que lorsqu’elle nous verra fermer les yeux de fatigue. Elle s’écroulera en un clin d’œil aussi…

Quentin et moi nous réveillons en premier et profitons du silence pour préparer la liste de courses pour le repas de ce soir. Pour remercier nos hôtes nous avons décidé de leur cuisiner des plats que Maria voulait manger : quiche, cake salé et un dessert bien français : la tarte tatin qu’ils ne connaissent pas.

Nous réveillons Suzanne qui fait un bon et pète la forme quand je la réveille, et nous partons faire le tour des supérettes ravitaillés le matin-même par l’Aranui. On rencontrera du monde que Suzanne connait dont sa fille, la maman de Maria, et Teheihetu (la fille de Mai et Maria).

Quand on a tout ce dont on a besoin on rentrer et on se met à cuisiner avec Quentin. La maman de Maria vient aussi pour discuter, accompagnée de Teheihetu qui lui a été confié et d’une autre de ses petites filles, bien bavarde elle aussi. Elles ne resteront qu’une petite heure puis repartirons.

On cuisinera pendant des heures. Mai, Maria et Tehia rentrerons entre-temps tout contents de voir tout le monde. Maria et Mai iront à une répétition de culte, et chercher Tehetou chez la mamie pendant que Suzanne et Tehia regarderons des jeux télévisés en attendant que nous ayons terminé la cuisine.

Manque de bol la cuisson est super longue car leur four n’est pas très pratique. Du coup on discute tous autour de la table en rigolant, en montrant des photos de nos familles et de nous quand nous étions petits. On improvise un apéro. C’est vraiment chouette, on se sent vraiment bien ici. Mai m’explique comment on cultive la vanille, il en a cultivé beaucoup quand il était plus jeune. Je comprends mieux maintenant pourquoi c’est aussi cher ! Il faut attendre un an pour avoir une plante quand on a planté la graine, puis quelques mois avant d’avoir la première fleur. Quand tu as des fleurs tu dois les poléniser toi-même, une à une, mais pas toute dès que tu as la première fleur. Ensuite tu récolte tes gousses, tu les fais sécher des semaines puis tu peux les utiliser… faut être patient. Il était content d’ajouter que si tu imbibes les tissus sur lesquels tu fais sécher tes gousses de bière, le parfum est encore plus fort.

Vers 20h on se met à table (pour eux c’est tard). Ils sont tous surexcités à l’idée de tout goûter et se régale, nous aussi !

On rigole tous ensemble et on se goinfre. Les bières défilent.

Quand on a terminé, Tehia est de corvée de vaisselle (il a un peu été forcé le pauvre), mamie va s’allonger, Maria s’occupe de Tehetou et nous discutons avec Mai qui nous dit qu’il est heureux que nous soyons heureux ici, d’avoir pu partager tous ces moments avec nous et qu’ils aiment bien recevoir des gens qui voyagent car ça permet à leurs enfant d’apprendre des tas de choses sur ce qui se passe ailleurs. Il nous dit plein de choses gentilles mais ses yeux se ferment petit à petit ; c’est l’heure d’aller au lit. On se dit tous bonne nuit avant d’aller s’écrouler sur notre matelas.

Comme c’est la rentrée scolaire de Tehia et comme il part à 6h30 ce matin on se lève pour lui dire au revoir.

On retrouve Suzanne qui est toute contente de nous voir et qui nous informe que Maria, Mai et Tehetou sont partis chercher du petit déjeuner. On prépare l’eau chaude et les couverts. Quelques minutes plus tard ils reviennent avec plein de bonnes choses à manger et avec leur grand sourire habituel. On se met tous à table, la maman de Maria est aussi venue. On passe un bon moment puis il est temps pour nous de partir pour l’aéroport. Mai me donne une enveloppe que nous devons ouvrir dans l’avion. On fait quelques photos tous ensemble puis je fonds en larme…ça vous étonne ? Maria me dit qu’ils ont hébergé plusieurs touristes mais « pas comme nous ». Ca me touche et me fait plaisir, ça veut dire qu’ils ont aussi passé un super moment avec nous.

On se dit chaleureusement aurevoir et on leur donne rendez-vous en France où on fera tout notre possible pour les voir ! C’est avec un pincement au cœur que nous partons en direction de l’aéroport.

Il fait un temps de chien, il pleut des cordes. On pendait faire des stops pour admirer le paysage mais finalement on ne s’arrêtera pas. Il ne pleut plus du côté de l’aéroport où nous arrivons une heure plus tard. Nous garons la voiture dans le « parking » puis nous attendons dans l’aéroport le moment du départ.

Le vol ne durera que 40 minutes. On verra au loin la belle Nuku Hiva où nous avons rencontré des personnes fabuleuses. A nous maintenant la découverte de Hiva Oa.

On arrive mais on sait que ça sera différent (surtout au niveau du budget car l’hébergement nous coûte une blinde). Une dame nous demande qui vient nous chercher. Elle appelle Jean, notre nouvel hôte. C’est un français expatrié depuis 1970 il me semble. Il a l’air gentil aussi et il est bavard. Pour être honnête j’écoute à moitié car je pense encore à Maria et sa famille. Jean est adorable il nous fait faire le tour du coin dans son 4×4. Par contre, il ne roule pas très vite, on n’a pas dû dépasser les 40km/h… il roule avec prudence c’est bien 😉

L’île est vraiment très belle aussi. On a de la chance le temps est dégagé et il fait beau. Il nous montre tout et nous explique tout puis nous amène chez lui où nous louons un petit studio.

C’est très joli chez lui et le studio est top ! C’est un des logements les plus chouettes que nous ayons eu (bon on paye le prix aussi…mais quand tu te dis qu’un type voulait nous faire camper pour ce prix-là sur Nuku Hiva, on est plutôt contents).

On s’installe et on déjeune puis il reviendra nous chercher pour aller faire des courses et voir pour les locations de voiture chez ses amis. On en profite pour demander des informations sur les tous à cheval, et sur une île à côté ; on prend les contacts que j’appellerai plus tard.

Quand on rentre Quentin s’endort et moi j’essaye de mettre mon blog à jour avec le peu d’internet qu’il y a. On ne fera rien de plus ce soir.

Hiva Oa

Mon internet est trop naze pour mettre les photos donc je les mettrai plus tard là où j’ai écrit « photo » 😀 et je mettrai à jour les portfolios aussi!

Après une bonne nuit de sommeil dans notre petit bungalow nous prenons un bon petit déjeuner puis nous partons à la découverte de la baie et à la recherche d’un ensemble cérémoniel, à Ta’a Oa, où l’on devrait y voir un tiki. Là vous vous demandez ce qu’est un tiki ; c’est une sculpture en bois ou en pierre, qui représente un visage ou un corps d’homme. Pour les habitants d’Océanie c’est une représentation de l’ancêtre, mi-homme mi- humain.

Comme nous n’avons pas de voiture nous décidons de partir à pieds. Le trajet selon maps.me est de 3h30 aller… mais bon ce n’est jamais correcte. On se met en route, il fait vraiment trop trop chaud et humide, on transpire avant même d’être sortis de chez Jean !

On descend la côte, et on passe par le village direction le dispensaire car nous voudrions aller voir si Elvie est là. Elvie c’est une « amie » de Marie, la surfeuse que nous avions rencontré sur Papeete. Elle nous a mis en contact car elle et son copain pourraient éventuellement nous conseiller et nous balader. Elvie m’avait écrit hier mais je ne l’ai vu que ce matin et comme je n’ai pas internet et que c’est l’infirmière de l’île on s’est dit que ça serait plus simple d’aller au dispensaire que d’attendre d’avoir internet. Quand on arrive, un monsieur attend mais il nous dit de passer devant comme on veut juste voir Elvie vite fait. Une grande brunette super jolie nous ouvre la porte avec un grand sourire, c’est elle. On échange nos numéros et elle nous propose de nous voir ce soir, on accepte ! On repart du dispensaire et on reprend notre route. On suivra la route bitumée tout le long mais ce n’est pas désagréable ici car de temps en temps on a de jolis points de vue sur la vallée et la côte. Par contre, ça monte !

C’est bien sportif. 1h30 plus tard (et non pas 3h30 comme nous avait dit maps.me) nous arrivons au village (c’est un bien grand mot) de Taaoa. Il y a quelques maisons et une belle église en pierre au milieu de la place principale. On prend une route qui monte vers la droite. On voit plein d’arbres fruitiers qui nous font saliver (on adore les pamplemousses du coin ils sont délicieux). A un moment on a le choix entre continuer sur la route bitumée ou s’engager dans la brousse. Maps.me nous dit d’aller dans la brousse donc on y va. Le terrain n’est pas trop boueux malgré les fortes pluies de la veille. On monte tranquillement le sentier puis on arrive sur le site de Upeke. On croise une famille qui loge au Pearl Lodge (l’hôtel des riches). Le site est plutôt joli ; au milieu de la forêt, un peu dans la broussaille.

Comme c’est un site privé les gens ne prennent pas la peine de débroussailler. On apprendra plus tard que c’est assez courant ici et que les gens ne font pas très attention à leur patrimoine et que notre cher Président et le Maire de l’île n’en n’ont rien à ficher non plus ; du coup le patrimoine risque de se perdre et de s’abimer. Il n’y a même pas de musée sur la culture Marquisienne ici ! Pourtant Jean et des amis à lui auraient été heureux de faire quelque chose. Le gouvernement a même laissé des gens détruire la maison de Jacques Brel ! Bref, nous sommes sur le site. On suit les flèches. C’est joli ça fait un peu penser à Indiana Jones. On est à l’affut de pétroglyphes. On regarde toutes les pierres mais rien ne nous saute aux yeux. On s’enfonce, on décide de monter un peu sur les pierres et d’explorer plus loin. Bonne idée que nous avons eue car nous tombons nez-à-nez avec le tiki. Il est assez gros.

On regarde autour s’il n’y a pas plus de choses à voir puis on rebrousse chemin et on prend la route pour retourner au village… la route de maps.me n’était pas vraiment la plus idéale en fait.

On décide d’aller jeter un œil dans l’église. C’est simple mais c’est joli.

Puis on se dirige vers la plage pour manger notre casse-croûte que Quentin a préparé ce matin : sandwiche au steak et oignions 😀

La plage est super jolie ; on prend notre temps avant de se remettre en route pour Atuona.

Le retour nous semblera interminable car il grimpe bien et nous avons déjà 3h de marche dans les pattes.

Une heure et demi plus tard nous arrivons chez Jean. Il est assez tôt comme nous étions partis tôt.

Je coupe un pamplemousse que j’ai pris dans un arbre et on se fait notre petit goûter sur un banc dehors. Elvie nous envoie un message et nous propose de venir dîner chez eux ce soir ! On est contents, ça va être sympa.

Aline, la femme de Jean, qui est très malade, est dans le jardin. On la salue puis on discute avec elle. Elle me montre des plantes de son jardin. Elle est vraiment gentille elle aussi. On fait le tour de son jardin en discutant. Quentin lui repart lire dans le bungalow. Quand Jean arrive il est crevé à cause de son excursion (il est guide aussi mais c’est un peu trop cher pour nous). On discute puis il me montre des pierres qu’il a ramassé et m’explique avec quoi les gens faisaient les pétroglyphes. Après il m’amène dans son atelier pour me montrer ses sculptures sur os, bois et pierres. Il est doué c’est super joli. Il m’offre un tiki qu’il a taillé dans une épine d’oursin ! Super joli ! Ça me fait vraiment plaisir.

Je le laisse pour retrouver Quentin qui lit dans le noir. On se prépare et on va attendre Elvie devant le cimetière.

Elle arrive avec un peu de retard car elle a eu une urgence et elle a dû retourner au dispensaire comme elle est d’astreinte. Elle vient nous chercher avec un super 4×4 énorme flambant neuf. Elle nous dit qu’elle s’est fait un petit plaisir 😉

Elle est vraiment sympa. Elle n’habite pas très loin. Quand on arrive chez elle il y a un type qui nous attend. Ce n’est pas Alain, qui est allée chercher son cheval (la classe) mais Thibault, le Dr de l’île. On s’installe et là on discute, Thibault et Elvie nous raconte un peu comment ça se passe sur l’île puis Alain arrive, beau-gosse polynésien avec un bel accent. Cinq minutes plus tard il y a une urgence ; Elvie et Thibault doivent partir donc on passe presque une heure avec Alain qui nous montre ses talents de sculpteur amateur. Il est extrêmement doué, ce qu’il fait c’est magnifique. Du coup je lui passe une commande pour un collier, j’espère qu’il aura le temps de le faire avant notre départ ! On rigole bien puis les autres arrivent donc on continue d’apprendre plein de choses sur la vie ici, le boulot de Dr etc. Le repas est super bon. Elvie nous raconte qu’ils ont eu un patient qui était venu car il avait super mal à l’oreille parce qu’il avait un crabe dedans !! Quelle horreur !! Alain raconte que sa tante avait un cent pied qui était rentré dedans et comme ces insectes piquent dès qu’ils se sentent agressés c’était trop difficile de le faire sortir ! Ils continuent de nous raconter des histoires à dormir debout sur des patients qui arrivent avec des bras coupés à la machette et autres…. On se marre pas mal ! On a même droit à des photos ! Après cette super soirée Alain nous propose de faire une ballade avec nous lundi ; on est super contents. Ils nous montrent la route pour notre promenade de demain et nous redépose. On a passé une super bonne soirée, on espère les revoir pour boire un verre ou dîner un soir.

Ce matin on voulait faire la grasse-matinée comme le site archéologique que nous voulions voir n’est pas très loin. Il a beaucoup plu la nuit encore mais il fait beau quand on se réveille. On prend un bon petit déjeuner et on décide d’aller en ville pour faire quelques courses pour nos prochains repas. On décide de louer la voiture dimanche donc on appelle le type pour le prévenir. On part et on passe le voir en premier. Il est marrant, il a deux de tension. Son frère est dans la salle d’à côté en train de tatouer une nana. Comme d’habitude je négocie à mort et là encore ça fonctionne, on diminue le prix de 1500 xpf quand même ! je suis assez fière de moi. On va voir son frère à côté qui a l’air sympa. Les deux sont métisses et pas très bronzés mais on voit bien leurs origines polynésiennes. Le frère tatoue super bien ça me donne trop envie ! mais bon, je cicatrise trop mal et la semaine prochaine on va à la plage pour potentiellement voir des baleines donc hors de question de me faire tatouer ici. En plus Alain que nous avons rencontré ici aimerait ouvrir un salon de tatouage du coup j’aimerais bien que ça soit lui qui me tatoue car il est vraiment talentueux. Affaire à suivre…pour quand on reviendra (parce qu’on reviendra c’est sûre ! ) 😉 On les quitte puis on va faire les courses. On croise Jean en sortant qui veut bien nous remonter dans cinq minutes, parfait ! Un type, qui a l’air un peu farfelu mais qui est sympathique nous aborde devant le magasin. Il nous raconte que les hommes ici sont un peu mort de faim parce qu’il n’y a pas assez de femmes et que du coup ils couchent avec leurs cousines… consanguinité bonjour ! beurk ! Ça confirme ce que nous disait Alain hier quand il voyait que tous les mecs se précipitaient autour d’Elvie et de l’autre infirmière de métropole pour les draguer… Après cette petite discussion on part avec Jean qui nous raconte tout un tas de choses. On déjeuner, on fait une sieste parce qu’il pleut et on part faire notre randonnée. Jean nous voit et veut à tout prix nous amener au point de départ. Il est vraiment trop gentil ce n’est pas croyable ! Ça nous fait quand même gagner 45 minutes de marche cette histoire. Comme il a beaucoup plu, le sol est boueux et on s’enfonce par endroit. Il faudra qu’on traverse la rivière…pas moyen de la traverser sans enlever les chaussures.

Après avoir traversé on marchera quelques minutes et on tombera sur une pierre énorme où l’on pourra admirer des pétroglyphes. Ils représenteraient des scènes accouchements et les placentas car les femmes devaient accoucher dans le coin près de la rivière.

Jean nous avait dit qu’il y avait d’autres pétroglyphes et des tikis dans le coin mais qu’un idiot avant mis des barbelés rendant le site peu accessible, et qu’en plus ce type avit des bœufs qui pouvait nous charger… bon, il est encore tôt…on décide d’aller jeter un œil. On longe les barbelés et on trouve chacun un passage pour aller de l’autre côté. On slalome entre les roches, on regarde le plan de Jean, on ne trouve pas les plateformes. On se dit que les gens les ont détruits. On regarde encore puis Quentin suggère de redescendre un peu le petit chemin, bingo ! elles sont à notre droite ! par contre…les bœufs sont à notre gauche…mais, ils ne nous ont pas encore vu ! ouf ! On grimpe, on regarde le plan de Jean. On trouve un tiki ! il était caché derrière un arbre. On regarde du côté des bœufs, on est repérés…on marche en essayant de se faire discrets et en se cachant un peu derrière les arbres. On trouve d’autres pétroglyphes mais pas tous malheureusement. On fouille bien mais impossible de les repérer. On s’avoue vaincus et voyant les animaux bouger on décide de rentrer. On refait le même chemin en sens inverse sans difficulté puis on rejoint la route. Le temps se couvre et le soleil commence à descendre. On marche tranquillement. Pas loin de chez Jean on le croise et il nous propose de venir manger des pizzas avec lui et Aline ce soir, on accepte ! On croise Pifa, le guide qui devait nous amener sur l’île demain et qui nous baratine pour nous dire que finalement nous n’y allons pas demain et qu’il y est allé aujourd’hui mais qu’il a oublié de nous appeler…bref, chelou et décevant. On verra plus tard on a encore du temps. J’appelle Alain pour lui demander s’il veut bien nous amener demain au lieu de lundi. Il est d’accord. On rentre, on se repose puis Jean vient nous voir pour nous dire qu’on ira chercher les pizzas dans une heure. Quand il revient on va ensemble à la pizzeria puis on ramène le butin chez eux. Aline arrive, elle nous dit qu’elle a trop chaud…moi je me caille…Jean sort la bière, le cidre et on mange tous ensemble. Il nous dit que Pifa invente des histoires pour essayer d’avoir encore plus de gens pendant ses excursions. En gros il décale « subtilement » les touristes qui restent plus longtemps pour racoler ceux qui partent plus tôt. Le dîner est super sympa. Ils sont vraiment très gentils tous les deux et très serviables c’est super chouette encore comme rencontre on est très contents. Après le repas on ira se coucher.

Alain vient nous chercher à 8h ce matin après le petit déjeuner. On passe acheter de quoi pique-niquer sur la route. Il salue tout le monde, des cousins, des cousines, des tontons, des tatas, des amis, une vraie star !

Aujourd’hui il nous amène visiter le nord-est de l’île, le but final étant d’aller à Puamau voir les tikis géants. La route est super belle, on voir la côte, les falaises, la mer turquoise et les beaux sommets de l’île. Alain nous fait des arrêts dans des endroits avec des points du vue spectaculaires sur les différentes baies. On prend notre temps, on discute, il nous raconte plein de choses sur la vie locale.

Deux heures plus tard on arrive au site de Puamau. Celui-ci est bien entretenu, on voit très bien tous les tikis. Ils doivent bien mesurer 2m de hauteur.

Jean et ses amis étaient venus en restaurer certains qui moisissaient sous la mousse. Hier au repas Jean nous a parlé de quelques trucs en plus à voir. Sur ce site nous devions nous aventurer au fond, dans la forêt. Deux tikis très jolis ont été trouvés et repositionnés. Nous les avons trouvés et en effet l’endroit est super chouette et souvent oublié des touristes.

Après la visite de ce site, on s’arrête sur la plage. Elle est vraiment jolie. On voir l’Aranui qui ramène ses touristes qui sont descendus pour quelques heures à peine. On reprend la route et là on cherche un autre truc dont Jean nous avait parlé. On doit trouver une église et au pied de l’église il y a une grosse pierre avec des pétroglyphes et des tikis. Après deux églises, on trouve finalement la bonne et la pierre. C’est bien joli.

On reprend la route et on s’arrête chez son tonton Mano. Il habite dans une maison dont le grand jardin donne accès à une très belle plage que nous pouvions voir d’en haut sur la route. On a de la chance car comme c’est un terrain privé seuls les habitant peuvent accéder à la plage…tous ceux qui tentent d’y aller sans autorisation prennent le risque de se faire tirer dessus à coup de fusil !

La maison est entourée d’arbres fruitiers. En bas on voit plein de cocotiers. On discute avec le tonton puis Alain prend le fusil pour chasser un chèvre, et nous un sceau pour se ramasser des citrons car il a des dizaines de citronniers. On marche dans le grand jardin plein de cocotiers du tonton. C’est super beau.

Alain essaye de tirer sur des chèvres mais manque de bol ce sont des femelles enceintes. Du coup on arrive sur la jolie plage et là il nous propose de tirer sur des bouteilles en plastique. Le fusil est super lourd ! Après plusieurs essais, je serai la seule à avoir atteint la cible et en plus en plein milieu… la classe je sais.

On retourne tranquillement en ramassant des citrons, et sans cadavre ensanglanté de chèvre. Mano nous propose de déjeuner ici avec lui ; il lui reste du poulet sauvage qu’il a chassé et cuisiné avec des légumes…trop trop bon ! On mange et on discute pendant une bonne heure puis on repart.

On fera quelques stop photos sur la route.

Le dernier arrêt de la journée sera le tiki souriant. Ce tiki est un tiki féminin (on le voit car il a des tatouages sous les lèvres). Il a une forme de phallus. Il représente les femmes qui faisaient la circoncision. Pour l’atteindre on prend un sentier privé puis on passe entre deux cocotiers. Le tiki est bien joli. Jean a passé du temps à en prendre soin pour le restaurer. C’est drôle car au moment on arrive Jean arrive aussi avec des touristes dont il est le guide. Il nous explique quelques trucs sur le tiki c’est sympa. Après ça on rentre tranquillement. On croise Pifa, le type qui doit nous amener sur l’île à côté mais qui attend le dernier moment…je lui fou un peu la pression parce que les journées passent vite ! Alain nous dépose chez Jean, on lui donne des sous pour l’essence et on le remercie en lui proposant de se revoir encore avec Elvie ; en plus je dois récupérer mon super collier ! Après cette journée Quentin cuisinera et on restera tranquilles au bungalow. Finalement on ne pourra récupérer la voiture que demain matin.

A 7h du matin le réveil sonne ! C’est le type pour la location de la voiture ! Il devait être stressé de nous donner la voiture super tôt comme nous devions l’avoir hier soir. On ira la récupérer après le petit déjeuner, on a la flemme de se dépêcher. On a décidé de louer la voiture pour aller se baigner sur une plage de sable blanc dans une magnifique baie : Hanatekuua.

Après le petit déjeuner on prend nos affaires pour la journée et on va à la boutique de location. Dès qu’on a la voiture on part chercher de l’apéro pour un éventuel apéro avec Elvie et Alain puis on se met en route.

La route est jolie et il ne nous faudra que trente minutes pour arriver à la plage de Hanaiapa. C’est le point de départ pour aller à Hanatekuuna. On admire un peu la baie puis on cherche le sentier pour aller à la plage.

On tournera en rond ; on finira par demander aux gens mais on ne trouvera pas quand même. Il y a un panneau devant chez des gens pour ne pas passer dans leur jardin pour aller à la plage et ils disent de passer par un sentier public qu’on ne trouve pas ! Je vois des gens sur la plage je décide d’aller demander. Le type du Pearl lodge (hotel de luxe) nous dit de passer quand même. On y va mais en appelant les habitants au cas où ils seraient là ; on se méfie maintenant qu’on sait que les gens ont des chiens et tire sur les habitants et que les meurtres sont cachés… On voit un panneau indiquant par où sortir donc on passera par là au retour. La randonnée commence. On marchera pendant bien une heure et demi, tantôt sous les arbres, tantôt sur la crête. La vue est majestueuse.

On voit l’île « baleine » au loin la fameuse île interdite aux femmes. Au bout d’un long moment on voit enfin la baie, trop belle ! Eau turquoise, cocotiers, sable blanc ! On admire puis on se presse.

Quand on arrive nous sommes encore seuls au monde ! Du moins, c’est ce que nous croyons ! Qui dit seuls au monde dit à poil ! On se change, moi je ne mets pas mon haut de maillot (bientôt nudiste). On va dans l’eau, elle est trop bonne ! en plus elle est super claire et transparente, on voit trop bien le fond c’est trop bien ! On en profite puis on se badigeonne de crème et d’huile contre les nonos. On fait bronzette, on déjeune.

Un peu plus tard on voit un vieux monsieur arriver avec son beau cheval. Je cache un peu mes seins…oups. Il va baigner son cheval. Le top, c’est super joli à voir. Du coup je mets mon haut de maillot et je vais le voir pour faire des photos.

Quand il sort on discute. C’est le propriétaire de la vallée et de la plage…la classe quand même. De quoi il vit ? Copra, chasse et pêche. Son cheval est super joli, c’est un mélange entre l’âne et le cheval. Il l’a ramené d’une autre île. Le monsieur est vraiment gentil, il a des origines bretonnes, ça me fait rire. Il ramène son cheval puis on fonce dans l’eau où il nous retrouvera.

Il fait vraiment bon. On discute avec lui puis chacun retourne à ses occupations : sieste et bronzette.

On fera des allers-retours dans l’eau avec Quentin jusqu’à ce que les nuages gris commencent à décharger leur eau. On remballe tout et on refait la randonnée. Une fois au bout, on croise Pifa ! Il nous baratine encore en nous disant que demain non plus on ne pourra pas aller sur l’autre île et mardi ce n’est pas sûre blablabla. Il me soûle.

On reprend la route avec Quentin et je lui dis d’aller sur le port, si Pifa ne veut pas nous amener on trouvera peut-être quelqu’un d’autre, tampis si on paye un peu plus cher, on n’a pas envie de rater cette excursion ! Je vais discuter avec un marin mais manque de bol c’est un pêcheur qui pêche de nuit, il ne peut pas nous amener. Par contre il me dit de contacter le club de plongée. Nous savons où il se trouve donc nous décidons d’y aller et de demander sur place, ce n’est pas loin de chez Jean. Il pleut des cordes dehors. Je demande et on me dit que peut-être qu’il y aura une sortie. Le type me donne sa carte et me dit de rappeler plus tard.

On rentre en croisant Jean. Quand on arrive il nous dit qu’il n’y a plus d’eau ! On est plein de sels. Bon on attend et finalement il a réussi à réparer. Comme on doit rendre la voiture et qu’il pleut des cordes, il nous propose de nous ramener après avoir rendu la voiture. Il est vraiment gentil.

Le type de la location nous fait cadeau de l’essence comme on n’a rien utilisé. On rentre et Jean nous dit que demain il nous amènera au port si on a besoin et sinon on ira faire le vieux cimetière et voir la tombe de Gauguin ensemble. Il est vraiment trop gentil !

En rentrant on cuisine puis je contacte le club de plongée. Par chance ils ont une option pour mardi ! On est super contents. On va fêter ça avec des crêpes puis dodo.

Comme nous n’avons pas eu la chance d’aller sur Tahuata ce matin encore, nous décidons de prendre notre temps et d’aller visiter les deux cimetières où reposent Jacques Brel et Paul Gauguin, et les deux musées de la ville.

On part après le petit déjeuner avec Jean qui voulait venir avec nous pour nous donner des explications. C’est super car il connait beaucoup de choses et a fréquenté Brel.

On commence par les tombes. En premier nous voyons celle de Jacques Brel. Bon, les gens font vraiment n’importe quoi… il y a plein de petits cailloux moches avec des noms, des messages etc… Il nous raconte qu’un jour le facteur a déposé une enveloppe timbrée destinée à Jacques Brel ! Après avoir attendu plusieurs jours lui et son ami ont décidé de l’ouvrir trouvant cela vraiment trop bizarre et aussi drôle que le facteur ait fait la livraison ! C’était une personne qui voulait que Jacques Brel et son ami reviennent de l’haut-delà… Jean nous raconte plein de choses sur la vie de Brel et celle de Gauguin. C’est d’autant plus passionnant qu’il a fréquenté Brel et qu’Aline sa femme est monté plusieurs fois dans son avion « Jojo ».

Des touristes arrivent. Jean écoute. Quand on retourne dans la voiture il est en colère parce que le guide raconte n’importe quoi sur Brel, comme tous les autres guides de l’île en fait !

On se dirige maintenant vers le vieux cimetière qui est un peu plus loin dans la vallée. Jean gare la voiture et on commence à marcher dans la broussaille. Encore un bel endroit abandonné par les Marquisiens et les politiques… Le paysage autour est très beau. On voit la vallée et la baie.

Ici reposent les ancêtres. Il y a différents types de tombes qui étaient faites avec de très belles pierres et avec des coraux. La petite surprise : de beaux tikis sur certaines tombes !

Jean nous raconte encore plein de choses. C’est super intéressant. C’est vraiment dommage que les moyens ne soient pas mis en œuvre pour avoir un musée, entretenir les sites et découvrir les milliers d’autres qui sont enfouies partout dans les vallées ! Le système polynésien est vraiment mal fait et mal géré et tous les sous vont et restent sur Tahiti ; c’est aussi pourquoi les habitants détestent autant Tahiti et souhaiteraient devenir indépendants. Après tout ils se débrouillent déjà sans l’aide de personne, même la commune n’aide pas les habitants puisqu’elle n’a rien à y gagner.

On quitte le cimetière et on continue un peu. Jean a une autre découverte pour nous. Un peu plus haut il y a les restes d’une ancienne maison traditionnelle dont le sol est très bien conservé. On passe un petit moment ici à écouter Jean nous raconter comment les gens vivaient ici puis nous redescendons et rentrons chez lui.

Encore une fois nous avons eu la chance d’être super bien accompagnés et d’apprendre plein de choses sur la culture local. C’est exactement cela que nous étions venus chercher en allant à l’autre bout du monde et encore une fois nous avons été très chanceux !

Après le déjeuner nous décidons d’aller voir les musées de Gauguin et Brel. Bon, le musée Gauguin je l’ai trouvé bof. Par contre l’espace Brel je l’ai trouvé touchant. La musique en fond, les panneaux explicatifs et « Jojo » suspendu en haut, belle idée.

Après cette visite nous allons à la pharmacie chercher du produit contre la galle…en prévention. La pharmacienne nous dit que ce n’est pas utile car il ne faut pas dormir dans les draps pendant au moins 12h donc pas pratique. On discute un peu, on trouve de la crème solaire inoffensive pour les coraux, trop bien ! J’en voulais depuis longtemps en plus c’est une marque française. En parlant elle nous dit qu’elle travaille aussi à Tubuai dans les Australes…bon bin encore une fois j’y vais au culot, je lui demande si elle connait des gens chez qui on peut poser la tente ! Elle m’a dit d’aller demander à la pharmacienne là-bas. On verra ! Mine de rien avec mon culot j’ai réussi à nous faire avoir de super réductions un peu partout et même nous faire loger gratos ! Bref, on prend la crème et on retourne chez Jean.

Ce soir Elvie et Alain viennent prendre l’apéro chez nous. On passe un super moment à rigoler avec les histoires d’Alain. La vie des Polynésiens c’est vraiment quelque chose ! Quand ils partent on se donne rendez-vous mercredi soir pour un dernier repas puis on va regarder une vieille émission de musique toute pourrie à la télé avant de se coucher.

Après le petit déjeuner on se dépêche d’aller au club de plongée où on nous a donné rendez-vous. Il pleut beaucoup. Quand on arrive il n’y a personne ! J’essaye d’appeler mais personne ne répond en plus je n’ai plus de forfait… je tape aux portes mais il n’y a personne. Bon, on ne sait pas quelle heure il est (mon téléphone n’est pas à l’heure) donc on décide de marcher vers le port…sous la pluie ! On marche en tongues en essayant de ne pas tomber. Finalement à mi-chemin on croise celui qui devait venir nous chercher. On monte et on va chercher une personne au restaurant. Il n’a pas l’air de parler français vu son accent. On va au port, on monte sur le bateau et les autres touristes arrivent : deux familles, une avec de jeunes enfants et l’autre avec leur fille d’une vingtaine d’années. Tout le monde est souriant et a l’air sympathique.

Malheureusement la météo n’est pas avec nous, mais bon, on est contents de partir sur Tahuata, la fameuse île où vivent de très bons sculpteurs.

Premier arrêt pour voir les raies manta ! trop génial qu’on puisse en voir ! Le capitaine nous dit qu’il peut y en a voir des dizaines quand la météo est mauvaise…donc quand elle est bonne ça doit être top ! La météo est mauvaise mais on arrive à en voir quelques-unes, c’est vraiment beau et impressionnant.

On reprend la route direction Tahuata. Le temps est toujours mauvais et une fois en pleine mer, la conduite du bateau devient sportive. Il y a de « grosses » vagues. Ça bouge pas mal mais avec l’air frais on se sent bien. On sympathise avec un jeune de Atuona, Joseph, qui est le cousin de Pifa et de Alain…bon je crois que tout le monde est cousin ici ! Il est super sympa. Lui et son amie seront nos guides pour la journée.

On voit enfin l’île. Certes, il pleut, mais c’est joli. On voit la côte escarpée, les belles plages, quelques sommets.

On s’arrête au village des artisans. Seuls quelques-uns sont venus exposer leurs œuvres. C’est dommage pour eux. Nous sommes environ dix touristes mais il n’y a que 4 artistes, les autres n’ayant pas voulu sortir à cause de la pluie ! Je me demande comment ils réfléchissent… bref. On regarde, c’est très beau, très bien sculpté, minutieux, mais trop cher pour nous. On discute avec l’un d’entre eux qui nous montre son atelier. On peut voir d’autres œuvres en cours magnifiques. Ils sont vraiment doués.

On part du marché et on va voir l’église en pierre de l’île. Les explications manquaient un peu. Du coup on regarde.

On retourne au bateau pour aller dans un autre village où on verra une autre église et on mangera un délicieux repas avec du poisson frais. On sympathisera avec la famille qui a la jeune fille et un journaliste américain qui se trimballe deux drones DJI et plein d’autres trucs trop cool. Il est tout heureux de tout me montrer… ça me fout les boules en fait, je me tâte à racheter un drone à Auckland avant d’aller à Tonga…

Après le déjeuner on se sent un peu lourd ; c’était un buffet alors on, s’est resservi !

On reprend le bateau pour aller faire trempette dans une super belle plage où nous serons seuls. Par chance il fait beau !

On aura le temps de se baigner une bonne heure puis la pluie recommencera. Je demande au capitaine si nous pouvons retourner au spot des raies. Il est d’accord. On retraverse la mer déchainée pendant une bonne demi-heure. On sera tous bien trempés.

Quand on arrive au spot on en voit encore plein !! Nous avons été trop idiots avec Quentin ! nous aurions dû aller dans l’eau comme nous avions nos palmes et nos masques.

On retourne au port tous contents de la journée. On attendra le boss qui nous ramènera chez Jean. J’essayera de négocier avec le monsieur qui se charge de l’excursion par téléphone mais il est trop difficile en affaires…je ne réduirais pas de beaucoup. Cette journée aura été bien trop chère pour ce que c’était mais bon, nous voulions y aller.

On croise Jean et on lui raconte puis on se terrera dans le studio à regarder la télé en s’endormante devant.

Il pleut toute la journée donc on ne fera rien de spécial, juste des courses.

Le soir Tamatai (le boss du club de plongée) nous appelle parce qu’il a mal pris notre email lui suggérant de dire aux guides de donner plus d’infos sur Tahuata…bizarre. On discute et j’espère qu’il a compris qu’on a envoyé un email gentil (je le lui redis par email au cas où !). On espère que Jean n’aura pas de soucis à cause de nous car il est tellement gentil ! Ça a un peu cassé mon moral… vivement qu’on parte !

J’essaye de trouver des pensions dans les Australes mais elles sont toutes super chères. On va essayer de se pointer sans réservation, on verra bien. Je regarde aussi le site d’un organisme qui s’occupe de récolter des données sur les mammifères marins. Antoine, le garçon que nous avions rencontré sur Moorea et que nous retrouverons sur Tahiti chez Inano va faire un stage pendant plusieurs jours avec eux sur Rangiroa (une île des Tuamotu). Ça a l’air super cool. Suivant ce qu’il nous dit je pense que je partirai faire la même chose l’année prochaine en septembre J

Vers 20h Elvie et Alain viennent nous retrouver pour prendre l’apéro. Ça nous fait toujours plaisir de les voir car ils sont super souriants à chaque fois. Ce soir on va prendre l’apéro au sémaphore. C’est un endroit où les gens se réunissent pendant quelques semaines dans l’année, quand les voileux débarquent sur l’île. Il y a une sorte de buvette aménagée. Mais en ce moment ce n’est pas la saison des voileux du coup la buvette est fermée. On discute dans la voiture, on leur raconte notre journée sur Tahuata et notre journée repos à cause de la pluie. Alain nous dit qu’il n’a pas fait grand-chose… il est juste allé pêcher un poisson énorme qu’il a cuisiné pour ce soir ! Ça sent trop bon dans la voiture. Ils sont trop adorables ils nous ont offert une grosse bouteille de miel des Marquises ! On va devoir en manger tous les jours parce que sinon ils vont nous la confisquer en Nouvelle-Zélande. On arrive en haut de la colline. On se gare et là nous ne sommes pas les seuls. On retrouve pas mal d’expatriés en haut. On discutera surtout avec la coiffeuse et la pharmacienne qui sont super sympas. On passera une bonne soirée à se goinfrer de chips, de bières et de poisson. Quelques heures plus tard on rentre. La pharmacienne Nathalie nous donne des contacts sur Tubuai pour faire une excursion baleines. On les salue puis on s’en va avec Elvie et Alain. Quand il nous dépose on se dit au revoir et on les remercie de leur hospitalité et de nous avoir baladé. Ça nous fait bizarre. Encore des gens super sympas dont on se sépare. On rentre se coucher avec encore plein de souvenirs en tête.

Quentin se lève trop tôt ce matin ! Il va chercher du pain du coup. Moi je galère à me lever, j’ai encore passé la nuit à me gratter les bras à cause de mes piqûres de nonos… ma peau est horrible et à force de gratter je saigner… pas glamour du tout !

Quand il revient on prépare le petit déjeuner et notre casse-croûte pour ce midi. On entame la grosse bouteille de miel. Elle est trop bonne ! On se goinfre ; on mangera une énorme baguette à deux…

Comme il est encore bien tôt on range un peu nos affaires puis j’en profite pour appeler Carole qui va accoucher très bientôt. On se marre bien. Après ça on a le plaisir de recevoir de la visite ; Elvie et Alain voulaient passer nous redire au revoir ! Trop sympas ! On est trop contents de les revoir. Ils sont venus avec une fille infirmière qui travaille sur Tahiti et qui est en vacances. On discute un moment. On monte voir Aline, puis Jean arrive. On discute. Jean est super content il en profite pour raconter encore plein de choses. Avec Quentin on repart vite fait boucler nos sacs à dos puis les autres nous retrouvent car c’est bientôt l’heure de partir. Il y a une anesthésiste qui travaille sur Nuku Hiva et qui logeait chez Jean et Aline qui part avec nous dans le même avion. On redit au revoir à nos amis qui nous offrent des jolis colliers Marquisiens ! On se donne rendez-vous en France l’année prochaine comme ils vont venir passer des vacances. Ils s’en vont puis on va dire au revoir à Aline. Elle est vraiment gentille comme tout. On lui dit qu’on reviendra dans 4 ans pour le festival et elle est toute contente et nous dit qu’elle sera contente de nous recevoir ! On retrouve Jean et l’anesthésiste. Jean nous offre lui aussi des colliers qu’Aline a fabriqué et nous amène à l’aéroport. Il raconte plein de choses puis une fois à l’aéroport on attend en mangeant des frites. On recroise l’américain d’hier qui est tout content de nous voir pour nous dire qu’hier il a plongé et qu’il a pu filmer ses mantas. Il nous montre sa super vidéo puis retourne voir sa femme.

C’est maintenant l’heure d’embarquer. On remercie Jean pour ce super séjour et on prend nos deux avions pour rentrer sur Tahiti où nous passerons la nuit avant de reprendre un vol demain pour aller aux Australes.

Archipel des Australes

On a décidé de tenter l'aventure en mode roots, tente et culot! du coup je ne pourrai pas vous donner des nouvelles avant notre retour en septembre. A très vite!

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  • LACHEVRIE dit :

    Iorana,
    Françoise maman de 5 enfants, heureuse de vous avoir rencontré !
    Hier fut une très belle excursion, seul bémol ne ps avoir partagé avec vous le repas ainsi qu’av Le couple franco-allemand- Américain. Le retour en bateau fut légèrement mouillé surprise pour moi 😂🤣
    Belle aventure à vous 2

    Nana

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