Nous voilà désormais en Equateur! Nous allons visiter certaines des plus jolies villes du pays et découvrir ce que la nature y cache en explorant les Galapagos et l’Amazonie (entre autres!).

Cuenca

Après une nuit horrible de bus (voir récit au Pérou), nous voilà dans la jolie ville de Cuenca. Cuenca est une ville dans le sud des Andes Equatoriennes. Cette ville est très réputée pour son architecture coloniale ainsi que pour son artisanat. On y fabrique les fameux chapeaux « Panama ».

Nous décidons de nous rendre dans notre hébergement à pieds car il y a trop de gens qui font la queue pour avoir un taxi et ce n’est pas très loin en fait. Les rues sont désertes mais on sent l’atmosphère qui y règne et cela nous plait. On voit de beaux bâtiments, de très jolies églises et une très belle place.

On arrive à l’hôtel ; une Argentine nous accueille (on l’a tout de suite capté à son accent !). Elle est très sympa et nous propose une meilleure chambre que celle que nous avions réservé. Le bâtiment est typique de la ville, un patio central, un escalier en bois, une verrière en haut. C’est très joli, ça a du cachet. On s’installe, on se repose puis on va prendre le petit déjeuner. Cette fois on se fait servir car nous n’avons rien à manger. Elle nous prépare un bon petit déjeuner qui nous donne encore plus envie de dormir. Du coup on décide de faire une sieste…de deux-trois heures, histoire de récupérer un peu du manque de sommeil (surtout pour moi car je n’ai pas dormi du tout).

Malheureusement quand on se réveille il pleut. Mais bon pas le choix, on se prépare et on sort chercher à manger pour ce soir et demain au marché.

Sur la route on sent les bonnes odeurs de pain. On trouvera une petite boulangerie qui fait des gâteaux…on craque bien sûre !

Le marché, qui s’appelle marché du 10 de Agosto est très sympa. Il y a de superbes fruits et légumes. La section viande ne donne pas envie par contre, on voit la viande qui n’est pas au frais et qui est exposée à tout ce qui traîne. Comme on a envie d’acheter plein de trucs on décide de revenir plus tard et d’aller faire un tour au musée avant.

On passe devant le musée du sombrero (Panama) du coup on va y faire un tour. On voit les phases de fabrication des chapeaux et on peut voir des femmes en fabriquer. Il y a une énorme boutique qui en vend de toutes les formes. Ils sont très beaux ; Quentin se tâte à craquer…à suivre.

On va ensuite au musée des cultures aborigènes. Ce musée contient des milliers de céramiques, poteries et autres objets des diverses cultures équatoriennes. Il est très chouette. On a quelques informations sur les différentes cultures aussi et pourquoi certains des objets étaient réalisés de telle façon. Ils fournissent un fascicule très complet en espagnol mais il nous aurait fallu la nuit pour tout lire.

On se promène ensuite dans les rues, à la recherche de boutiques artisanales mais on ne trouvera rien de très fou. Par contre on trouvera du miel trop trop bon et…du chocolat !

Après la balade on décide d’aller au marché. On achète de quoi faire un super petit déjeuner et un repas ce soir (mais on ne mangera pas…on a mangé trop de gâteaux…). La boulangerie qui se trouve en face du marché fait aussi des sortes de pains au chocolat du coup, Quentin a bien fait comprendre à la dame que nous reviendrons demain !

On rentre tranquillement puis on se reposera jusqu’au lendemain.

Ce matin nous avons décidé de découvrir la ville en faisant un « Free walking tour ». Nous retrouveons le guide sur la place principale. Il fait super beau, ça donne une meilleure impression de la ville (même si avec la pluie nous la trouvions déjà jolie).

Le guide nous expliquera quelques trucs sur l’architecture (il dira que certains bâtiments sont de style français mais on ne comprendra pas trop pourquoi), la colonisation et nous irons au marché goûter des plats typiques.

Après ce petit tour de deux heures nous décidons de repasser par des endroits que nous avions trouvé jolis et nous en profitons pour entrer dans certaines maisons pour y découvrir l’architecture. Les bâtiments sont très beaux, ils ont tous des sortes de patios à l’intérieur.

Nous irons déjeuner au marché, Quentin voudrait goûter le cochon qui a cuit pendant 8h… il se régalera ! moi je me contenterai de patates (je n’ai pas très faim)…et de chocolat 😀 La pluie commencera à tomber (et nous n’avions pas pris nos manteaux) du coup nous attendrons que ça se calme avant de sortir du marché et de retourner chercher nos manteaux à l’hostel.

Après avoir récupérer de quoi se couvrir, nous décidons d’aller visiter un musée. Il y a de nombreuses explications sur les différentes cultures mais il y en beaucoup trop pour que nous restions concentrés jusqu’au bout ! Dans ce musée il y a aussi un site archéologique et une volière avec de superbes oiseaux. Nous passerons bien deux heures à marcher dans le jardin et à profiter du soleil qui a fait son retour.

Après cette visite, nous décidons de passer dans de nouvelles rues et de longer la rivière avant de rentrer. Sur la route nous goûterons une spécialité : « huevitos » (c’est de la pâte frit… très bon !).

De retour à l’hostel nous regarderons un film avant de nous coucher.

Après 30 minutes de taxi depuis Cuenca nous arrivons à Kushi Waira. Cette communauté est constituée de seulement douze familles qui essayent de conserver leurs valeurs traditionnelles et de les faire découvrir à qui désire en savoir plus sur la culture Cañari.

Nous sommes accueillis par Alfonso. Il est très content de nous recevoir et nous invite à découvrir l’itinéraire de la journée dans sa maison traditionnelle. Sa femme, très souriante elle aussi, et habillée de façon traditionnelle, nous apporte un petit verre de « Canelazo », qui est une liqueur traditionnelle de bienvenue faite à base d’alcool de cane et d’épices.

Après cet accueil chaleureux et les explications d’Alfonso, nous entamons la marche pour aller en haut de Ingacuca et Hurcu Achapana : la montagne sacrée qui se trouve juste derrière le cottage et depuis laquelle nous pouvons voir la vallée et les montagnes environnantes. Alfonso nous explique que dans leur culture ils ont tous une petite parcelle de culture de maïs (qu’ils cultivent sans pesticides). Nous voyons de grosses maisons un peu éparpillées. Il nous dit que ce sont les jeunes qui partent à l’étranger et qui construisent de grosses maisons, mais que malheureusement ces gens ne sont plus intéressés par leurs traditions et c’est pourquoi ils essayent de faire en sorte que les enfants du village et d’autres ailleurs connaissent la culture et essayent de préserver les traditions.

Nous suivons ensuite un sentier nommé  »Jambiñan », ce qui signifie sentier de la médecine en Quechua. Alfonso nous montrera quelques unes des 150 plantes médicinales de la petite montagne qui leur sert de pharmacie. Il nous expliquera leurs propriétés curatives, et comment on les utilise (infusions, inhalation…). On retrouvera certaines plantes que nous avions déjà vues au Pérou dans la région Amazonas. Ces plantes sont utilisées par les habitants de la régions depuis des milliers d’années, bien avant la colonisation espagnole.

Il nous montrera également que sur certains arbres nous pouvons trouver des dizaines d’autres plantes. Le vent transportant le pollen sur les troncs. On verra aussi que certaines plantes peuvent pousser de façon différente dans le même environnement.

Arrivés au bout du sentier, nous nous asseyons sur un banc et Alfonso nous pose des questions sur la religion, comment l’église est perçue en Europe etc. Des questions assez profondes qui laissaient sentir qu’il avait encore de la rancœur par rapport à la colonisation et comment elle s’était passée. Il nous explique pourquoi la nature est aussi importante pour eux. C’est vraiment très intéressant.

Après ces réflexions, il nous invite à ôter nos chaussures et à méditer avec lui et à pratiquer les rituels dédiés à Taita Inti (le soleil), Mama Quilla (la lune), Pachamama (la terre mère), Kuillurs (les étoiles), qui sont les Dieux des Cañaris. Nous devons tout d’abord tendre les bras et nous tenir droit pour recevoir l’énergie de la  »Tierra Madre »; fermer les yeux, par respect pour la  »Tierra Madre » et ensuite inspirer par le nez et expirer par la bouche pour purifier notre corps. Nous faisons ensuite des mouvements avec nos mains et nos pieds, puis des sauts. Alfonso récitera des paroles en espagnol que nous répèterons et jouera des instruments.

Après ce moment de méditation unique, nous prenons un autre chemin qui mènera vers une partie de la Route de l’Inca (« Ingañan ») qui mène à Cusco au Pérou. De là nous pouvons voir la vallée et les différentes teintes que prend la terre.

Nous retrouvons la femme d’Alfonso, toujours aussi souriante, et cette fois-ci elle nous apporte le repas traditionnel, que l’on appelle « pampamesa » en Quechua. Alfonso étale un drap blanc sur l’herbe sur lequel il déposera les différents plats (« pollo criollo », « mote casado », « pepa de sambo », « aguitas aromaticas »…), sa femme nous sert de l’eau de pluie sucrée et avant de commencer à déjeuner nous récitons quelques paroles pour remercier la « Tierra Madre » et nous versons un peu de l’eau sur le sol pour partager avec elle. Nous constatons que les repas en Equateurs sont composés de beaucoup de maïs, sous toutes ses formes.

Nous en profitons pour discuter avec eux sur toutes sortes de choses (la contraception en Europe, le fait qu’ils ne soient jamais malade car ils ont un rythme et une nourriture saine, la médication en Europe etc…).

Après ce très bon repas, nous retournons au cottage où Alfonso nous montrera et nous fera une démonstration de nombreux instruments de musique traditionnels. Il nous explique qu’ils les fabriquent dans le village. Il fait partie d’un groupe qui s’appelle  »Kikintaquina » et qui signifie  »Notre musique ».

Après cette démonstration musicale, sa compagne se joint à nous pour nous montrer des danses traditionnelles, pendant que lui jouera de la musique. Nous serons invités à danser avec elle et à partager ce moment sympathique.

Nous irons ensuite tous ensemble dans le jardin faire le jeu qui consiste à bander les yeux de la personne, la faire tourner sur elle-même puis la laisser chercher l’instrument de musique caché à l’aide d’un bâton. Une fois trouvé, si la personne danse bien, elle gagne l’instrument de musique. Nous avons réussi et sommes repartis avec une jolie flute.

Nous rentrons ensuite dans la maison et là Alfonso et sa femme apporte différentes pierres à moudre qui servent à préparer les farines et sauces. Il nous montre comment s’en servir puis nous l’imitons et dégustons ce que nous avons préparés (nous avons mélangé la farine avec du sucre de cane, c’était très bon, et trempé des morceaux de maïs cuit (« mote ») dans la sauce pimentée).

Nous ressortons et ils nous proposent de faire une cérémonie avec des plantes pour nous purifier et enlever les mauvaises ondes. Nous tendons les bras et fermons les yeux pendant qu’Alfonso récite des paroles en espagnol, en tournant autour de nous avec un pot en céramique dans lequel brûlent des plantes aromatiques;  puis pendant qu’il récite d’autres paroles, sa compagne nous « frappe » avec des bouquets de plantes (qui sentaient très bon); puis Alfonso conclure la cérémonie en jouant d’un instrument à vent.

La journée à Kushi Waira se terminera par cette cérémonie, et nous repartirons enchantés de cette rencontre.

De retour à Cuenca, nous irons nous promener et prendre un gros goûter bien sucré avant de rentrer glander à l’hostel.

Cette nuit j’ai super mal dormi à cause de tout le maïs que j’ai mangé la veille (et sans doute aussi à cause du brownie, de la glace, du frappé et du rouleau feuilleté à la confiture…mais ça c’est moins sûre 😀 ). Du coup pas trop envie de bouger en plus manque de bol il pleut des cordes.

On mettre une demi-heure à se motiver pour aller prendre le petit déjeuner. Après ça et quelques appels skype on part voir des villages avec des marchés et de l’artisanat à l’extérieur de Cuenca.

On marche une bonne demi-heure jusqu’au terminal de bus, on grimpe dans un bus super kitsch qui nous amène en 2h30 au village de Sigsig. Première grosse déception, il y a juste un marché de fruits, légumes et viande, et la boutique de panamas est super loin. Du coup on reprend le bus direction Chordeleg, un village qui on l’espère nous remontera le moral.

Une fois arrivés, on reste mouillés car la pluie est toujours présente, et là encore, grosse déception (merci le routard) : marché de bouffe et pas vraiment d’artisanat. On s’attendant à voir des fabricants de hamacs mais en fait il n’y en aura que cinq ou six qui se battront en duel dans quelques minuscules boutiques à touristes. Ce village est réputé pour ses bijoux en or et argent…qui sont trèèèèès loin d’être notre style. On décide d’aller manger au marché. Là par contre belle surprise, on mangera des plats typiques super bons pour seulement 2 USD le menu ! La pub d’un magnum au dulce de leche nous a donné envie de craquer…du coup on trouvera un magnum aux noisettes dans une boutique de bijoux (cherchez l’erreur). La fatigue nous ferra errer dans la ville en racontant n’importe quoi et en nous marrant. Après cette superbe balade on décide de rentrer à Cuenca ; même pas envie d’aller dans un autre village voir les orchidées de peur d’être encore déçue.

De retour à Cuenca, on prend nos billets pour Quito (dans 2 jours) où nous retrouverons Clément et James (trop hâte !!!). C’est dimanche, la ville est peu animée mais il y a quelques boutiques d’ouvertes. On cherche un fromager que nous avions repérer pour se faire des sandwiches pour demain (si la météo est correcte nous aimerions aller faire une randonnée). Le fromage nous coûte un bras (10USD…mais bon, on est français, on en a besoin). Après ce trou dans le porte-monnaie on décide de rentrer rien faire à l’auberge en attendant demain. Ce soir encore je pense qu’on ne dînera pas (on a jamais dîné en fait depuis qu’on est arrivés en Équateur, trop de sucre et de gras dans la journée…).

Aujourd’hui on va visiter Ingapirca. Ce site archéologique se trouve à 2h30 de Cuenca en bus, du coup on se lève tôt.

Pour la petite histoire, c’est le site archéologique pré-colombien le plus important et le mieux conservé d’Equateur. Ce site se trouve dans la province de Cañar. Il a été construit par la civilisation Cañari, puis les Incas sont venus conquérir la région et s’en sont emparé. Ils ont ensuite bâti le temple du Soleil, qui se trouve au centre du site, et c’est alors que ce lieu est devenu un important centre religieux, politique, scientifique, militaire et administratif. Le temple a été édifié avec de la pierre verte volcanique et il est situé sur un talus de forme ovale dont l’axe principal est orienté presque exactement dans une direction est-ouest, où la lumière éclaire chaque angle, de façon à remplir sa fonction culte-administrative. C’est entre le 20 et le 21 juin, jour du solstice d’été, que le soleil atteint son point le plus haut ou le plus bas dans le ciel, et que la durée du jour ou de la nuit est la maxime de l’année; c’est alors qu’est célébrée la fête de Raymi dans le site archéologique. L’Inti Raymi, la fête sacrée en l’honneur de Taita Inti, ou Père Soleil, est célébrée autour de ce complexe archéologique réunissant des centaines de personnes qui célèbrent diverses activités telles que l’élection de Ñusta, les danses folkloriques et la musique Salons andins, gastronomiques et artisanaux.

On va au terminal, on trouve le bus, on monte dedans, puis on somnole pendant 2h30.

Le site est joli et bien conservé en effet. On aura droit à une visite guidée de moins de 45 minutes. Après la visite il y a quelques trucs à voir dans la vallée ; du coup on y va en attendant le bus. Ce n’est pas très foufou mais ça nous fait marcher un peu. Après la balade on voit qu’il y a un musée, nous serons les seuls à le visiter ; c’est bien dommage car c’est assez intéressant, on apprend pas mal de choses sur les Incas en Equateur.

On a faim mais il n’y a rien à manger et on n’arrivera pas avant 16h à Cuenca. On trouve des cookies dont la couleur me dit qu’ils sont un peu périmés…mais bon ils croustillent alors ça passe !

On dormira la plupart du temps sur le chemin du retour. Une fois à Cuenca on va chercher notre petit déjeuner de demain dans notre boulangerie préférée (ses pains au lait sont trop bons !) et on craque pour du pain fourré au fromage…

On rentre à l’hostel se reposer puis ce soir on cuisinera des supers sandwiches toastés au fromage trop bon, avec des œufs et des poivrons…le luxe !

Demain c’est notre dernier jour à Cuenca et on prendra le bus à 23h pour Quito du coup ce soir ça sera Netflix et gros dodo.

Après une belle grasse matinée, des appels skype et un gros petit déjeuner, on décide de sortir. Nous ne sommes pas vraiment pressés car le bus pour Quito n’est qu’à 23h…

On voulait retourner au musée Pumapungo car la dernière fois nous n’avions pas pu voir les têtes réduites. Là vous vous demandez surement de quoi je parle 😀 Alors je vous explique. En Equateur, dans l’Amazonie et non loin de Cuenca, dans la tribue des Jivaros (ou Shuars), pour se venger d’une personne, on l’attaquait en duel. Une fois l’adversaire tué, on le décapitait et on faisait réduire sa tête après approbation du chef de tribue. Le but était d’emprisonner son esprit pour se prémunir de sa vengeance, s’approprier sa force et ses qualités. Parfois les familles des victimes étaient aussi décapitées et subissaient une réduction des têtes pour éviter toute vengeance. Cette pratique a continué jusque dans les années 1960 ! Certaines têtes étaient vendues au marché aux fleurs de Cuenca aux touristes ! Certains collectionneurs et gérant de musées se sont donc fait des petits plaisirs…

Les Shuars croient à trois esprits fondamentaux :

  • Arutam – littéralement « vision » ou « pouvoir », il protège les hommes d’une mort violente mais permet également d’assurer leur survie.
  • Muisak – l’esprit vengeur, il fait surface lorsqu’une personne protégée par Arutam est assassinée.
  • Wakani – inné à chaque humain, c’est lui qui survit après la mort sous forme de « vapeur ».

Une fois la tête décapitée on en fait quoi ? C’est très simple, pour reprendre les explications d’un site internet : « Le scalp est incisé sur la ligne médiane, de la face dorsale du cou jusqu’à la ligne antérieure des cheveux. Les deux moitiés de scalp sont détachées à mains nues. La peau du visage doit être disséquée en un seul bloc. Pour faciliter le détachement, les os de la face sont délicatement brisés. Le décollement de la peau s’effectue à l’aide de bambous aiguisés, coquillages, lames de silex. Les sourcils, le nez, les lèvres, les oreilles sont soigneusement préservées. Un tsanta (réduction de la tête) réussi doit ressembler à la victime de son vivant

Le « masque » est mis à tremper dans une décoction de baies pendant près de deux heures, une prolongation de ce traitement pouvant entraîner la chute des cheveux. À l’issue de cette étape, la peau est sombre et caoutchouteuse, et la taille de la tête a été réduite de moitié au tiers de sa taille originelle.

Le « masque » est retourné afin de pouvoir racler au couteau la chair encore éventuellement accrochée à la peau, puis il est remis à l’endroit et les incisions du cou sont cousues. Les yeux sont ensuite soigneusement cousus et la bouche est sertie à l’aide de pitons en bois, les chountas. Il s’agit de barrer la route aux esprits vengeurs. Le visage et les deux moitiés du scalp sont recousus de la même façon. Le crâne est ensuite jeté à la rivière en tant que présent à la divinité pani, le dieu anaconda. Le tsantsa se présente alors comme une sorte de sac, ouvert sur ce qui a été le cou.

L’opération finale consiste à remplir la tsantsa avec des pierres chauffées. Les pierres sont insérées une à une par le cou et continuellement tournées afin d’éviter de brûler la peau. Lorsque l’on ne peut plus insérer la moindre pierre, du sable chaud est introduit afin de combler les espaces (cette étape devra être reconduite régulièrement). Du charbon est frotté sur l’extérieur du visage afin de lui conférer une certaine étanchéité et de pouvoir modeler la peau. Les cheveux superflus sont brûlés et la tsantsa est accrochée au-dessus d’un feu afin qu’elle soit solidifiée et noircie. Une machette chauffée est appliquée sur les lèvres pour les sécher, après quoi les trois chountas sont retirés et remplacés par des ficelles. Ces processus permettent d’éliminer définitivement les esprits mauvais, en poursuivant la rétraction de la tête.

Lors du dernier jour de la semaine de fabrication, la tête est emportée en forêt pour subir sa première célébration : un trou est effectué sur le haut du crâne, un double kamai est inséré et fixé à un chounta à l’intérieur de la tête, ainsi, la tsantsa pourra être portée sur la tête du guerrier, lui apportant son pouvoir personnel, son arutam (force, courage, sagesse…). Plus le guerrier a de tsantsa, plus il a de pouvoir. ». Voilà, bon ap !

Après cette belle visite nous décidons d’aller visiter un musée que nous avions vu sur la route. Il s’agissait en fait de la restauration de la magnifique maison de l’illustre poète, diplomate et universitaire Cuenca, Remigio Crespo Toral, construite à la fin du XIXe siècle. C’était vraiment bien reconstitué, les meubles, vêtements et décorations étaient vraiment beaux. Il y avait également de nombreux appareils photos d’époque avec quelques superbes photographies. La maison faisait face à la rivière et en bas il y avait une terrasse avec un café. Du coup nous avons décidé de nous arrêter prendre un petit goûter… on avait tellement faim ! (le brownie avec sa glace sont super bien passé avec la bière et le chocolat chaud…). On z dû rester une bonne heure là-bas. On en a profité pour planifier un peu les trois jours à Quito, dont deux avec les garçons.

Après cette petite pause gourmande nous sommes allés acheter des petites figurines que nous avions repéré dans une boutique, puis avons fait une petite halte à la boulangerie (on a pris des pains au lait pour demain matin en cas d’hypoglycémie dans le bus et du pain pour le faire toaster ce soir avec plein de fromage dedans…light quoi !).

On passera le reste de la journée à l’auberge en attendant le bus.

Quito

Après une super nuit dans le bus, on arrive complètement éclatés à Quito. Le terminal est super grand ; on fonce chercher des billets de bus pour aller en Amazonie avec les garçons le 18 mai.

On décide de prendre un bus pour aller à l’hébergement car ce n’est que 0,25USD. On paye dans une machine et là on arrive sur une sorte de plateforme où des centaines de gens font la queue pour monter dans les bus. On ne comprend absolument rien. On demande de l’aide puis une fois dans la bonne file on monte dans le bus et là…c’est l’horreur ! Heure de pointe ! On passera une heure dans ce bus de malheur avec tous les gens qui se poussent, se disputent, s’écrasent. Quand nous devons sortir je hurle ‘’PERMISO !!!’’ mais personne ne bouge. Quentin qui avait mis son sac à dos à terre galère. Du coup pas le choix, j’hurle que nous sommes deux avec de gros sacs et je fonce dans le tas. Je suis vraiment de moins en moins tolérante avec les imbéciles : quelqu’un veut sortir, tu te pousses, et s’il faut tu sors du bus puis tu rentres ! quelqu’un galère à sortir, tu ne te fous pas devant ! Les gens sont cons. C’est comme les gens dans les auberges : il y a une chambre devant un espace commun, tu te la fermes !! ou encore cet américain trop con qui à 5h du matin se faisait ses œufs en sifflant et en mettant sa musique fort (ça n’a pas duré longtemps car je veillais à faire régner le calme…). Les gens sont cons, c’est un fait.

On arrive à l’hôtel en sueur. C’est super mignon. La fille nous attendait (on a réservé au moins 10 nuits chez eux du coup ils se perdaient dans les réservations). On a de la chance car on a la chambre de suite. Du coup on déballe tout (non en fait je déballe tout, comme d’habitude…Sonia, si tu lis cette phrase elle t’es dédicacée :D). On se repose quelques heures puis on sort. On est surpris car en moins de 15min nous sommes dans le centre-ville.

On passe devant un petit commerçant qui vent un truc étrange qui a l’air bon, du coup on goûte et c’est bon J(patate fourrée aux œufs et poulet). On décide d’aller manger au marché mais grosse déception, c’est peu animé et super cher (tout est relatif : 6USD le plat mais on pensait payer 2USD le menu). Du coup on se dirige vers la place centrale et on trouve un petit endroit sympa avec deux plats bons pour 2USD (contents !).

On se promène, les rues sont très mignonnes et colorées, on reconnait l’influence espagnole. C’est assez petit en fait. Du coup on en profite pour aller visiter trois églises.La première étant La Iglesia de El Sagrario. Il s’agit d’une église datant du 16-17ème siècle. Elle est de style colonial et possède un très belle porte en bois. A l’intérieur on trouvera d’énormes boiseries et un très joli dôme.

La seconde sera l’une des plus importantes de la ville : Iglesia de la Compañía de Jesus. Cette église date du 17ème siècle de style baroque latino-américain. Le collège et l’université Saint-Grégoire, dont elle faisait partie, formaient le quartier général de la Compagnie de Jésus dans l’empire colonial espagnol. Elle est considérée comme une des sept merveilles de l’Équateur et est un des monuments les plus visités de la ville de Quito. Sa façade a été taillée dans de la pierre volcanique andine ; à l’intérieur on retrouve un travail impressionnant du bois. Les boiseries sont recouvertes de feuilles d’or (c’est ce qui fait que ça donne une impression vertigineuse lorsque l’on rentre à l’intérieur, c’est très surprenant). a été construite en 1605 par les jésuites, qui ont été expulsés de l’audience royale de Quito en raison de l’édit de l’exil décrété en 1767 par Charles III, roi d’Espagne. Sa construction a duré environ 163 ans et a été abandonnée jusqu’en 1794. Après avoir été confiée aux frères Camilo, la compagnie de Quito a été restituée aux jésuites en 1862, avec l’autorisation du président Gabriel García Moreno. Cette œuvre architecturale monumentale a fait l’objet d’un processus de restauration intégrale depuis les tremblements de terre ayant détruit d’importantes structures telles que la tour en 1868.

La troisième église que nous avons visitée était L’église de San Francisco. Cet édifice date du 16ème siècle ;sa construction débuta en 1550, seize ans après la fondation de Quito par les conquistadors espagnols en 1536, elle fut achevée vers 1680. « Les fouilles effectuées dans l’église de San Francisco ont révélé des trésors pré-inca et coloniaux. Sa structure occupe près de deux blocs, ce qui en fait le plus important de Quito.

Pour la petite histoire, Il existe une légende intéressante avec l’Indien Aunqui Hualca, fils de Hualca, partisan de Rumiñahui, qui était à son tour général des armées d’Inca Atahualpa. L’Indien, dans une phase de malheur, a été accueilli par l’espagnol Hernán Juárez à qui il a servi avec loyauté. À partir de ce moment, l’Indien fut renommé Francisco Cantuña.
Cantuña entreprit de construire l’atrium du temple de San Francisco, mais son temps était court et présentait des difficultés pour terminer dans le délai imparti. Alors il a fait un pacte avec le diable. Cantuña lui donnerait son âme en échange de la construction de l’atrium. Le travail a été retardé d’une nuit et Cantuña n’a pas cessé de prier la Vierge par peur d’être emmenée en enfer. Lorsque le démon est apparu, l’atrium avait besoin d’une pierre. Le pacte a donc été annulé et Cantuña a été libérée. À ce jour, l’atrium de San Francisco manque une pierre.
Selon certaines théories, l’église de San Francisco aurait été construite sur le palais de Huayna Capac, onzième et avant-dernier souverain de l’empire Inca. Selon les chroniques d’antan, les traditions verbales et les témoignages des conquérants espagnols eux-mêmes, dans ce que l’on appelle aujourd’hui le centre historique de Quito, des temples incas ont été construits. Dans le secteur de Panecillo ou de Yavirac, se trouvait le célèbre temple du Soleil orné d’or et d’argent que Huayna Capac avait rapporté de Cuzco.
Dans les jupes de la Pichincha se trouvait le palais des Inca Capachuasi, une construction agrémentée d’avenues de toctes et de fleurs fraîches. À ce jour, le secteur conserve le nom de Toctiuco. Près du palais, mentionné précédemment et où se trouvent actuellement l’église de San Francisco et son couvent, se trouvaient des bâtiments militaires et des maisons des principaux curacas et orejones de l’Empire. En outre, ce qui est maintenant la Plaza de San Francisco était il y a des milliers d’années, car avant la conquête d’Inca, un grand Tianguez, c’est-à-dire un marché, celui-là même qui était le principal de toute la région nord des Andes.
Huayna Capac fut le successeur de Tupac Yupanqui et amoureux de Paccha, fille du dernier Shiry, fusionna son grand empire avec le royaume de Chinchasuyo, la partie nord de leurs domaines. En cela, il reconstruit le temple du soleil, établit son palais et dirige l’empire Tahuantinsuyu.
« À la mort de Huayna-Capac, son corps est allé à Cuzco, tandis que son coeur était à Quito, accompagné de ce qu’il avait le plus désiré de sa vie: son bien-aimé Paccha, son fils bien-aimé Atahualpa et la ville de son réconfort qu’il avait volé l’ancien siège des Incas.

Après ces visites nous continuons de flaner un peu jusqu’à notre rendez-vous avec Léon du blog Tout Equateur. Nous souhaitons le rencontrer car il nous a beaucoup aidé à organiser l’Equateur et nous a aussi donné le contact de notre guide pour l’Amazonie.

Nous avons rendez-vous dans une pâtisserie du centre ville (ça vous étonne ? :D). On commande quelques trucs en l’attendant car nous sommes arrivés super tôt. A 16h ce n’est finalement pas Léon qui arrive mais un jeune homme (de notre âge, dont j’ai oublié le nom mais extrêmement sympathique) qui arrive tout souriant. Nous passerons deux heures à discuter de notre programme. Il nous donnera plein de conseils et de bonnes adresses.

Vers 18h nous rentrons à l’auberge où nous ne ferons pas long feu.

Aujourd’hui je suis surexcitée car c’est le jour où Clément et James arrivent pour passer des vacances avec nous 😀 Trop hâte de les voir.

Après avoir pris notre temps, nous décidons de partir visiter la fondation du célèbre peintre équatorien Gayasamin, que nous ne connaissions pas. Ce peintre a décidé de rendre sa maison, ses collections d’œuvres d’art religieuses, et précolombiennes accessibles au public.

Nous prenons un taxi pour y aller car c’est un peu loin. Le chauffeur est très gentil et nous propose ses services pour les autres jours du coup nous ferons appel à lui. Nous arrivons à la maison de peintre. Magnifique endroit en haut d’une colline avec vue sur la vallée. Dans le jardin il y a un bâtiment assez moche, cubique, en briques grises qui constitue un musée secondaire. La maison est très belle, patio et piscine extérieure. Nous avons un guide pour visiter, son anglais n’est pas très clair mais il n’a pas grand-chose à dire de spécial car nous passerons 20 minutes à regarder une interview du peintre expliquant le pourquoi du comment de sa fondation. Il y a plein de statues de Jésus, des tableaux religieux et des poteries et céramiques équatoriennes. Le plus intéressant sera de découvrir les œuvres du peintre. Elles sont vraiment géniales ! C’est du cubisme comme Picasso mais bien plus beau et plus travaillé. Nous avons un véritable coup de cœur pour l’artiste (comme nous en avions eu un pour Pablo Neruda au Chili). Après la visite de la maison nous allons dans le musée bizarre. En fait il est assez impressionnant à l’intérieur : il y a un grand dôme central avec des peintures et un grand cylindre de vide au milieu qui permet de voir l’étage inférieur. On y verra des peintures immenses de l’artistes sur le thème de la mort et de la tristesse. C’est glauque mais c’est très bien réalisé.

Après cette super découverte nous partons visiter le quartier de Guapulo, considéré comme un quartier bohème à cause de ses ateliers d’artistes et cafés. Nous arrivons en taxi, en prenant une rue qui descend de façon bien pentue (et que nous remontrons plus tard…) devant l’église Notre Dame de Guapulo. Elle est mignonne. On a du mal à voir le côté bohème car il n’y a pas grand-chose. Des petites maisons sur une colline et en arrière-plan de gros buildings moches, mais une très belle vue sur la vallée.

Après avoir remonté la rue et tenté de découvrir des endroit insolites (que nous ne trouverons pas), nous partons à pieds dans le quartier La Floresta : quartier hipster et bobo. Nous nous arrêtons grignoter un truc dans un café végane (les gâteaux véganes je ne valide pas, il manque un truc…des œufs peut-être !). Le quartier n’a rien de spécial. Il y a quelques restaurants (véganes) par-ci par-là. Quentin en avait repéré un qui faisait des plats maisons avec des produits frais et locaux. Nous décidons d’y aller. Belle adresse ; le restaurant est très joli et c’est très bon (bonne bière, limonade et gâteaux). Après cette seconde pause nous décidons de rentrer tranquillement car Clément devrait arriver. Bon timing, quand nous arrivons, il est en train de faire son check-in, du coup je lui saute dans les bras ! Je suis trop contente de le revoir !!! On se prépare et se repose un peu (en commençant à manger les super trucs sucrés qu’il nous a ramené ! M&Ms, gâteaux au Nutella, chocolat…) puis nous décidons d’aller faire un petit tour en ville. On amène Clément goûter les patates farcies que nous avions goûté la veille. Nous passons par des endroits que nous n’avions pas encore vus, entrons dans de nouvelles églises et terminons dans un restaurant qu’on nous avait conseillé.

Après le repas on décide de rentrer. James nous a dit qu’il voulait aller dans un bar en arrivant (23h…) mais les bars ferment vers 1h max (et pas beaucoup). Clément est crevé du coup on décide de l’attendre à l’auberge. Aujourd’hui c’est son anniversaire, 40 ans ça se fête !

Finalement James aura « un peu » de retard et arrivera après minuit. Trop contente de le voir !!! il a une grosse barbe maintenant. Finalement, comme il est trop tard, on ne sortira pas ce soir ; par contre James avait prévu un plan B : bouteille de tequila trop bonne fraîchement achetée à Mexico city en cas de bar fermé.

Nous nous installons dans la salle commune et entamons la bouteille en racontant chacun nos histoires jusqu’à deux heures du matin !

Je n’ai pas encore eu le temps d’écrire cette journée, revenez plus tard !

Je n’ai pas encore eu le temps d’écrire cette journée, revenez plus tard !

Parque Nacional Yasuni - Amazonia

Après une nuit dans le bus nous arrivons au terminal de bus de Coca…à 3h30 du matin. Visiblement c’est moi qui ai le mieux dormi! Belle expérience pour James et Clément…

Il y a quelques personnes au terminal, la plupart sont des sans-abris. Il y a un gardien sympathique qui veille sur tout le monde. On pose nos affaires sur des sièges puis on fait passer le temps: Quentin lit, Clément et moi faisons internet et skype, et James…pauvre James. Le repas d’hier semble avoir chamboulé son estomac…il passera son temps aux toilettes. Le pauvre, il a toujours mal au pied et a du mal à marcher.

On attend. On a mal lu (encore une fois) les messages de Fernando, qui disait de prendre un bus à 21h pour arriver vers 5h car le bateau était à 7h…du coup on attendra jusqu’à 6h15 pour prendre un taxi.

Il fait super chaud et humide, on se sent poisseux. Le jour se lève doucement et manque de bol pour nous apporte une pluie torrentielle ! Il pleut à grosses gouttes, on voit le sol s’inonder, l’eau claque le plafond et le bruit raisonne dans tout le terminal. On se regarde tous en espérant que ça se calme et que ça ne soit pas comme ça à Rocafuerte!

On met tous nos vêtements de pluie et on fonce dans le premier taxi pour le « port ». Dix minutes plus tard on arrive, il y a quelques personnes. On fait la queue pour les billets. Un vieux monsieur me demande si nous allons voir Sifuentes (Fernando) et me dit que nos places sont réservées. Il y a une fille blonde dans la queue ; je lui demande si c’est elle qui se joint à nous pour le tour elle me dit que oui. Elle a l’air très jeune et pas très bavarde du coup je n’insiste pas. La fille du guichet n’est pas du tout aimable; on la paye on prend nos billets puis on attend dehors. James nous lit les inscriptions sur un panneau pour passer le temps.

On embarquera à l’heure. Le bateau est long, pas très grand et très bas. Ils ont mis des bâches pour éviter que la pluie ne rentre à l’intérieur. C’est bien mais du coup on se sent enfermés et on ne voit rien dehors. Il y a une dame qui monte avec son chien…il porte une couche! On se marre. Quentin et moi dormirons pas mal sur le trajet mais les garçons auront plus de mal. À mi-chemin on s’arrêtera manger dans un village: poulet, riz, flageolets. Je conseille à Clément d’éviter de manger des haricots (pour ne pas finir comme James) mais il les mangera et en subira les conséquences plus tard… James n’a pas d’appétit (normal) mais nous autres avons la dalle! Je me jette sur le poulet il est trop bon!

Le capitaine rappelle les gens avec sa sirène. Il fait toujours moche dehors mais la pluie s’est calmée. On soulève un peu le plastique pour faire entrer l’air et la lumière.

Quelques heures plus tard nous arrivons à Rocafuerte, dernière ville du coin avant la frontière péruvienne. Fernando et sa femme Leysa nous accueillent avec un grand sourire. Ils n’avaient pas compris que nous étions quatre (eux aussi ont mal lu les messages). L’hôtel où nous resterons le soir et juste en face de la rive; ils nous montrent le chemin. La fille blonde est accompagnée de son copain qui a l’air encore plus jeune qu’elle. On pose nos affaires dans nos chambres puis on retrouve Fernando en bas qui nous explique le programme. Il nous parle du prix du tour avec des montants un peu hors discussion du coup je leur rappelle que nous étions tombés d’accord sur un prix (qui n’a pas changé du coup c’est bon); par contre ils ont fait le même prix aux autres… j’ai passé dix ans à négocier pour nous pas pour les autres… bref… on paye. Il demande à tout le monde les tailles de bottes de pluie (et oui! Tout le monde s’est moqué de moi bah j’avais raison!) et va chercher des paires pour tout le monde.

On va faire un tour de Rocafuerte… quel tour! Ça nous prendra 10 minutes. Les mecs veulent des bières mais le dimanche ils n’en vendent pas (on leur en vendra quand même mais ils devront les boire à l’hôtel). Clément sympathise avec les deux autres jeunes et on leur propose de prendre l’apéro avec nous sur la terrasse de nos chambres.

Après ce petit apéro tout le monde va manger sauf Quentin et moi qui n’avons pas faim. On se mate un film puis dodo.

Tout le monde se retrouve pour le petit déjeuner en bas de l’hôtel. Rien de foufou mais ça fait du bien de manger. Les deux jeunes ont l’air sympathiques mais ne font pas trop d’efforts pour parler en anglais du coup ça m’énerve un peu car je sens que James va se sentir exclu. Ça me soûle un peu trop en fait, je mange et je remonte terminer mon sac. Je suis vraiment moins patiente avec les gens qui ne font pas d’efforts.

Fernando et Leysa arrivent super souriants. On descend tous mais il manque Clément… c’est à son tour d’être malade… Fernando rigole en disant qu’il y en a toujours un dans les groupes qui est plus lent que les autres.

Fernando nous présente ses membres d’équipage : Marta (qui aidera à faire la cuisine) et Freddi (qui sera multi tâche). Les deux sont très discrets et ont l’air timides. On monte dans la barque à laquelle est attachée une autre plus petite mais non couverte.

Fernando nous explique toutes sortes de choses sur le chemin; on verra la frontière entre le Pérou et l’Équateur avant de prendre la direction du parc Yasuni. Il s’arrêtera déposer la liste de l’équipage à l’office (il y a quatre ans des touristes se sont perdus avec un autre guide pendant 2 jours et les militaires ont dû aller les chercher, du coup pour éviter de refaire la même tout le monde doit être enregistré avant de s’enfoncer plus dans la jungle). Passé l’office on change de barque, on va tous dans le plus petite avec lui; Marta et Leysa resteront dans l’autre et se dirigeront vers le campement plus rapidement.

C’est superbe, on navigue tranquillement sur la rivière, on voit toutes sortes d’arbres et on entend toutes sortes de bruits jusqu’au moment où Fernando demande à Freddi de s’arrêter. Il a vu un truc. Il se met à pousser des hurlements (il fait des imitations de bruits d’animaux assez convaincantes). On regarde partout et là, entre les arbres, il nous montre un paresseux !!! On est tous surexcités! On ne s’attendait pas spécialement à en voir. C’est rigolo. Il sort ses jumelles pour que nous puissions mieux voir.

On reprend la route, toujours aussi belle, et là on voit à plusieurs reprises différents groupes de singes. Ils sont très proches, on prendra notre temps pour les observer. On est tous encore plus contents; Fernando nous dit qu’on a beaucoup de chance car d’habitude pour voir autant d’animaux ça leur prend plusieurs jours!

Un peu plus loin on retrouve les filles; visiblement le chemin est bouché. Il y a eu de fortes pluies durant la semaine qui ont fait bouger les petits îlots de plantes. Du coup on essaye tous un autre chemin. Même problème mais pas le choix, nous devons passer. Freddie et Fernando essayent de débroussailler à coups de machette et de bateau. Le chemin se dégage un peu. Ils se parlent entre eux… Freddi et Marta n’ont pas l’air du tout rassurés… Fernando recule, prend de l’élan m, et là on comprend: il va foncer dans le tas! Trois, deux, un…moteur à fond, les yeux rivés sur sa cible il fonce et nous nous hurlons tous mais nous sommes tous excités par cette petite aventure.. trente secondes plus tard on applaudit, nous sommes passés! Maintenant c’est au tour des filles. Elles mettent du temps à arriver. Leysa est aux commandes. On ne les voit pas mais on entend le moteur qui se met à gronder. Trente secondes plus tard elles ont traversé le passage écrasant encore plus les herbes. Marta est au fond du bateau, ella a l’ait d’avoir bien flippé; du coup on se marre tous et on reprend la route. Nous sommes à présent dans un lagune où le soir les caïmans sortent se nourir… pas très rassurant!

On va vers le campement et pas de bol, il est inondé ! Du coup ils ont un plan B mais on doit repasser par un chemin bouché. On est tous super excités on a trop envie d’avoir un peu d’adrénaline. Après être passés on arrive au campement. Lui aussi a eu beaucoup d’eau mais il est habitable. On sort tout et on commence à débroussailler où Fernando nous dit mais Leysa nous fait changer d’endroit (les femmes sont aux commandes ici) car il faut de la place pour la cuisine. On débroussaille, on monte le camp et les tentes, on essaye de couvrir la table qui servira à faire la cuisine et à manger (et qui est dans l’eau). Ça sera camping du luxe en fait, on aura chacun un matelas et un oreiller ! Par contre les toilettes ça sera pelle et trou pour grosse commission.

Après avoir tout installé on part avec Fernando et Freddi découvrir la lagune et chercher des animaux pendant que Leysa et Marta préparent le déjeuner.

Les arbres se reflètent dans l’eau c’est super beau! Quelques minutes plus tard, Quentin repère un truc dans l’eau qui a plongé et indique la direction à Fernando. Freddi coupe le moteur et oriente la barque. On attend deux minutes et là, un dauphin rose!!! Puis un autre!!! On est surexcités! Mes chances d’en voir étaient infimes ! Fernando n’en revient pas! Il nous dit que c’est son meilleur tour et nous appellera jusqu’à la fin « los chicos de la suerte ». On passe bien vingt minutes à les regarder plonger et refaire surface. Je suis trop contente car en moins de 4h j’ai vu un paresseux et des dauphins. Si je voir un toucan et que je rencontre des arborigènes j’aurai vu tout ce que je souhaitais voir!

On reprend la route, on voit de beaux oiseaux, des singes (de nouveaux), on entend les bruits de tous et surtout celui des singes hurleurs qui raisonne dans toute la forêt.

Une heure plus tard on retourne au campement; ça sent super bon! Les filles ont préparé des pâtes (elles lisent dans mes pensées) avec une sauce trop bonne avec des légumes et du poisson. On nous sert un super limonade maison très rafraîchissante. C’est le grand luxe dans la jungle! Je ne regrette pas d’avoir choisi cette option camping plutôt que les lodges hors de prix. On mange les pieds dans l’eau, au bord d’une lagune pleine de caïmans et de piranhas. Quelle vie!

Après ce délicieux repas on repart faire un tour en bateau pendant que les filles feront le repas du soir (il est 15h donc autant dire que le repas de midi et celui du soir sont peu espacés). Rebelote, on voit plein de belles choses! Trop chanceux les petits gringos!

On rentre, il fait nuit. On se met tous à table, on discute, c’est sympa. Les deux jeunes ne font pas d’effort pour parler en anglais du coup j’essaye de faire en sorte que James comprenne ce qui se dit. Je traduis du mieux que je peux ce que Fernando et sa femme nous raconte; c’est difficile pour mon cerveau d’écouter en espagnol puis traduire dans ma tête en français puis en anglais puis de tout revomir en anglais. Faire ça tout la journée c’est super fatiguant ! Mais bon, pour James et Clément, no soucy! Leysa nous prépare un plat typique Equatorien que nous ne trouverons jamais dans les restaurants car il doit être servi directement chaud: ce sont des bananes plantains écrasées avec une sauce sans laquelle ont mijotés des légumes et du poulet (qu’on ne me dise plus qu’on ne peut pas bien cuisiner en faisant du camping!). C’est super bon mais lourd!! On a mangé il y a trois heures à peine j’ai du mal à terminer mon assiette. Même les mecs qui mangent super bien d’habitude sont en galère.

Après ce délicieux repas, tout le monde remonte sur la barque sauf Marta qui s’occupera de ranger. Ce soir nous allons chercher les caïmans ! Ça me fait flipper… des gringos sur une petite barque au ras de l’eau dans la nuit sur lac rempli de caïmans et piranhas… Clément et James se fichent de moi (ils savent que je suis une chochotte au fond). Il fait noir, le ciel se découvre, les étoiles apparaissent et la lune se lève; son reflet brille sur l’eau du lac c’est superbe et sa lumière colore le ciel c’est splendide. Fernando allume sa super torche et balaye la rive. On voit des petites boules jaunes qui brillent : caïmans… il y en a plusieurs. Il en repère et nous nous dirigeons vers un buisson pour nous rapprocher de l’animal. Fernado imite les bruits de caïmans (il sait vraiment imiter tous les bruits). Freddi coupe le moteur, Fernando plonge sa main et la ressort avec un bébé caïman dedans!! Il est trop beau et vraiment pas farouche ! Il nous explique que c’est un caïman negro, nous montre les couleurs sur la peau, nous explique comment il voit la nuit dans l’eau etc. Il nous laisse toucher et voir de très près puis le relâche; c’est extraordinaire! On recommence, et là il en repère un autre. Cette fois dans sa main il y aura, à sa plus grande joie, un caïman blanco, très difficile à trouver car ils ont tendance à se faire manger par les autres. On le regarde de près, on le caresse puis on me relâche. Fernande est super content, encore un animal qu’il ne s’attendait pas à être en mesure de nous montrer! On verra encore deux autres caïmans avant de rentrer super heureux de cette journée extraordinaire! Fernando nous remercie pour la journée et nous allons tous nous coucher le sourire accroché au visage.

Ce matin nous nous levons tous aux aurores pour aller faire un tour en barque. Nous devions aller faire une marche mais la brume a envahi tout le parque ! On ne voit même pas la lagune depuis le campement.

Fernando est parti chercher les deux autres français qui doivent se joindre au groupe pour une nuit avec nous; du coup en attendant, nous partons avec Freddi et Leysa. Elle nous raconte toutes sortes d’histoires horribles pour nous faire peur sur des touristes qui se sont fait attaquer par des caïmans ou sur les touristes qui se sont perdus il y a quatre ans qu’ils sont allés chercher avec les militaires… ses histoires vont très bien avec l’ambiance qui règne autour de nous: la brume nous entoure et la végétation se reflète à la perfection dans la lagune.

On fait un tour, on voit quelques oiseaux puis là, des dauphins! On est super contents! Ils sont très proches de nous. On tente de prendre des photos mais impossible car ils sont trop rapides. Au loin nous entendons des bruits de moteur: c’est Fernando qui revient en trombe avec les deux touristes. Ils ont l’air encore plus jeunes que les deux autres. On lui dit que nous étions entrain de voir des dauphins, il n’en revient pas!

Nous montons tous dans la petite barque pour continuer le tour avec Fernando. Nous reverrons des dauphins, un bébé et sa maman, de nouvelles sortes de singes et des oiseaux. Fernando les reconnaît même en plein vol et nous montre sur son livre de quel oiseau il s’agit.

Après cette balade nous retournons au campement où le petit déjeuner va être servi. Ça sent divinement bon, elles nous ont préparé des pancakes!!!! Le pied! Elles sont géniales!

On discutera tous ensemble, on apprendra qui fait quoi, depuis combien de temps chacun voyage etc et aussi qu’ils sont tous les quatre assez jeune… Pour James c’est assez long car il ne comprend presque rien, personne ne lui parle en Anglais et il est au bout de la table…ça me rend triste, et ça m’énerve que les gens excluent une personne comme ça.

Après ce délicieux petit déjeuner tardif Fernando nous amène faire une balade dans la jungle pour voir un arbre avec des minéraux que les animaux viennent manger. Il fait super chaud et humide par contre la brume s’est levée et il fait super beau! La météo semble être avec nous.

Nous montons dans la barque puis naviguons dans une autre partie bien jolie de la lagune. James lui restera au campement car son pied lui fait extrêmement mal.

Nous voyons des singes et des oiseaux.

Nous descendons de la barque, marchons un peu. On voit des empreintes de tapir encore fraîches. Deux minutes plus tard Fernando nous demande de ne faire aucun bruit car en face de nous, en haut du fameux arbre se trouvent deux aras jaunes et bleus ! C’est superbe! On les regarde avec les jumelles mais ils nous ont repérés (Fernando nous dit que c’est à cause des vêtements flashs de certains d’entre nous… mais bon avec décathlon on n’a pas cinquante choix!). Ce n’est pas grave nous verrons d’autres oiseaux un peu plus tard, cinq ou six petites perruches en train de manger les nutriments de l’arbres. On les observera en silence. Après ça nous retournerons au camping déjeuner (les repas de la journée sont encore trop rapprochés !).

Les filles ont encore préparé un repas consistant.

Après ce déjeuner nous partons tous (James vient avec nous cette fois) pour faire une marche dans la jungle et tenter de voir des animaux.

La balade en bateau est super jolie encore une fois. Fernando entend les bruits de cochons sauvages. On écoute, ils sont extrêmement près de nous. On s’enfonce dans la jungle sous les arbres pour amarrer la barque et on descend sans faire de bruits en espérant voir des animaux.

James ne pouvant pas marcher il restera dans la barque faire de la pêche aux piranhas avec Freddi pendant que nous autres iront faire un tour de quelques heures.

Le circuit se fait sur une boucle. C’est dans ce sentier que les autres touristes se sont perdus la dernière fois. Personnellement je subis un peu la promenade à cause de la chaleur et aussi parce qu’on ne verra aucun animal (je pense que nous sommes trop nombreux et que c’était une grosse erreur de notre part d’accepter les autres avec nous: nous faisons trop de bruits en marchant…).

On verra des fourmis ouvrières entrain de porter des morceaux de feuilles sur leur dos, il y en a des milliers! Je trouverai aussi une sorte de chenille blanche super originale avec plein de poils. Fernando nous dira qu’elle est mortelle en cas d’allergie…

Nous verrons des espèces d’arbres et de plantes médicinales endémiques. Il nous montrera des lianes et nous fera goûter l’une d’entre elle (qui une fois bouillie devient mortelle); il fera goûter des fourmis au goûter de ciron aux autres (je n’ai pas eu envie de goûter) et nous fera boire de l’eau de liane. Après deux heures et demi de marche nous retrouvons James et Freddi au point de départ. James nous raconte que Freddi a pêché les piranhas et qu’il n’a rien réussi à prendre…

Nous retournons au campement tranquillement en recroisant des singes et des dauphins! Décidément !

Les gosses jouent avec la machette pendant un moment.

Les filles n’ont pas encore terminé de préparer le repas. Tout le monde va à table pour discuter. Je me remets en face de James car je sais que les jeunes ne feront aucun effort pour lui parler. La jeune qui est arrivée en même temps que nous lui tourne même le dos. Ils ne s’arrêtent pas de parler on commence à en avoir ras le bol. Je n’arrive plus à cacher mon ennuie et le fait que je ne les aime pas vraiment (c’est surtout leur attitude envers James qui m’insupporte). Je n’arrive pas à participer aux conversations et à garder mon calme.

Ce soir Fernando veut nous amener marcher dans la jungle pour voir des insectes… sans moi. James commence à se préparer mais je lui dis que les gens vont marcher alors je demande confirmation aux autres sur le bateau. Personne ne répond ou on me répond je ne sais pas…le guide est derrière vous, demandez bon sang!!! James ne peut pas le faire lui même ! Je m’énerve et James en a ras le bol aussi de les voir du coup il préfère rester au campement.

Quand tous les autres partent, c’est d’un calme!!!! C’est trop bien! J’en pouvais plus! Même les filles en cuisine sont contentes d’avoir du silence.

On part dans nos tentes avec James et je lui demande si ça va et il m’avoue que ça commence à le soûler tous ces français qui n’arrêtent pas de parler super fort non stop! Je suis d’accord!

Je profite du silence complet pour écouter les bruits de la jungle: singes hurleurs, oiseaux et choses non identifiées dans l’eau.

Une heure plus tard ils reviennent…bruyants (tolérance zéro de ma part j’en peux plus). Clément et Quentin nous racontent ce qu’ils ont vus: énorme araignée, crapaud aux dimensions hors normes et quelques autres insectes mais pas tant que ça. Ils sont plutôt contents du coup c’est chouette!

On se brosse les dents; Quentin qui se sent crade et qui pue des pieds (c’est horrible même lui ne supporte plus leur odeur) décide d’aller se laver dans la lagune (au bord de l’eau 😉 ). Puis après ça tout le monde au lit.

Aujourd’hui nous devons aller rencontrer des arborigènes, les Paiquinapi. Je suis super contente car ça sera sûrement intéressant!

Mais avant ça nous partons faire un tour de bateau pour voir des oiseaux. Pour cette dernière journée nous ne serons encore pas déçus! Nous reverrons des dauphins! Nous verrons des singes, deux aras rouges et bleus en plein vol et encore plus intéressant, un oiseaux qu’il est extrêmement rare de voir dans la journée, que même Fernando n’avait jamais vu! Il était tout excité! Après cette belle balade nous retournons au campement prendre le petit-déjeuner. Clément avait trop faim (comme d’habitude!).

Nous défaisons ensuite nos tentes et ramenons notre matériel au bateau. Après avoir tout remballé nous allons rencontrer la communauté Paiquinapi qui habite pas très loin de Rocafuerte. Sur la route les jeunes ne font que parler, parler, parler…. j’en peux plus! Deux d’entre eux m’insupporte avec leur façon de parler (surtout un qui est très prétentieux et snob). J’en peux plus, du coup je décide de m’asseoir avec Clément et James à l’avant car Quentin essaye de faire abstraction des bruits et ne dit pas un mot.

C’est trop bien, je n’entends rien de ce qui se passe à l’arrière et je suis avec mes amis.

Nous devons repasser dans le passage que nous avion pris le premier jour (et repris plusieurs fois comme des malades). Le passage s’est refermé. Freddi essaye de le débroussailler pendant que Fernando donne des coups dedans avec le bateau. Quelques minutes plus tard les plantes bougent. Fernando recule… recule… recule… très loin! On sent que ça va être sportif cette fois! Il prend son élan et fonce dans le tas comme un taré! On est passés ! On a entendu les branches craquer et les plantes se plier sous le poids du bateau. Quelle aventure! Tout le monde se marre (Freddi et Marta rigolent jaune). On continue la route, on passe une dernière fois devant certains paysages puis devant la frontière Pérou-Equateur. Le village Paiquinapi semblent se trouver côté péruvien.

Fernando fait des grands signes à un homme habillé d’une longue tunique bleue. Là tout le monde se dit que c’est pour nous faire plaisir mais Fernando me dira plus tard qu’ils se mettent cette tunique sur leur vêtement tous les jours. Peut-être que le chapeau coloré non par contre.

Nous montons au village, nous sommes accueillis avec de grands sourires et des mots gentils.

Aujourd’hui nous allons préparer un pain traditionnel à base de farine de yuca que nous allons fabriquer, depuis la récolte du yuca dans la terre.

Nous nous dirigeons vers leur jardin. Nous voyons leurs maisons en bois, très simples et surélevées à cause de la montée des eaux. Je pose plein de questions au « chef » du groupe et il me répond avec un grand sourire. Il y a plein d’enfants qui nous regardent intrigués et un peu timides ; ils sont super beaux.

Nous arrivons au jardin; nous devons déraciner les yucas. Quentin se lance en premier puis une des filles ainsi que Clément et moi. Le jeune prétentieux ne pense qu’à faire ses photos à la con du coup je lance (sûrement méchamment car je n’ai plus aucun self contrôle) qu’il pourrait aussi faire quelque chose! Argh!!! En plus en voulant faire l’intéressant et soulever la racine comme un bourrin il a donné un coup super fort dans le visage de Quentin manquant de lui casser ses lunettes! Bref.

On se marre bien avec notre souche car il y a une dizaine de yucas dans le même trou. Leysa viendra nous aider car c’est super dure. Pendant ce temps-là d’autres nettoieront les yucas et commenceront à les gratter.

Après la récolte on repart tous au bout du village. Une des petites filles me tape sur les fesses, je sens qu’elle veut jouer; du coup je commence à lui courir après et son petit frère se met à courir partout aussi. Ils sont super contents et moi aussi.

Durant une grosse partie de la journée nous allons tous aider à fabriquer la farine: enlever la peau des yucas, raper les yucas pour faire une pâte, enlever l’eau de cette pâte, tamiser la farine, fabriquer le pain. C’était vraiment très intéressant de voir comment arriver à obtenir de la farine. C’était assez long et fastidieux. Entre chaque étape les enfants voulaient jouer avec moi, c’était super chouette; ça m’a encore plus donné envie de venir faire de l’humanitaire dans une communauté équatorienne reculée. Fernando m’expliquait qu’il connaissait ces gens depuis une quinzaine d’années, que contrairement à d’autres peuples de la région ceux-ci étaient humbles et généreux. Il me racontait des histoires qui s’étaient passées avec des touristes et d’autres ethnies qui voulaient entrer dans les chambres des femmes…un peu flippant. Les Paiquinapi parlent leur propre dialecte et les plus vieux de la tribu ne parlent pas le castillan. Ils essayent de l’enseigner aux plus jeunes dans l’école du village.

Après ce super moment de partage Fernando nous répète qu’il serait bien de donner une contribution, d’un montant souhaité. Il m’avait mentionné 10usd puis il avait dit devant les autres 5usd. Les jeunes se sont focalisés sur le montant minimum ne réfléchissant pas vraiment au fait que ces gens nous avaient tout de même ouverts leurs portes, passé du temps avec nous, partagé leurs coutumes ; et que nous étions assez privilégiés par rapports à d’autres touristes. J’ai dû mal avec cette attitude radine… mais bon, chacun fait comme il le souhaite. L’argent récolté leur permet d’acheter de quoi nourrir leurs familles à Rocafuerte; c’est quoi 10usd au final pour un touriste européen? Bref, chacun sa façon de penser!

Nous quittons le village en remerciant tout le monde. Rocafuerte n’est qu’à quelques minutes de bateau.

Nous arrivons, nous disons au revoir à Fernando et son équipe, ainsi qu’aux deux jeunes qui nous ont rejoints hier (ils restent quelques jours de plus) puis nous comprenons assez vite que les deux autres n’ont pas envie de passer du temps avec nous, ce qui nous va bien. Nous ne leur reparlerons plus après ce moment.

Nous allons demander une chambre hors de prix au même hôtel, c’est la chambre la plus chère que nous ayons payée de tout le voyage et aussi l’une des plus sales. Le gérant est désagréable et sait que de toute façon nous n’avons pas le choix donc que nous paierons.

Nous reprenons les mêmes chambres.

Le bateau qui va à Coca vient d’arriver. Je vais voir si nous devons payer les tickets en avance ou nous. Le type me dit que non et qu’il y a aussi un autre bateau plus petit qui met la moitié du temps mais qui coûte le double. Je sais que ça pourrait intéresser les mecs. Clément et James étant désespérés de boire une bière ils vont en chercher dans le petit magasin tandis que Quentin et moi préférons nous décrasser et tenter d’enlever les horribles odeurs qui nous collent à la peau.

Quand ils reviennent je leur dis pour le bateau. Tout le monde à l’air de vouloir prendre le plus rapide.

Nous traînerons tous les quatre sur le balcon à discuter et boire des bières (et coca pour moi). Les garçons ont faim du coup je les accompagne en bas pour discuter. Quentin préfère se reposer. Le gérant et sa femme (pas certaine que ce soit sa femme remarque) nous demande ce que nous allons faire après, mais avec un air tellement méprisant que la discussion sera finalement assez courte. Il nous dit que le bateau rapide n’est pas le jeudi! Clément et James se décomposent car ils s’étaient déjà mis dans la tête de ne faire que 4h de bateau au lieu de 8h. Nous payons la nuit et lui demandons pour le petit déjeuner demain.

Nous allons chercher Quentin car il y a un karaoké à deux pas. Manque de bol il est fermé… du coup les garçons achètent d’autres bières et nous retournons discuter sur le balcon jusqu’à ce que nous soyons fatigués.

Réveil aux aurores, le bateau part à 6h et nous avons le petit déjeuner.

Nous descendons tous les quatre. Le petit-déjeuner est simple et bof. Le bateau vient d’arriver et j’ai terminé avant les autres du coup je dis aurevoir aux gens et je commence à partir mais le proprio et sa femme me demande de payer! J’hallucine! La chambre coûte un bras et ils nous font payer leur petit déjeuner degeu! En plus trois fois plus cher que si nous étions allés acheter un truc â côté! On râle, on paye et on se casse. J’espère que les futurs touristes n’iront pas chez eux, ils ne me méritent pas cet argent!

On fait la queue. Il y a les autres. La fille répond à mon bonjour mais pas son copain du coup ça sera les dernières paroles échangées avec eux.

Nous montons prenons place au fond du bateau puis c’est parti pour 8h de traversée.

Finalement ça passera plus vite que prévu. Nous dormirons un peu puis passerons les dernières heures à discuter avec Clément et Quentin. Je leur ai demandé si j’avais été désagréable avec les autres et ils m’ont confirmé que oui 🙂 que je leur avait parlé super méchamment et que ça se sentait que je ne les aimait pas! Je me suis sentie un peu coupable mais pas trop non plus car je n’aime pas quand les gens excluent une personne, surtout si cette personne est mon amie! La discussion nous a bien fait rire en tout cas.

Après les 8 heures de bateau nous arrivons à Coca. Il fait ultra chaud ici. On cherche un taxi pour foncer au terminal de bus. Le chauffeur nous dit que nous pourrions avoir un bus à 15h. Une fois au terminal on fonce pour prendre les billets avec Quentin tandis que Clément et James vont chercher à manger (ça vous étonne ? 😀 ). Manque de bol, nous arrivons 10min trop tard, tous les billets nous sont passés sous le nez ! Du coup le prochain bus sera à 20h30… Nous prenons les billets et allons l’annoncer à Clément et James. Comme prévu ils sont dégoûtés. James regarde même les vols mais pour nous c’est hors de question.

Après le déjeuner ils décident d’aller glander à la piscine. Quentin n’ayant pas son maillot nous décidons d’aller visiter le musée qui parle d’une tribu amazonienne qui s’est éteinte. Le bâtiment est super moderne et bien joli ; le musée est très intéressant et assez bien fait. On y découvrira un autre style de poteries funéraires que. Nous n’avions encore jamais vu. Après cette visite nous avons encore du temps du coup nous décidons d’aller manger une glace à côté en attendant de retrouver les autres au terminal de bus.

On se retrouve tous vers 19h ; les garçons reviennent avec de la bouffe (normal 😉 ). Ils mangent super vite puis nous partons prendre le bus complètement HS en espérant que cette nuit nous arriverons à dormir !

Après 8h de bateau, 5h d’attente à Coca et 7h de bus, nous arrivons ENFIN à Quito; il est 3h15 du matin. On a un peu dormi (sauf James) du coup c’est passé vite.

On prend un taxi pour aller à l’hôtel. Le chauffeur a une conduite assez spéciale. Les garçons suspectent qu’il ait une mauvaise vision (oubli de freiner avant les virages, oubli de s’arrêter aux feux rouges (tous)).

Quarante minutes plus tard nous arrivons sains et saufs à l’hostel. On fonce dans nos chambre tenter de faire un gros dodo.

On se retrouve vers 10h puis on glandera jusqu’à presque 13h (Clément à faim).

On voudrait faire des emplettes au marché artisanal du coup on decide d’aller manger vers là-bas. On trouve un restau de poissons super bon.

Après le repas direction le marché. Quentin en a marre avant même d’être entré (moi j’adore). Ce marché est un labyrinthe et ça ressemble à la caverne d’ali baba. Ils vendent tous les mêmes trucs mais il faut tout négocier.

Deux heures plus tard on ressort et on décide d’aller au centre ville. On s’arrête prendre un glace trop bonne dans une boutique de chocolat puis on va boire un verre sur la place centrale. On avait repéré une nana pour Clément dans un des bars mais malheureusement elle n’était pas là. On prend notre temps, la nuit tombe et il fait un peu frais.

Après cette petite pause on reprend un taxi pour aller à l’hôtel.

Quentin et moi faisons nos sacs; James et Clément tentent de télécharger le dernier épisode de Games of Throne. On se retrouve une heure plus tard pour aller reboire et remanger dans un bar qu’on nous avait conseillé qui fait ses propres bières.

On prend un taxi (pas le choix à cause du pied de James).

Le bar est super chouette. Dans la salle au fond il y a une salle de cinéma où ils passent un vieux film chinois un peu ridicule. C’est sympa mais on est encore crevés des dernières 24h.

Après le repas on rentre en taxi puis dodo!

Îles Galapagos

On a pas beaucoup dormis ce matin. Quentin s’est réveillé à 4h et du coup on a eu du mal à se rendormir.

À 5h on va se doucher et on ferme le sac (on prend un gros pour deux). On descend dans la salle commune prendre un thé et café en attendant en autres. J’en profite pour appeler quelques personnes.

Le taxi arrive à 6h, petit SUV conduit par une femme. Pour une fois on arrive à se détendre dans un transport! Elle conduit tranquillement et sans accouds.

On arrive à l’aéroport. On voit qu’il y a une zone spéciale pour les gens qui vont aux galapagos. On fait la queue et on apprend qu’on doit payer 20 USD… c’est quoi cette histoire? Ils ne s’embêtent vraiment pas ici! On paye car on veut partir. On passe les bagages et la sécurité puis on ira dans un restaurant pour prendre le petit déjeuner. 13USD des oeufs et du pain et 5,5USd un petit café… seuls James et Clément prendront quelque chose! Quentin et moi avions prevu le coup en achetant des trucs trop bons en ville hier.

On essaye de voir les activités aux Galapagos (je leur avait tout envoyé déjà mais personne n’avait regardé du coup maintenant c’est un peu me bazard pour organiser!). On se rend compte qu’il ne nous reste que quatre ou cinq jours tous ensemble 🙁 et que tout le monde ne veut pas faire la même chose tout le temps. Du coup cet aprem en arrivant on devra se dépêcher de réserver les excursions que l’on veut faire ensemble avant leur départ.

C’est l’heure d’embarquer! Je passe un petit appel rapide à Sonia et Sophie qui ont la banane car elles sont en vacances! (J’ai presque oublié l’effet que ça faisait…mouahahah).

On a une escale à Guayaquil mais on ne sort pas de l’avion. Je crois que la moyenne d’âge est de 60 ans, nous devons être moins de 10 de moins de 35 ans dans tout l’avion incluant le personnel. Que des américains qui ont l’air assez riches. Ça va être la grosse fiesta aux Galapagos! 😀

Le vol est assez rapide. Le ciel était assez dégagé du coup nous avons bien pu voir les Iles de Baltra, Santa Cruz et seymour. L’eau donne envie de sauter dedans!

On attéri et là on passe une heure à faire la queue pour passer l’immigration et les contrôles. Ensuite on enchaînera bus ferry et taxi pour rejoindre notre hôtel.

La ville n’est pas très jolie mais il y a beaucoup de restaurants et de magasins à touristes, c’est plutôt bien aménagé.

On pose nos affaires puis on décide d’aller faire le tour des agences pour trouver les excursions que nous souhaiterions faire.

Nous commençons par la première de la rue, le type ne nous plait pas trop il essaye de nous vendre n’importe quoi. On passe à la seconde; un dame nous accueille. Elle a l’air honnête sur ce que nous pouvons éventuellement voir et nous explique que ce que nous lui demandons. On lui demande pour chaque excursions et je négocie du mieux que je peux. Elle est sympa du coup on décide de tout réserver avec elle. On lache tous 400€ ce qui nous allège le portefeuille! On a toutes les excursions importantes de réservées et les transferts entre les îles pour moins cher que la normale. On repart contents puis on décide d’aller manger un truc dans la rue d’à côté. Il y a plein de petits restaurants mais comme il est 16h30 nous n’avons pas beaucoup de choix. On s’arrête dans un qui a plein de super gâteaux! Après cette pause gourmande, James voudrait voir les clubs de plongée. Les plongées ont l’air top mais 90 usd la plongée non merci! Du coup on fera une excursion pendant qu’ils iront plonger. Les Galapagos c’est vraiment super cher! Un vrai attrape touristes ! Mais bon on est garantis de voir plein de choses extraordinaires du coup ça vait le coup!

On traîne dans les boutiques, on se promène sur la rue principale puis on rentre.

Je suis épuisée du coup je laisse tomber tout le monde ce soir; Quentin aura la flemme de sortir. Les garçons sortirons mais bien plus tard le temps de se motiver!

Petit réveil tranquille pour tout le monde (après une dizaine d’heures de sommeil).

Clément, Quentin et moi descendons souhaiter la fête des mères à nos mères respectives avec le peu d’internet que nous captions. On se retrouve tous les quatre sur la terrasse pour le petit déjeuner puis on se met en route pour notre première excursion.

La dame nous accueille avec un grand sourire (normal, hier on lui a donné plus de 1500 USD en cash). Elle nous dit de suivre un type pour aller au bateau.

Sur le port on voit un lion de mer qui se dore la pilule, et le plus cool, des requins dans l’eau ! Ce sont les petits requins qui viennent se cacher des plus gros pour ne pas se faire dévorer, et qui viennent se faire des buffets de sardines devant les bateaux au plus grand bonheur des touristes.

On attend une quinzaine de minutes puis nous montons sur un petit bateau avec quelques autres touristes.

Le but de la journée consistera à voir plein d’oiseaux et des tortues.

Premier arrêt à cinquante mètres, devant les rochers. Nous voyons de beaux oiseaux dont les fous à pattes bleues ! Nous sommes super contents ! Il y a aussi des frégates, des crabes bleus et rouges, des bébés iguanes, et des lions de mers. La journée commence bien !

On continue un peu plus loin et là nous descendons du bateau voir une faille dans laquelle on verra deux belles tortues. Le paysage est super jolie avec les roches volcaniques noires, les cactus, les oiseaux et l’eau bleue.

Le guide nous amène ensuite sur une plage où nous pourrons voir nos premiers gros iguanes marins. On est super excités car il y en a partout ! C’est trop génial et trop beau ! On prend cinquante mille photos puis on retourne au bateau.

La suite du programme sera du snorkeling. L’eau n’est pas aussi froide que prévue. On verra une tortue énorme trop belle et de gros poissons perroquets. On essayera de voir des raies et des requins mais il n’y en aura pas.

Le capitaine nous amène ensuite dans un endroit où, après une marche de dix minutes, nous devrions arriver à une sorte de faille dans laquelle l’eau douce se mélange à l’eau salée et où la visibilité est « bonne ». Nous marchons, James galère avec son pied. On arrive, c’est blindé de monde (on est dimanche et il y a plein de touristes). On saute dans l’eau et on commence le snorkeling. Il y a là aussi de gros poissons et les rayons du soleil viennent plonger dans l’eau et illuminer la roche. C’est le même genre de paysage que l’on a vu lors du snorkeling dans les eaux gelées de Silfra en Islande. On passera pas mal de temps dans l’eau puis la matinée se terminera sur cette belle sortie.

De retour en ville, on passe à l’hôtel prendre une douche avant d’aller déjeuner dans la rue d’à côté. C’est super bon et pas excessif. Le chef nous fait comprendre que nous devrions revenir le soir pour dîner.

Après ce repas, Clément, Quentin et moi partons faire une autre excursion : tunnel de lave, cratère et tortues géantes. Le guide vient nous chercher à l’agence. Il est très sympa. On en profite pour lui poser des questions sur le tourisme de masse, le salaire moyen etc. De ce qu’on comprend, les gens sont riches aux Galapagos et vivent presque tous du tourisme.

Nous commencerons par aller voir les deux cratères qui se trouvent de chaque côté de la route. C’est très joli.

La deuxième partie de la visite sera d’aller voir une réserve de tortues géante, El Chalto. On se promène tranquillement en observant les animaux. Elles sont super belles et ont l’air pénardes dans leur bain de boue.

On terminera la sortie par la visite d’un tunnel de lave. Dit comme ça, ça a l’air trop génial ! mais en fait c’est un peu naze. C’est un tunnel, il fait sombre, c’est humide. Mais bon, c’est naturel ! A un moment on devra ramper pour arriver au bout du tunnel ; petit moment d’excitation, woop woop !

On retourne en ville avec le guide et on lui demande de nous déposer à un endroit où nous pourrions acheter des fruits. Il nous dépose et part et là Clément se rend compte qu’il a oublié son téléphone dans la voiture…ça vous étonne ? pas nous JDu coup il fonce à l’agence et nous on essaye de trouver des fruits…un ananas à 8USD, no thanks ! du coup on retourne à l’hôtel. Clément récupèrera son téléphone plus tard.

James n’étant pas là et ayant encore un peu de temps avant que la nuit ne tombe, nous décidons de partir tous les trois à la plage en marchant. La plage n’est pas très belle et elle est bondée ; ça ne donne pas envie du tout. Du coup on décide d’aller en tenter une autre un peu plus loin. Là aussi, pas envie de se baigner, par contre il y a des iguanes partout ! c’est super cool ! on (je) fait plein de photos d’iguanes avec le coucher de soleil. On prend notre temps puis on rentre doucement.

On retrouve James qui doit passer au diving center. Le snorkeling de ce matin lui a trop donné envie de faire une plongée malgré sa douleur au pied.

On le retrouve un peu plus tard puis on va boire un verre et manger dans la rue derrière notre hôtel ; c’est super sympa, tous les restaux ont mis des tables au milieu pour dîner. On s’installe au même que celui où nous avons mangé le midi. On se marre bien car il y a un américain à côté de nous qui pète un cable car le service est super long, et parce que le serveur n’est vraiment pas doué. On fera une tentative pour aller fumer une chicha mais manque de bol ils n’ont pas de quoi fumer… du coup on finira dans un bar super cher où seuls Clément et James boiront un verre. Après ça, dodo !

Ce matin James et Clément partent faire de la plongée pour tenter de voir des raies mantas et des requins marteaux à Seymor. Quentin et moi allons faire une excursion sur l’île Floreana, à 2h de bateau de Santa Cruz. Cette île fût un repère de pirates.

Nous prenons notre petit déjeuner tous ensemble puis Quentin et moi allons à l’agence. La dame nous amène dans un autre centre où ils regroupent tous les touristes qui partent pour Floreana ce matin. Nous serons 16 ! On part tous au port. On prend un petit bateau pour aller sur le plus gros. Il est horrible ! Seuls quelques chanceux se retrouvent à l’arrière à découvert. Les autres, dont nous, serons à l’intérieur entrain de suffoquer pendant 1h30. Le bateau va à fond la caisse et casse les vagues, les chocs remuent nos organes dans tous les sens. Impossible de se reposer. Tout le monde à la nausée, même Quentin qui d’habitude adore ça !

On arrive au port de Floreana, tout vaseux et crevés. Personne n’a la patate ! On est accueillis par des iguanes marins rouges endémiques de l’île ! Trop top !

La guide nous amène faire une ballade après avoir pris un bus pour nous raconter comment vivaient les gens sur l’île avant, et nous montrer le repère des pirates. On croisera des tortues de terre géantes. Ils essayent de reproduire les tortues qui habitaient l’île auparavant mais qui ont toutes disparues car elles ont été mangées.

La balade est sympa mais bon, ça fait cher le déplacement…

On reprend le bus et il nous dépose dans un restaurant où nous sera servi le déjeuner. Au menu poisson et riz. Pas mauvais mais un peu light pour le prix de l’excursion ! On sympathise avec un canadien et trois américains. Le repas devient plus sympa.

Après ce « merveilleux » déjeuner nous reprenons le bus pour aller à la plage faire du snorkeling. Nous devons marcher dix minutes avant d’arriver au spot. C’est super beau ! Le sable est blanc et l’eau turquoise.

On s’habille puis on fonce dans l’eau. On verra des tortues, des lions de mer, des poissons et Quentin une rais. Après une heure dans l’eau nous repartons vers le bateau, et cette fois on prend un Nausicalm… Il y a plein d’iguanes, de lions de mer et un beau pélican.

Par change je réussi à nous avoir deux places à l’arrière à l’extérieur (les gens sont dégoûtés mouahahah). Il y a un américain qui se sentait très mal à l’aller. Comme nous sommes super gentils on lui cède une de nos places et en plus il aura droit à son petit Nausicalm.

La traversée est longue mais moins horrible qu’à l’aller. On n’a pas le mal de mer et on a de l’air frais qui nous fouette le visage.

On retourne à l’hôtel mais les garçons n’arriveront qu’une heure plus tard car ils sont rentrés plus tôt de leurs plongées et voulaient voir d’autres choses. Ils nous racontent ce qu’ils ont vu : des requins marteaux et une raie (pas Manta). On regarde leurs photos, elles sont top ! Clément a encore eu des problèmes de digestion et se sent super mal. Il s’endort sur le lit en boule, sans même avoir mangé !…il est vraiment mal le petit. Du coup James, Quentin et moi partons manger, on lui laisse quand même un message et on lui déblaie son lit (on est super sympas comme copains hein!).

On va dans un bar qui sert des sushis. On se fait méga arnaquer, on est un peu dégoûtés (c’est de ma faute c’est moi qui voulais en manger en plus). Mais bon on ne se laisse pas abattre. On terminera la soirée sur la terrasse de l’hôtel avec un magnum et des bières, puis dodo.

Quentin s’est trompé et a mis son réveil trop tôt du coup on est tous debout à 6h au lieu de 7h…

On monte faire un peu d’internet. J’appelle maman qui pète un câble à cause de Pole emploi et du coup je pète un câble aussi parce que je lui fais péter un câble…

On déjeune tous ensemble puis on part à l’agence chercher nos combinaisons pour le snorkeling. La dame nous amène vers le guide de la journée. Nous attendrons un peu avant de finalement embarquer sur le bateau. Il est bien mieux que celui d’hier, mais il y a deux personnes en trop, du coup on est un peu serrés.

Aujourd’hui on va faire trois snorkeling. Un premier à trente minutes de Puerto Ayora qui s’appelle La Fé (toujours sur Santa Cruz), deux autres au pieds de l’île de Pinzon.

Clément ne se sent toujours pas bien aujourd’hui malheureusement. On espère qu’il tiendra le coup pour se jeter à l’eau avec nous.

Les vagues sont assez grosses à La Fé, mais le bateau s’arrête juste après des roches qui les arrêtent. On saute dans l’eau, elle est super froide ! Il y a beaucoup de plancton ce qui rend la visibilité un peu bof, mais on voit des tonnes de tortues c’est génial ! Les poissons sont super gros et de toutes les couleurs. On en prend plein les yeux. A un moment on s’aventure vers les mangroves où on enlèvera nos palmes pour nous engouffrer dans une sorte de criques où se trouveront des iguanes marins et des otaries. C’est vraiment top, on est super contents. On remet les palmes et on continue vers le bateau, on croise de nouvelles tortues sur la route. Première étape au top du top, on attend avec impatience les deux autres plongées.

On reprend le bateau et on passe à côté d’une île qui s’appelle « l’île sans nom ». James et Quentin suggèrent de l’appeler l’île Jessica, je trouve ça plutôt bien trouvé 😀 C’est un caillou en plein milieu de l’océan. Il y a quelques otaries qui se dorent la pilule.

Trente minutes plus tard nous arrivons devant Pinzon. C’est une île volcanique sur laquelle vivent des centaines de tortues géantes que l’on ne trouve que là-bas. C’est pourquoi personne ne peut aller se balader sur l’île et seul le snorkeling et la plongée y sont autorisés.

Nous enfilons notre matériel de snorkeling. Clément passe 20 minutes dans les toilettes avant puis se motive pour venir. Il aura bien fait car nous verrons des choses extraordinaires sur les deux sessions de snorkeling : des tortues, des poissons perroquets énormes, une magnifique langouste multicolore énorme, des otaries, des requins, un poulpe, des raies de deux sortes et plein d’autres choses. On se régale ! Cette excursion valait vraiment la peine de faire deux heures de bateau aller !

Sur le retour vers Puerto Ayora on sera encore plus chanceux, des dauphins croiseront notre route ! Décidemment !

De retour au port, les garçons vont chercher des dollars tandis que Quentin et moi partons déposer les combinaisons à l’agence puis nous doucher. Une fois à l’hôtel je me rends compte que j’ai oublié mon bas de maillot sur le bateau ! Je retourne voir la dame de l’agence mais à son regard je comprends bien que je devrai mettre une culotte pour me baigner les prochains jours…pas certaines que ma belle culotte en mérinos apprécie l’eau de mer, mais bon, hors de question de faire du shopping aux Galapagos !

Les garçons reviennent et James nous avoue qu’il a mangé un magnum et a acheté un super short méga cher. Clément semble aller un peu mieux. On glande un peu puis on décide d’aller manger dans la rue avec tous les bouibouis pas loin de l’hôtel. On retournera dans le même restaurant et on se moquera encore du serveur un peu mou du genou ! Clément et James feront péter la langouste ! Ça avait l’air trop bon (on a goûté, c’était trop bon).

Après le repas, comme il est tôt, on décide de se faire un after sur la terrasse de l’hôtel. On achète des bières et des magnums. On a du mal à s’entendre, il y a un gros groupe d’Israéliens qui hurlent comme s’ils étaient seuls.

Après ce dernier petit plaisir nous descendons tous préparer nos affaires puis dormir.

Réveil tôt ce matin car James et Clément partent sur Isabela où nous les retrouverons demain. Je suis super triste car demain sera la dernière fois que nous les reverrons avant un an LOn s’habitue vite à avoir ses amis, et parler de caca et d’autres choses pas très catholiques à longueur de journée.

On monte prendre le petit déjeuner mais le type ne veut pas nous servir car ce n’est pas l’heure. Je crois qu’il voit que Clément à les boules. Je lui redemande gentiment (oui j’arrive à être gentille avec les gens qui m’énervent des fois) mais il ne veut pas ; au bout de 10 min la fille qui l’aide arrive et il cède. Les garçons sont pressés ils doivent partir prendre leur bateau dans quelques minutes, et James qui dit toujours avoir terminé son sac aura sans doute besoin de 15min en plus pour réellement fermer son sac… les mecs…

Les garçons gobent leur petit déjeuner puis descendent fermer leurs sacs. Je descends avec eux leur dire au revoir…je suis super triste, je les prends dans mes bras et leur fait plein de bisous avant qu’ils ne foncent au port. Je remonte terminer mon petit déjeuner avec Quentin.

Après une petite frayeur (on ne retrouvait pas le passeport de Quentin), nous partons déposer nos affaires dans notre nouvel hébergement puis nous marchons vers Tortuga Bay, superbe plage avec plein d’animaux, soi-disant.

Sur la route on s’arrête dans un parc avec des mangroves. C’est joli et calme. On verra plein de jolis oiseaux, des lézards et même un bébé iguane entre deux planches de bois.

On arrive à l’entrée de Tortuga Bay. La fille de l’office nous explique les règles à suivre puis nous marchons bien 30 minutes en plein cagnard dans un sentier entre les cactus. Il y a des oiseaux et des lézards partout. On a super chaud, il est tôt mais le soleil tape fort.

On arrive au bout du sentier en sueur. On tombe bez à nez avec une plage de sable fin blans magnifique ! On est émerveillés ! C’est splendide ! La ler fait de gros rouleaux qui s’écrasent devant nous et vient nous rafraîchir les pieds. Comme il est interdit de se baigner ici à cause des courants dangereux nous continuons pour arriver à Tortuga bay. On croisera des iguanes marins qui tentent de prendre un max de chaleur sur le sable brulant. On arrive sur la fameuse plage. Elle n’est pas extraordinaire mais bien jolie. On décide d’aller le plus loin possible là où il n’y a personne ; proche des mangroves. On ne comprend pas pourquoi personne ne va là-bas d’ailleurs, qui dit mangroves dit animaux…bref, on se pose. Je mets les pieds dans l’eau et là je crois voire un iguane dans l’eau ! Je dis à Quentin de se dépêcher. On le cherche et là je vois un requin ! On est super contents. On l’attend pour essayer de faire des vidéos. On jouera à chercher et attendre le requin pendant au moins une heure. On se dorera (cramera en fait) la pilule puis, quand le soleil deviendra trop fort on remballera nos affaires. On a aucune idée de l’heure mais on crève de chaud. On transpire comme des fous en marchant. On retourne là où on avait vu les iguanes. La mer est trop belle et donne trop envie. On a le droit de se baigner ici… On voit des iguanes dans l’eau, on devient tout excités et du coup on pose nos affaires et on fonce se baigner ! C’est trop génial de pouvoir voir les animaux nager ! On restera une bonne trentaine de minutes jusqu’à ce que Quentin commence à bien sentir qu’il crame.

On refera tout le trajet retour en sueur et en plein cagnard et on arrivera à l’hostel super tard ! On est restés au moins 4h là-bas !

On fait le check-in et on est dégoûtés parce qu’on avait oublié qu’on partageait la chambre avec deux inconnus. Mais bon, c’était moins cher et c’est que pour la nuit. On se douche et referme nos sac avant de partir chercher un truc à grignoter avant que le centre Darwin ne ferme.

Départ super tôt ce matin pour prendre le bateau qui doit nous amener à Isabela où nous retrouverons les garçons.

On prépare nos affaires discrètement pour ne pas réveiller les autres. On petit déjeune dans la cuisine puis on fonce au port.

Il y a plein de gens qui crient des noms de personnes et de bateaux. On ne comprend pas trop comment ça fonctionne. On demande à un type qui nous dit d’aller voir un autre type qui nous dit que nous ne sommes pas sur la liste. Ça commence bien ! Il appelle la nana de l’agence, il nous amène voir un autre type dans un coin qui a l’air de récupérer tous les abandonnés. Finalement on aura bien un bateau pour aller sur Isabela, ouf ! On attend, on prend un Nausicalm puis on embarque.

On arrive à avoir une place à l’arrière. Je ne sais pas si c’est le Nausicalm qui marche super bien ou si la mer n’était pas si agitée que ça mais en tout cas le trajet passe vite et je dormirai à moitié.

On arrive, il fait super beau, on voit plein d’oiseaux dont des fous à pattes bleues, l’eau est super claire…c’est génial ! On est super contents, on a hâte de descendre.

On arrive, on nous fait payer une taxe deux fois plus chère que ce que nous avions lu sur les blogs (bienvenidos touristas !). On a les boules mais on n’est plus à 10USD près ici ! On voit des iguanes sur la route de l’hostel. Il n’est pas très loi, à 10min du port. La dame de ménage fini tout juste notre chambre. Elle est parfaite : au calme, lumineuse, grande et il n’y a que nous dedans ! Manque de bol elle nous dit qu’il n’y a pas d’eau à cause d’un problème mais que c’est en train d’être réglé…on attendra deux heures avant que ce ne soit réglé, c’était assez difficile car on avait trop envie d’aller aux toilettes…bref, c’est réglé.

On voit les gens qui sont dans la chambre à côté. Je les reconnais, c’est un couple un peu niaiseu que nous avions vu dans le bus qui faisait la traversée Chili-Pérou (le genre de couple qui passe son temps à roucouler et à se faire des papouilles…un peu boring pour nous, mais ils avaient l’air gentil…on ne les reverra plus, on les a un peu évité en fait).

Après s’être reposé on retrouve James à son hôtel ; Clément est allé faire la randonné du volcan que nous ferons plus tard. On galère à retrouver James mais on y arrive. On décide d’aller manger dans un restau sur la plage qui a un beau ponton. La plage est jolie et immense, l’eau est trop belle. Par contre le restau était bien bof et en plus c’était super cher (et j’ai encore la dalle…ça promet).

On termine de manger et là Clément revient complètement crevé de sa randonnée. Comme ils ne restent pas longtemps sur l’île, Clément voudrait faire un max de trucs. Il a envie de louer un vélo pour faire une partie de la côte. Du coup, comme nous ne sommes pas vélo du tout, on les laisse se balader puis on les retrouvera le soir. Pour nous ça sera oreiller et sieste de deux heures ! Sur le retour vers l’hôtel on fait un petit tour ‘’en ville’’. Je mets des guillemets car ici c’est bien différent de Santa Cruz. Il y a peu d’animation, c’est très calme, tout est concentré sur une rue principale. Les restaurants sont super chers (environ 15USD le plat…mais heureusement qu’il y a des menus (trois ou quatre fois plus chers que sur Quito)), les supérettes sont hors de prix (pot de Nutella petit à…attention, accrochez-vous…15 euros !). On déprime un peu en voyant tout ça mais bon, on s’y attendait ! c’est le jeu ma pauvre Lucette comme on dit chez nous !

On les retrouve pour manger le soir, ils sont contents de leur balade en vélo et nous de notre grosse sieste. On va manger dans un restau qui a l’air pas trop mal (on est surtout attiré par MENU 8USD). Le repas était vraiment light, j’ai encore faim (j’ai tellement repris l’habitude de manger sucré et beaucoup depuis que Clément et James sont là que je ne sais même plus si c’est vraiment de la faim en fait). Les mecs ont repéré un karaoke la veille ; comme à notre habitude, nous devons terminer un séjour par un karaoké. Hier ils étaient seuls dans le bar…ce soir nous serons quatre ! On arrive, c’est sombre et il y a des lumières de toutes les couleurs. Je demande au type si nous pouvons chanter. Il n’est pas super enthousiaste mais nous dit que oui (il se passe un truc sur son téléphone qui le préoccupe). On commande des bières et rien pour moi car il n’a que des bières (James voulait un cocktail). Il nous donne le livre magique avec les chansons, il pèse une tonne c’est génial ! Il y a trop de choix ! On choisit des chansons un peu au pif (qu’on regrettera…pour commencer 50cents, pas évident quand on connait que le refrain. Le pire sera Shakira, trop dure de chanter aussi vite en espagnol). On se marre super bien ! On arrive même à faire chanter et danser Clément (il craque toujours, même quand il est crevé). On restera bien deux heures dans le bar à chanter. Un vieux monsieur viendra nous piquer la vedette pour chanter des chansons de salsa mais bon on lui pardonne, il nous a bien fait marrer.

Après cette super soirée on rentre se coucher.

Dernier jour tous les quatre. Je me réveille avec un pincement au cœur. C’est trop bien d’avoir les copains avec nous, on s’habitue aux blagues pourries et la compagnie de ceux qui nous ont bien manqué pendant déjà six mois…bref, je suis triste.

On prend notre petit déjeuner, sans thé et sans café car nous n’avons pas le droit d’utiliser la cuisine, mais par chance avec de bons gâteaux que nous avons trouvé dans une boulangerie aux horaires étranges tenue par un vieux monsieur.

On propose aux garçons de laisser leurs affaires dans notre chambre toute la journée comme ils doivent faire le check in ce matin et qu’on veut aller nager. On se retrouve dans une agence pour louer des palmes puis on va vers le port, dans THE sport de snorkeling (gratuit) de l’île. James y est allé hier et nous a dit que c’était génial (lions de mer, iguanes etc). On y va tout guillerets, on croise plein de lions de mer qui font des bruits bizarres. On est trop excités, il y en a dans l’eau ! On se change en deux secondes et on fonce pour nager avec eux. Ils ont trop envie de jouer. Clément plonge et ça les rend tout foufous.

On nagera plus d’une heure. On verra plein de lions de mer, des tortues, des pinguins et des iguanes. C’est extraordinaire de pouvoir voir tout ça avec un masque et un tuba ! On repart émerveillés ! C’était gratuit et bien mieux que d’autres endroits que nous avons vus qui nous ont coûté une blinde. On décide de revenir demain matin encore plus tôt avec Quentin du coup.

Clément a trop envie d’aller surfer (il en parle depuis des jours) du coup comme nous trois n’avons rien de spécial de prévu on décide de se joindre à lui sur la plage. Il va louer son matos puis on prend un taxi pour aller là où il voulait aller surfer. La plage est jolie mais manque de bol les vagues ne sont pas folles. Il y va quand même. Quentin est un peu bof aujourd’hui, le soleil l’a crevé ; du coup il va lire. James regardera son livre sur les animaux, et moi, je ferais des photos de pélicans et du body surf (plus de la noyade que du surf). Clément ne prend pas beaucoup de vagues, on se demande pourquoi. C’est lui le sportif il nous expliquera plus tard. Il est un peu blasé mais au moins il aura tenté. Il me propose d’essayer. C’est trop dur ! J’ai zéro muscle dans les bras et mon gros derrière me fait perdre l’équilibre avec les vagues. On se marre bien, surtout James qui voit tout depuis la plage et essaye de filmer. Deux heures plus tard le taxi revient nous chercher (on lui aviat donné rdv).

On décide de manger à côté de l’endroit où Clément a loué sa planche. Le repas n’est pas mauvais mais un peu plus ça aurait été cool. En tout cas c’était très bien présenté. Il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que les garçons ne prennent le bateau. Du coup on fonce à l’hôtel, ils prennent une douche puis c’est le moment des au revoir… rien que d’écrire ça je suis de nouveau triste… Grandes accolades, et bien sûre, comme tout le monde s’en doutait, je pleure ! Je n’arrive pas à les quitter, c’est trop difficile. Mais bon, pas le choix ils doivent partir. J’espère qu’ils auront envie de nous retrouver ailleurs pour qu’on puisse les revoir très vite.

Quentin est exténué, il fera une sieste de deux heures pendant que moi je regarderai les vidéos de ce matin. Je le réveille vers 16h, nous devions retourner faire du snorkeling mais on a la flemme du coup on va faire des courses pour faire des sandwiches (on a repéré du faux fromage dans une supérette) puis on retourne au spot de ce matin et on trainera un peu sur la plage. Après ça on retournera glander avant d’aller manger et de regarder Netflix, puis, dodo.

Allez, ce matin on se motive, on se lève à 7h pour aller faire du snorkeling là où nous étions hier avec James et Clément. On se dit que plus on se lève tôt, moins il y aura de gens et qu’on sera peut-être chanceux.

On sort, il fait gris dehors, il y a de gros nuages. Quentin me dit qu’il a plu hier mais j’ai trop bien dormi je n’ai rien entendu. On y va à reculons mais on y va. On arrive au sport de snorkeling, on observe, on ne voit rien pendant 5 minutes du coup on se démotive un peu mais on se jette à l’eau quand même. Finalement un pingouin pointera le bout de son bec deux minutes plus tard et ça suffira pour nous réveiller ! On verra deux pingouins et plein de tortues en train de manger ! Un des pingouins est attiré par le filtre rouge de ma goPro et tente de le manger. Il me fonce dessus du coup ça me fait nager comme une grosse débile (pas de palmes donc pas envie de toucher les roches où il y a des étoiles de mer orange fluo avec des piques noirs). Trop contents, on continue de nager, nous sommes tout seuls. On se dit au bout de 45min qu’on retourne là où nous avions vu les tortues puis qu’on rentre. Nos masques achetés à Quito sont vraiment de super mauvaise qualité, je vois dedans comme si je n’avais pas mis mes lentilles ! Je regarde en plissant les yeux et je vois un truc long, plat et gris sur le sable, une raie ! Je crie à Quentin de venir et on la regarde nager délicatement. Trop beau ! On recroisera les pingouins et l’un d’entre eux me pincera les fesses…il a dû voir qu’il y avait de quoi manger dedans !

On retourne à l’hôtel après une heure de snorkeling. On est vraiment trop contents de s’être finalement motivés, on a été super chanceux ce matin encore !

On prend notre petit déjeuner et j’appelle mes parents et mamie puis on part pour une grosse journée de balade en plein cagnard. Le soleil est sorti et il fait déjà ultra chaud !

On longe la plage pendant une bonne heure puis on arrive à l’entrée du sentier qui mène au ‘’muros de las lagrimas’’. Ce mur est un entassement de pierres volcaniques que les anciens prisonniers de l’île ont construit contraint et forcés par les autorités locales qui abusaient de leur pouvoir sur eux. Certains en sont morts d’épuisement et très certainement à cause de la chaleur. Comme on dirait avec Laura, ‘’il fait une chaleur de pute’’ ! on crève de chaud ! Je me balade en soutif…ouais #menfiche, et Quentin la chemise ouverte. On a trop trop chaud et bien évidement, on n’a pas pris assez d’eau ! Il y a plein de spots pour aller voir des lagunes et la mer sur la route, on se les garde pour la fin (pour économiser l’eau). On mettre une bonne heure pour arriver au mur. On croisera des grosses tortues terrestres sur la route. C’est un mur mais c’est bizarre de savoir comment il a été construit. Le guide à l’entrée nous a dit qu’il y avait un mirador, il faudra monter et marcher encore quinze minutes en plein cagnard. On est crevés mais on arrive au bout. La vue est très belle. On voit les volcans, l’océan, la « ville » et la vallée bien verdoyante. On boit trois gouttes puis on redescend. Le retour sera plus rapide. Comme nous n’avons plus d’eau et encore quelques jours, nous décidons de revenir un autre jour pour faire du snorkeling.

On a trop trop chaud et la mer est juste devant nous. Du coup on décide d’aller piquer une tête ; ça fait trop du bien !!! On se baigne et on se prend des claques par les grosses vagues pendant trente minutes puis on rentrera (et on achètera 6L d’eau) se reposer.

En fin d’aprèm on se motive pour aller chercher le petit déjeuner de demain chez le papi. Il est tout content de nous voir et nous raconte quelques trucs sur les choses que nous souhaiterions voir. On le remercie et on lui dit à demain !

On passe à côté d’une rue qui donne sur la plage du coup je demande à Quentin si on peut aller faire un petit tour. On y a va et là on voit plein de gens entassés les uns sur les autres en train de faire des photos. Ça nous intrigue du coup on s’approche et là on voit des bébés tortus ! C’est trop merveilleux ! Et bien sûre, je n’ai pas pris mon appareil photo… Il y a plein de tortues et pour aller à la mer elles prendront pas mal de temps. Quentin me dit que j’ai le temps d’aller le chercher. Je fonce ! Je me tape un sprint en Tongue, je sue, je galère, les gens se marre, je souffle comme un bœuf mais j’arrive à faire l’aller-retour (qui me semble interminable car on est assez loin de la plage) à temps. C’est vraiment trop beau comme moment, on n’aurait jamais pensé pouvoir assister à un évènement pareil aux Galapagos ! Encore un moment de chance pour la journée. Il y a un autre truc qui se prépare sur la place mais on a la flemme d’y aller du coup on rentre et on se repose avant la journée snorkeling de demain matin.

Ce matin on se réveille un peu plus tard mais on part quand même faire du snorkeling à Concha de Perla, notre spot préféré. Il fait encore gris du coup on ne regrette pas de ne pas avoir réservé le volcan. C’est dommage de ne pas le faire mais on compte déjà revenir J

L’eau semble assez claire, elle est plus haute que quand on vient d’habitude. On se jette dedans, elle est fraîche au début, parce que deux jeunes lions de mer sont rentrés dans l’eau ! J’arrive à les voir avant qu’ils ne partent mais Quentin met trop de temps à enfiler son masque. On nage côte à côte et on croise une raie énorme ! Elle est grise et noire circulaire et presque aussi grande que Quentin. On en avait déjà vu une comme ça mais pas aussi grosse ! On la regarde, on la recroisera avec un iguane et une tortue. Presque une heure plus tard on ressort et on rentre à l’hôtel. Je ferai une sieste de deux heures pendant que Quentin liera, je pensais qu’il dormait aussi.

On décide de retourner vers les plages qui sont un peu loin. On marchera pendant une heure en plein cagnard, il fait vraiment trop trop chaud dehors. On arrive à l’entrée du sentier et le guide nous dit que c’est bof pour le snorkeling (l’autre nous disait le contraire la dernière fois). On va voir. Sur le premier sport l’eau est très haute et il y a plein d’iguanes qui s’entassent les uns sur les autres en essayant de ne pas se mouiller. On va dans l’eau mais on a pied et on se prend des grosses vagues qui viennent de plusieurs directions à la fois, ce n’est pas super agréable. Du coup on décide d’aller voir ailleurs. Il y a un tunnel de lave avec de l’eau dedans mais il fait super sombre. Seul Quentin y va mais il reviendra vite car il me dit que le bruit des grosses vagues qui cognent au bout du tunnel fait assez flipper.

On va voir une autre plage, la playa del amor (oui le nom fait rêver je sais). L’eau est haute là aussi mais c’est un peu mieux pour faire trempette. On se baigne dix minutes car on manque de se noyer à chaque vague et il y a des roches en bas.

Un peu déçus de cette sortie (on a marché une heure pour venir du coup on est un peu blasés), on remballe nos affaires puis on décide de rentrer. On repasse par la boulangerie du vieux monsieur. Comme il est presque 17h, Quentin souhaiterais retourner une dernière fois à la Concha de Perla. On y va tranquillement en marchant sur le sable le long de la plage ; on s’enfonce de 5cm à chaque pas (c’est notre sport de la journée).

On arrive il y a déjà du monde. Il y a deux américaines qui discutent et l’une dit ‘’il y a vraiment trop d’allemands !’’. Je me marre et j’ai trop envie de lui répondre ‘’il y a aussi trop d’américains !’’. Les Galapagos c’est 60% de touristes américains, 30% d’allemands, 8% d’israéliens, et 1% des autres (ces chiffres ne sont pas officiels, je les ai inventé 😉 ). On sait qui vient d’où aux bruits qu’ils font et à leur façon de parler…et parfois c’est assez insupportable…mais bon sur Isabela, à part le soir dans les restaux, on ne croisait pas grand monde.

Je reviens à mon récit. On va dans l’eau. Je suis Quentin vers l’endroit où on voit toujours des animaux. Je me laisse porter par le courant que je crois faible. Je me rends compte qu’il ne l’est pas, je panique comme une gamine, j’essaye de rebrousser chemin mais je galère ! du coup je panique encore plus, je manque de boire la tasse, je nage comme une folle en brasse, en crawl, sur le dos puis au bout de dix minutes j’arrive à rejoindre le ponton, complètement essoufflée et paniquée. Je décide de laisser tomber et je regarde Quentin qui nage tranquillement. A un moment je vois 5 pingouins dans l’eau. Je le dis à Quentin qui essaye de les voir, puis des lions de mer arrivent. Pas le choix, je retourne dans l’eau ! Manque de bol la go Pro nous lâche (j’ai vraiment la poisse avec l’électronique !) et du coup on n’arrive pas à prendre de vidéos. Quentin réessayera, moi je lâche l’affaire quand je vois ces cons d’américains qui viennent se ruer sur les pingouins en nageant comme des abrutis en crawl ! Bin oui faites bien du bruit pour effrayer les animaux ! imbéciles ! Je remonte et je guide Quentin à chaque fois que je vois un truc. Les pingouins reviennent, un des cons d’américain se rejette à l’eau comme un débile en plongeant et en faisant le crawl, tous les autres suivent et nagent comme des cons pour faire peur aux animaux… Quentin lui a repéré une tortue de l’autre côté. Il la regarde puis revient et on décide de rentrer.

Après une bonne douche on part manger. On va tester un autre restaurant qui est 1USD de plus mais on aura plus de bouffe. On repart contents car c’était bien bon mais on a mangé trop vite du coup on est ballonnés. On rentre terminer de ranger nos sacs, car demain on quitte l’île, puis on file au dodo.

Nouvelle matinée de snorkeling avec un tour aujourd’hui. On vient nous chercher à 7h30 pour nous amener à l’agence. C’est un peu ridicule de venir nous chercher en 4×4 alors que l’agence est à 400m… pour des gens qui se veulent respectueux de l’environnement c’est un peu le comble !

On arrive, les gens de l’agence ne sont pas méga aimables et les autres qui font le tour avec nous ont l’air un peu mous et pas intéressants…ça va être funky ! en tout cas nous, on garde la banane.

Le même chauffeur amène tout le monde au port (encore 10min de marche de gagnée…). Il y a des lions de mer qui jouent dans l’eau transparente, c’est super joli. On croise d’autres touristes qui partent faire la même excursion que nous.

La mer est agitée mais nous n’avons pas le mal de mer. On verra plein de fous à pattes bleus et le bateau s’approchera près d’un rocher où des dizaines d’oiseaux seront en train de prendre l’air.

Une heure plus tard nous arrivons dans ‘’Los Tuneles’’. Ce sont des coulées de laves qui ont formés des tunnels dans lesquels un bel écosystème marin s’est développé. On y verra plein de grosses tortues, des poissons, une raie. Il y a des cactus qui ont poussés sur la lave, c’est assez joli. Le temps est gris c’est dommage car l’eau est transparente, du coup ça aurait pu être encore plus beau ! On a de la chance il y a quelques fous à pattes bleus. On les observe. Le guide nous explique plein de choses à leur sujet. C’est vraiment un bel animal ! On restera un bon moment dans le coin puis on reprendra le bateau pour la séance de snorkeling. On devra passer de grosses vagues et le capitaine devra faire super attention de ne pas heurter les rocher. C’est assez précis comme manœuvre mais nous arrivons à l’endroit souhaité pour faire le mouillage.

Nous enfilons nos combinaisons et on se met à l’eau. Le guide dit bien aux gens de nager à l’horizontale pour ne pas remuer les sédiments et rendre l’eau trouble ; mais bien sûre les gens n’écoutent pas ! On verra quand même des hippocampes, des raies, des tortues énormes, des requins et même un poulpe ! Quentin verra une murène aussi ! C’était vraiment sympa même si sur la fin on commençait à avoir un peu froid.

On remonte sur le bateau, on nous sert à boire et à manger puis on repart vers Puerto Ayora.

On ne bougera plus de la chambre en rentrant, on est trop fatigués…dur dur les vacances ! On sortira quand même vers 19h pour aller chercher le petit déjeuner et manger un petit truc. Fin de la journée J

Allez, debout super tôt pour faire du snorkeling ! On a la tête dans le chou mais on y va. Il fait un peu plus beau qu’hier mais on ne voit toujours pas le volcan que nous souhaiterions gravir, du coup on décide de ne pas le faire. C’est dommage car c’est le second plus grand cratère du monde mais si on doit payer pour marcher on aime mieux voir quelque chose une fois en haut !

On arrive au spot, on se lance. On restera une demi-heure pas plus, on ne voit rien d’intéressant. On rentre un peu déçus mais bon, on ne gagne pas à tous les coups ! Comme il est encore tôt on se repose puis on repart vers la plage. On fera un tour dans une zone avec plein de flamands roses et autres oiseaux. Le chemin se termine dans un centre de protection des tortues géantes. Ces tortues sont en voie de disparition et son endémiques de l’île. Les gens essayent de reformer une plus grande population avec les quelques tortues qui restaient sur l’île. On en voit des petites (qui ont déjà une vingtaine d’années…) et des grandes. Elles sont super jolies. On passera pas mal de temps à les regarder.

On décide d’aller se baigner à la plage juste à côté (j’ai la flemme de marcher 30 minutes), on a deux de tension. C’est dur les vacances pendant les vacances ! On se change et on va dans l’eau qui nous paraît super froide car il n’y a pas de soleil. Comme on est seuls on décide de faire péter les maillots et de se baigner tout nu ! On se marre bien puis on décide de se rapprocher de la « ville » où on se calera sur le sable devant une autre plage, le soleil étant sorti.

Une vague nous réveillera manquant de nous mouiller. On est encore plus fatigués qu’avant…du coup on rentre à l’hôtel pour faire une sieste. En milieu d’après-midi on retournera vers le port pour essayer de voir des animaux. Seul Quentin ira dans l’eau, il y a un groupe d’allemands et d’israéliens super bruyants…je préfère attendre sur le banc. Quentin ne restera pas longtemps il ne verra qu’une tortue, une queue de requin et quelques crevettes. C’est marée haute et il y a beaucoup de courant du coup il en a vite marre. On décide de terminer l’après-midi sur la plage à côté où on regardera les lions de mer jouer dans l’eau.

On rentre se doucher puis on ressortira manger avant de faire un gros dodo.

Ce matin on se réveille un peu plus tard mais on part quand même faire du snorkeling à Concha de Perla, notre spot préféré. Il fait encore gris du coup on ne regrette pas de ne pas avoir réservé le volcan. C’est dommage de ne pas le faire mais on compte déjà revenir J

L’eau semble assez claire, elle est plus haute que quand on vient d’habitude. On se jette dedans, elle est fraîche au début, parce que deux jeunes lions de mer sont rentrés dans l’eau ! J’arrive à les voir avant qu’ils ne partent mais Quentin met trop de temps à enfiler son masque. On nage côte à côte et on croise une raie énorme ! Elle est grise et noire circulaire et presque aussi grande que Quentin. On en avait déjà vu une comme ça mais pas aussi grosse ! On la regarde, on la recroisera avec un iguane et une tortue. Presque une heure plus tard on ressort et on rentre à l’hôtel. Je ferai une sieste de deux heures pendant que Quentin liera, je pensais qu’il dormait aussi.

On décide de retourner vers les plages qui sont un peu loin. On marchera pendant une heure en plein cagnard, il fait vraiment trop trop chaud dehors. On arrive à l’entrée du sentier et le guide nous dit que c’est bof pour le snorkeling (l’autre nous disait le contraire la dernière fois). On va voir. Sur le premier sport l’eau est très haute et il y a plein d’iguanes qui s’entassent les uns sur les autres en essayant de ne pas se mouiller. On va dans l’eau mais on a pied et on se prend des grosses vagues qui viennent de plusieurs directions à la fois, ce n’est pas super agréable. Du coup on décide d’aller voir ailleurs. Il y a un tunnel de lave avec de l’eau dedans mais il fait super sombre. Seul Quentin y va mais il reviendra vite car il me dit que le bruit des grosses vagues qui cognent au bout du tunnel fait assez flipper.

On va voir une autre plage, la playa del amor (oui le nom fait rêver je sais). L’eau est haute là aussi mais c’est un peu mieux pour faire trempette. On se baigne dix minutes car on manque de se noyer à chaque vague et il y a des roches en bas.

Un peu déçus de cette sortie (on a marché une heure pour venir du coup on est un peu blasés), on remballe nos affaires puis on décide de rentrer. On repasse par la boulangerie du vieux monsieur. Comme il est presque 17h, Quentin souhaiterais retourner une dernière fois à la Concha de Perla. On y va tranquillement en marchant sur le sable le long de la plage ; on s’enfonce de 5cm à chaque pas (c’est notre sport de la journée).

On arrive il y a déjà du monde. Il y a deux américaines qui discutent et l’une dit ‘’il y a vraiment trop d’allemands !’’. Je me marre et j’ai trop envie de lui répondre ‘’il y a aussi trop d’américains !’’. Les Galapagos c’est 60% de touristes américains, 30% d’allemands, 8% d’israéliens, et 1% des autres (ces chiffres ne sont pas officiels, je les ai inventé 😉 ). On sait qui vient d’où aux bruits qu’ils font et à leur façon de parler…et parfois c’est assez insupportable…mais bon sur Isabela, à part le soir dans les restaux, on ne croisait pas grand monde.

Je reviens à mon récit. On va dans l’eau. Je suis Quentin vers l’endroit où on voit toujours des animaux. Je me laisse porter par le courant que je crois faible. Je me rends compte qu’il ne l’est pas, je panique comme une gamine, j’essaye de rebrousser chemin mais je galère ! du coup je panique encore plus, je manque de boire la tasse, je nage comme une folle en brasse, en crawl, sur le dos puis au bout de dix minutes j’arrive à rejoindre le ponton, complètement essoufflée et paniquée. Je décide de laisser tomber et je regarde Quentin qui nage tranquillement. A un moment je vois 5 pingouins dans l’eau. Je le dis à Quentin qui essaye de les voir, puis des lions de mer arrivent. Pas le choix, je retourne dans l’eau ! Manque de bol la go Pro nous lâche (j’ai vraiment la poisse avec l’électronique !) et du coup on n’arrive pas à prendre de vidéos. Quentin réessayera, moi je lâche l’affaire quand je vois ces cons d’américains qui viennent se ruer sur les pingouins en nageant comme des abrutis en crawl ! Bin oui faites bien du bruit pour effrayer les animaux ! imbéciles ! Je remonte et je guide Quentin à chaque fois que je vois un truc. Les pingouins reviennent, un des cons d’américain se rejette à l’eau comme un débile en plongeant et en faisant le crawl, tous les autres suivent et nagent comme des cons pour faire peur aux animaux… Quentin lui a repéré une tortue de l’autre côté. Il la regarde puis revient et on décide de rentrer.

Après une bonne douche on part manger. On va tester un autre restaurant qui est 1USD de plus mais on aura plus de bouffe. On repart contents car c’était bien bon mais on a mangé trop vite du coup on est ballonnés. On rentre terminer de ranger nos sacs, car demain on quitte l’île, puis on file au dodo.

On n’a pas dormi de la nuit, sûrement à cause du départ ultra tôt qui nous a travaillé dans la nuit. Le bateau part à 6h donc on part à 5h15 vers le ponton.

Encore une fois on arrive et la nana de l’agence n’a pas fait son job, elle a oublié de faire nos réservations. Ça nous soule un peu mais bon on arrive à monter sur le bateau.  On pourra admirer le lever de soleil, c’est bien joli. La traversée durera deux heures. Quentin se sentira un peu mal, moi ça ira bizarrement.

De retour à San Cristobal, il est 8h du matin. On décide de prendre le petit déjeuner sur un banc et d’étaler nos affaires humides au soleil en attendant. Quentin est de mauvais poil et il est très fatigué. Il n’a envie de rien faire du coup j’attends la fin du petit déjeuner pour lui suggérer de faire un truc comme on a 5h devant nous avant le prochain bateau.

On décide d’aller déposer nos affaires à l’agence. La nana n’est pas là…on attend. Elle arrive, je me retiens de lui dire pour les réservations car ça me soule de me prendre la tête pour rien. Les gens des bateaux l’ont déjà enguirlandé je pense. Je lui dit qu’on a le bateau tout à l’heure et qu’on revient vers 13h.

On décide de prendre un bateau taxi pour aller faire Las Grietas. C’est l’endroit où nous étions allés nager le premier jour : un canyon où l’eau salée et l’eau douce se mélangent et quand le soleil tape on peut voir le fond, c’est très joli. On marche pendant 20min puis on arrive au spot. Il n’y a pas grand monde, c’est calme. On nage tranquillement. Quentin veut aller dans un autre bassin mais il faut escalader ou passer dans un trou du coup je l’attends, je n’ai pas envie de me faire mal. Les gens commencent à arriver vers midi. Il y a deux idiots (des américains encore !) qui veulent faire des plongeons ! mais heureusement des gens leur disent de ne pas le faire car c’est dangereux (bon sens zéro). Le grand grassouillet a trouvé une autre bonne idée : rentrer dans un trou sous l’eau…il avait l’air tellement con que j’ai filmé la scène pour montrer à Quentin. Il n’avait pas de masque et tuba et pouvait rester bloqué comme un animal dans un piège et mourir…bref… il a fait ma journée !

Après une heure de baignage on décide de se changer en haut du canyon (car c’est ultra blindé) et de tenter de faire sécher nos affaires. Il fait déjà vraiment trop trop chaud. Après on retourne au bateau taxi et on décide d’aller manger dans notre QG de Santa Cruz où c’est bon et pas cher. Je voulais me prendre une glace dans un endroit où elles avaient l’air bonnes mais manque de bol il venait de fermer ; du coup je me suis rabattue sur un magnum.

C’est l’heure de prendre le bateau pour San Cristobal. On va chercher nos affaires. La nana nous dit qu’on prend un autre bateau (on soupçonne qu’elle ait oublié de réserver et qu’elle est partie réserver pendant notre absence). Il n’y a pas beaucoup de gens dans le bateau. Cette fois il y a majorité de suisses-allemands. Comment je le sais ? Facile : le type a des chaussures suisses (j’ai les mêmes, ON Running, seuls les suisses en ont et des français frontaliers qui font de la course à pied) et sa copine a un chapeau COOP (supérette suisse). Deux autres nanas montent et ils se parlent tous en allemand. CQFD. Le trajet me semblera interminable car je suis super mal assise. Quentin à l’air d’aller mieux. On a pris des Nausicalm au cas où. Il se prend toutes les vagues dans la figure et se mouille mais ça ne le dérange pas.

Deux heures plus tard nous arrivons. Pas de bateau taxi cette fois pour nous amener au ponton. Il y a des dizaines de lions de mer dans l’eau et sur le sable. C’est plus animé que sur Isabela !

On va à notre hôtel. C’est une auberge tenue par une suisse et un équatorien. La dame nous reçoit. Elle ressemble à une suisse allemande. Elle nous explique tout et on ne peut que confirmer son côté suisse : tout doit être fait de telle façon, à telle heure ; il y a des papiers dans la chambre pour tout expliquer, pour le tri, pour l’eau etc. Ça nous fait rire. En tout cas, c’est propre ! normal, c’est suisse 😀

On décide de faire une sieste mais on n’arrivera pas à se lever. Surtout Quentin. Moi je me force car James est arrivé sur l’île et je voudrais le voir (le bateau qu’il devait prendre pour sa croisière à coulé deux jours avant ! du coup ils lui payent ses dix jours de plongée, avec bouffe et super hôtel). Manque de bol on se croisera car l’internet fonctionne super mal ici. Je découvrirai une super boulangerie avec plein de gâteaux par contre !

Je rentre, Quentin dort mais moi je n’y arrive pas ; va falloir se forcer !

Après 10h de sommeil bien méritées…trop dure la vie…on se prépare pour aller faire le tour des plus jolies plages du coin. Nous n’avons qu’une seule journée sur San Cristobal malheureusement du coup nous avons préféré le snorkeling et le farniente à la randonnée.

Nous déjeunons sur la terrasse de la salle commune tranquillement, je croise José, le propriétaire de l’auberge qui a une tête trop gentille et qui est adorable. Je lui raconte nos plans de la journée et je le fais rire en lui disant d’appeler la police si les deux gringos ne reviennent pas avant 18h. Il me dit que normalement nous devrions voir des lions de mer des et tortues à la plage La Loberia où nous allons le matin. Du coup on est contents, on se met en route. Nous arrivons après 45min de marche ; il fait déjà super chaud. On marche sur le sentier qui est très joli : des mangroves, du sable, de la roche volcanique, la mer, des lézards et un ou deux iguanes. On croise trois personnes qui partent puis quand nous arrivons à la plage à proprement parlé, ce n’est pas la même ; il y a plein de monde ! Mais bon que trois pellets dans l’eau. J’ai trop la flemme mais l’eau est transparente, turquoise, claire, et il y a un lion de mer au loin…on se change et on fonce dans l’eau.

Le lion de mer est parti, il y a un peu de courant et pas de tortues…je décide de partir au bout de dix minutes. Quentin lui continuera un peu. Je reste quand même assise dans l’eau, le masque dans la main. J’aperçois au loin un lion de mer qui plonge, j’essaye de prévenir Quentin. Le lion est mer lui passe à côté puis disparaît. Cinq minutes plus tard, je me retourne et il est derrière moi, dans les rochers. Il me regarde et avance doucement. Je sens qu’il a envie de venir vers moi. Je dégaine la gopro et je préviens Quentin. Ça ne loupe pas, il vient à côté de moi, il n’a pas peu du tout, puis il va vers Quentin comme une torpille. Comme je vois qu’il reste avec Quentin je fonce dans l’eau (là je n’ai plus froid et plus la flemme bizarrement !). On restera avec le petit lion de mer une quinzaine de minutes, il est très curieux, et se colle à nous. On est trop contents comme vous devez vous en douter ; en plus personne n’a remarqué et nous sommes que tous les deux avec l’animal. A un moment, le lion de mer s’approche très très près de la tête de Quentin, il lui fait une papouille sur le bout du tuba. Je prépare déjà la blague que je vais faire à Catherine 😀 (la maman de Quentin). Comme on commence à avoir froid on décide de partir laissant le lion de mer jouer avec un autre couple. On va se caler sur la plage, super contents, et on observera un couple de jeunes touristes qui mettre dix ans à aller dans l’eau tout en sachant qu’un bébé lion de mer veut jouer ! Les gens se posent trop de questions…on voit un animal on fonce ! Bref, ça nous fait marrer. On décide de partir et de manger en ville (rien de fou, un menu à 5USD).

Après le repas on repasse au logement où j’avais mis ma gopro à charger avant d’aller manger. On recroise José, je lui dis que nous n’avons pas vu de tortues. Du coup il me dit que si nous allons à Tijeretas nous devrions en voir. Du coup je lui réponds que si nous n’en voyons pas je l’attendrais pour le règlement de compte à notre retour (tout ça dans mon plus bel espagnol…hum…). Il se marre et nous souhaite bonne chance.

Nous partons, il fait encore plus chaud. On arrive assez vite à la première plage. Nous voudrions en voir 4 qui sont sur la même côte. La première est chouette : sable dorée, petite, pleine de lions de mer dont certains sont énormes. On décide d’aller au bout et de s’arrêter au retour sur chaque plage. On passe la seconde après avoir emprunté un joli sentier. Elle est trop belle, le sable est blanc et l’eau magnifiquement claire. Il y a là aussi plein de lions de mer (ça en deviendrait presque lassant :P). Je voudrais bien m’y arrêter mais Quentin insiste pour aller voir celle tout au bout du sentier. On reprend le chemin, il y a des points de vue très jolis ; la vue est bien dégagée et on peut voir le rocher où on peut faire du snorkeling avec des requins marteaux au loin (on apprendra ça le soir, dégoûtés car c’est clair qu’on aurait payé un tour pour faire ça ! une autre raison de revenir !). On voir la baie de Tijeretas dont parlait José ; c’est super joli, il y a quelques personnes qui font du snorkeling dedans. On continue la route puis là, plus de joli sentier. Le paneau nous dit de continuer et le chemin devient de la terre, des cailloux, des herbes piquantes, des grosses roches volcaniques. Je n’ai pas du tout envie d’y aller car c’est super loin et c’est juste pour voir une plage (du coup je râle et Quentin me râle dessus parce que je lui râle dessus). Il fait trop chaud, j’ai trop mal au crane. Je repense à cette émission que j’ai vu où des idiots de journalistes sont partis sans prendre assez d’eau dans un endroit en Afrique, super reculé, et l’un d’entre eux est mort à cause d’une insolation…et ils ont tout filmé…je me demande si on est en train d’être aussi bêtes sachant que nous n’avons pris que deux litres d’eau et que nous avons déjà fait cette erreur. Bref, je râle en silence. On marche sur des grosses pierres volcaniques en plein soleil pendant 45min. Je comprends pourquoi les iguanes passent leurs journées collées aux pierres pour avoir chaud, elles sont brûlantes ! On passe sur des plages mais ce n’est toujours pas la bonne. Une fois arrivés on en peut plus. On se change. Il y a des lions de mer là aussi. La plage est jolie mais ne valait pas de se crever autant. Il y a un autre couple tout au bout mais personne d’autre. On croisera plusieurs personnes sur le chemin en venant qui repartait. Seuls Quentin ira nager (je ferai trempette car j’ai peur du courant). Il verra une tortue et moi je manquerais de me faire agresser par un lion de mer. En sortant de l’eau on se fait attaquer par les mouches qui mordent, du coup ça nous soule on décide de partir.

Rebelote, on se retape le chemin relou mais ça passe plus vite sur le retour (Quentin me le fait bien remarquer pour que je ne râle pas). On va dans la baie de Tijeretas pour faire du snorkeling. Seul Quentin ira nager, moi j’ai vraiment envie qu’on aille sur l’autre jolie plage mais bon. Du coup j’attends au bord de l’eau. Je préviens Quentin lorsque je vois des lions de mer. A un moment il me fait flipper, il nage trop loin et il y a de gros lions de mer qui grognent (en général c’est un mal qui ne veut pas qu’on aille sur son territoire et lorsqu’il va vous chercher dans l’eau s’en est terminé pour vous !). Heureusement Quentin le remarque assez vite et rebrousse chemin. Un lion de mer plus jeune lui fonce dessus et le surprend. Deux autres qui jouaient avec les touristes m’ont repéré. Merde. Ils viennent, ils montent sur le rocher. Ils s’approchent. Mon réflexe : me lever, poser mon sac, reculer… il avancent, sniffent mes affaires…là je me dis que j’aurais dû prendre mon sac. L’un d’eux choppe ma tongue ! il va la mettre à l’eau ! du coup je pousse des cris pour que quelqu’un la récupère (un gentil Suisse s’en chargera mais à son regard il avait un peu la trouille). Finalement ils retourneront dans l’eau après avoir sniffé les pieds de Quentin…il n’y a pas de message caché dans cette phrase.

Quentin se rhabille et là quand il voit que je suis un peu déçue de ne pas être allée plus tôt sur l’autre plage il se met à accélérer le pas. On arrive, le soleil ne va pas tarder à se coucher. Je suis déçu car j’aurais vraiment aimé passer du temps ici pour nager. Les couleurs du ciel sont jolies. Je vois une tortue, du coup Quentin se met à l’eau pour aller la voir. Moi je craque aussi, j’ai envie de me baigner un peu (plus de plage avant Tahiti quelle horreur ! 😀 ). Il y a de gros lions de mer dans l’eau et sur le sable. Il y a pas mal de monde qui est venu pour regarder le coucher de soleil. On reste un peu puis on repart. On doit retrouver James ce soir, il veut faire un karaoke. Quentin n’est pas plus emballé que ça car il y aura des inconnus avec nous.

On rentre se doucher, j’essaye de contacter James avec le peu d’internet qu’on a. On croise José, je lui dis qu’on a vu des tortues ! il est super content et se marre. Je lui demande où on pourrait bien manger ; ce soir on se dit qu’on va faire les foufous pour notre dernière nuit aux Galapagos, plus pour 15USD !

On va manger dans un restaurant conseillé par José (menu à 4USD super bon…on sera loin des 15USD ahah). Comme il est tôt on décide d’aller prendre un dessert à la panaderia et avec leur internet je pourrai contacter James. On le retrouvera un peu plus tard avec deux types : un américain relou et un philippin sympa. Ils se sont attablés dans un restau chicos plutôt joli. On décide de prendre un verre sur place que James nous offrira. On discute un peu ; les deux types n’ont pas l’air de vouloir aller au karaoké, crevés de leurs plongées et demains ils doivent se relever tôt. James, qui est trop gentil et veut me faire plaisir insiste pour qu’on y aille tous les trois, mais il a super mal au pied du coup on remet ça à notre retour en Europe. On avait vraiment la flemme aussi de toute façon. On dit au revoir à James…j’ai encore les larmes aux yeux…dire deux fois au revoir à l’un de ses meilleurs potes en trois jours c’est horrible ! On rentre puis on va se coucher.

On a trop mal dormi cette nuit. On se lève tôt, on boucle le sac. Quand on sort de la chambre on croise Silvia et José qui nous saluent. Quentin part avec Silvia pour payer et José me prend dans ses bras pour me dire au revoir ! Je l’ai bien fait marrer je pense. Il est super content de nous avoir accueilli et on lui dit qu’on souhaite déjà revenir et que nous avons adoré visiter les Galapagos. Encore une belle rencontre.

Silvia nous dit que nous n’avons pas besoin d’aller à l’aéroport si tôt cat il n’y a absolument rien à y faire (je confirme). Du coup on laisse nos affaires et on part prendre un petit déjeuner à la boulangerie. Une heure plus tard, on décide d’aller glander à l’aéroport, comme nous n’avion pas pu faire le check in sur internet comme ça on sera tranquilles.

On prend un taxi puis bah, on glande.

Après un vol assez long, nous arrivons à Quito. On prend un taxi, il y a énormément de monde sur la route. On est trop crevés. On voulait refaire les sacs pour voir ce que j’allais amener et laisser mais finalement on posera nos affaires puis on ira manger au pub qu’on avait bien aimé (envie de pizza au pesto !). Après s’être bien régalé on rentre se coucher.

Après avoir fait nos derniers achats pour que je puisse tout ramener en France, je pars pour l’aéroport. Je recroise James pour un dernier bisou qui vient juste de rentrer des Galapagos et je dis au revoir à Quentin, qui restera là, mais il ne sera pas seul, Marc-Antoine arrive le 11 J

Du coup le blog sera en stand bye jusqu’à mon retour en Équateur ! A très vite !

Otavalo

Après une arrivée éprouvante en Équateur (le pilote n’arrivait pas à atterrir…), une courte nuit, et le mal de l’altitude me voilà de retour à Quito ! Mes quelques jours en France n’ont pas été de tout repos du coup j’ai un peu deux de tension…mais bon faut se motiver, aujourd’hui je retrouve Quentin et Marc-Antoine à Otavalo, petite ville à 2h de Quito.

Je prépare mes affaires et pars me chercher du petit déjeuner dans une petite boulangerie. Il faut monter la rue…mon cœur bat à toute vitesse et je commence à me sentir très mal ; je sens que je vais m’évanouir. Je paye puis je vais m’asseoir quelques secondes dans la rue avant de repartir à l’auberge. Je recroise les libanais qui squatte depuis plus d’un mois. Ils sont tout contents de me revoir ! C’est drôle ils ne visitent pas, ils glandent toute la journée.

Je me mets en route, je vais prendre le bus pour aller au terminal qui se trouve dans le nord de la ville. Je demande mon chemin puis je monte dans le bus. Presque deux heures plus tard j’arrive à Carcelen mais pas au terminal…je suis la seule dans le bus. Le chauffeur me dit qu’on m’a mal renseignée…il faut que je prenne un autre bus pour aller au terminal ; à pieds c’est trop loin, et de toute façon la ville ne m’inspire pas trop. Du coup je demande à un taxi qui m’y amène pour 2USD. Effectivement à pieds ça aurait fait une trotte ! Je fonce au guichet je prends mon ticket de bus et 5min plus tard il part pour Otavalo.

Il y a un film qui passe : KONG, grosse daube américaine mais ça fait passer le temps. La route est super jolie, je retrouve les canyons, les montagnes, les volcans. C’est superbe. J’arrive à Otavalo deux heures plus tard. Je vais chercher les clés chez un physiothérapeute, puis la secrétaire me montre l’appartement de Magaly, notre hôte. On arrive dans le salon et là je vois Marc en pleine communication avec sa petite chérie. Du coup je lui saute dans les bras super contente puis la dame nous laisse. Quentin est dans la chambre en train d’essayer de dormir…il a eu la bonne idée de boire de l’eau stagnante à la cascade la veille… On est tous super contents de se retrouver. Marc a envie d’aller au marché artisanal, Quentin est super content que je sois là car moi j’adore ça et lui déteste. Du coup je pars avec Marc pendant que Quentin fera un gros dodo.

Marc sait où aller, il connait les stands et ce dont il a besoin, du coup je le suis. On rigole bien parce qu’il est super fort en négociation ! Il dit son prix et ne change pas jusqu’à ce que le vendeur craque. Il a dû céder un dollar pour la nana qui vendait les pulls parce qu’elle était super dure en affaires mais ça nous a bien fait marrer tous les trois.

Après notre séance shopping on retourne à l’appart et on voit Quentin qui s’impatientait parce que nous étions tout de même partis deux heures ! nous n’avons pas vu le temps passé ! heureusement que le marché fermait sinon nous serions resté encore plus longtemps je pense…

On fait quelques bricoles puis on décide de partir voir la fameuse fête Inti Raymi pour laquelle nous sommes venus à Otovalo. C’est la fête qui célèbre la « pachamama » ou terre mère. C’est une fête très importante pour les équatoriens.

Après avoir eu trois informations différentes sur si oui ou non il y allait y avoir quelque chose ce soir, et où et quand c’était, nous décidons d’aller dans à San Juan en taxi pour voir de nos propres yeux ; après tout ils annonçaient San Juan sur leurs affiches ! Le taxi nous dit que ce n’est que 1,5USD ; on est contents car ça avait l’air loin…en fait c’était à 15min de marche donc on s’est bien fait arnaqués ! On arrive à San Juan…personne, rien… On demande, on nous dit que demain, peut-être, il y aura quelque chose. Visiblement personne n’est au courant ! On est dégoûtés et on décide de retourner manger sur la place du marché. On mangera un plat typique et Quentin nous regardera en sirotant un coca car il a mal au ventre. Il est super tôt mais on est crevés (les deux on fait une randonnée de 5h et moi j’ai enchainé les transports), du coup on rentre se coucher…il est 20h….

Ce matin nous sommes samedi et le samedi à Otavalo il y a ce que les locaux appellent « le marché aux animaux ». Ils vendent toutes sortes d’animaux pour…les cuisiner… C’est quelque chose que je voulais absolument voir ici car il est très grand. Nous en avions vu un vers Cuenca, c’était assez spécial.

Nous nous levons super tôt ; Magaly notre hôte vient nous taper la discute. On lui raconte qu’hier nous souhaitions voir la fête à San Juan mais qu’il n’y avait rien ; elle avait l’air surprise.

On se met en route vers 7h30, on passe s’acheter du petit dej dans la boulangerie en bas ; les garçons la connaissent bien, ils ont déjà goûté pas mal de choses ! On décide de manger en marchant pour ne pas louper le marché. J’ai un peu du mal avec l’altitude, mon cœur bat super vite et je suis essoufflée ; pour eux c’est beaucoup plus facile puisque maintenant ils ont des tonnes et des tonnes de globules rouges !

On arrive sur le lieu-dit…hum…un terrain de foot, vide, même pas une crotte de chèvre… il faut se rendre à l’évidence, ce n’était pas là !

Un monsieur arrive, il est tout content, nous serre la main et nous dit que ce n’est pas là c’est dans une autre ville maintenant ! Nous sommes super déçus. Comme hier, après avoir demandé à plusieurs personnes où se passait la fête, nous avions eu des versions différentes, nous décidons de redemander à un autre monsieur où se trouve le marché. Pareillement, il nous serre la main et nous dit que ce n’est pas là et qu’il faut prendre un bus pendant 20 minutes… Bus + 20 minutes = on retourne en ville se prendre un café !

On arrive en ville, le samedi il y a un très grand marché à Otavalo qui déborde dans toutes les rues. Le paradis pour les touristes !! (du coup oui, j’adore ! 😀 ). On. Se promène. On retourne vers la place centrale prendre un jus et un café en regardant les gens. Le soleil perce de temps en temps et viens nous réchauffer le visage. On rigole bien puis on décide de retourner dans le marché. J’avais eu la bonne (peut-être un peu calculée j’avoue) idée de laisser mes deux pulls péruviens en France en me disant que je n’en aurais plus besoin. Mais Quentin m’a dit que j’avais été bête car peut être en aurais-je besoin en Nouvelle Zélande ! Du coup…bin je vais m’en acheter un autre 😀 On fait le tour et là on trouve mon bonheur. Marc se prépare à négocier pour moi (il est plus fort que moi ! il est tenace). On commence les essayages et là on se rend compte que c’est la même fille qu’hier ! Elle ne disait rien du coup quand elle comprend qu’on l’a reconnu elle se marre et retente de négocier à un dollar de plus que mon prix puis finalement elle cèdera. On marche encore un peu dans les rues puis on décide de rentrer car Quentin a encore mal au ventre et Marc voudrait faire son sac car il doit prendre le bus pour Quito vers 13h.

On glande pendant que Marc prépare ses affaires puis on retourne au marché déjeuner ; Marc voudrait goûter le fameux cochon rôti. Après quoi on le conduira au bus. Encore un moment triste de notre voyage. On se serre dans les bras puis on s’embrasse avant qu’il ne prenne son bus pour Quito.

Quentin et moi rentrons ; Quentin a besoin de se reposer. Le soir on ira manger (je serai la seule à manger en fait) du poulet rôti puis dodo.

Ce matin Quentin se sent toujours un peu barbouillé mais il se motive pour que je puisse aller voir la caldeira du volcan Cuicocha. Cette dépression circulaire, située au milieu du complexe volcanique date d’il y a 3100 ans. Le volcan est aujourd’hui considéré comme endormi. Le lac est d’un bleu profond lorsque le ciel est nuageux et turquoise par temps clair. Au centre il y a deux dômes :Yerovi (le plus petit) et Teodoro Wolf (le plus grand), formés par les sommets de quatre dômes dacitiques (ce qui signifie qu’ils sont formés par de la roche volcanique magmatique).

On prend un bus pendant 20min jusqu’à Quiroga puis là un racoleur nous propose de nous amener à la lagune. Il demande à d’autres touristes en même temps. Cela nous permettra de payer moins cher. Avec Quentin on monte dans le coffre ouvert ; une fille se joint à nous. On discute et elle nous dit qu’aujourd’hui il y a bien l’Inti Raymi sur la place principale d’Otavalo et que ça commence à 16h (d’après l’office du tourisme). On est contents, on va retenter une troisième fois !

Au bout de dix minutes nous arrivons devant la lagune. C’est déjà très beau. On demande au taxi de venir nous chercher dans trois heures ; Quentin a envie de prendre l’air. On commence la randonnée…je galère ! je suis essoufflée ! J’ai envie d’aller plus vite mais je n’y arrive pas ! Heureusement que ce n’est pas que de la montée… La vue est superbe. Dommage que le temps ne soit pas avec nous. Il fait très gris et assez frais.

Au bout de deux heures et demi de randonnée on décide d’aller se poser dans un restaurant. Quentin se prendra son médicament : du coca, et moi je mangerai les sandwiches que j’ai préparé avec les restes de poulet.

On rentre puis on passe sur la place principale d’Otavalo. Il y a une petite scène à côté du marché. Du coup, de sûre, il y aura quelque chose !

On rentre se reposer quelques heures puis vers 16h on décide de sortir. Encore une fois, fausse information ! Il n’y a rien. Je demande à un policier. Il me dit que ça commence à 19h…bon…on rentre. Sur la route on croise des musiciens et des gens bien habillés (habillés localement). Je demande à une dame s’ils vont danser ce soir et à quelle heure. Elle me répond que oui, à 18h ! Zut alors ! On n’y arrivera jamais ! On rentre puis on verra à quelle heure on sort.

On se cale devant l’ordinateur pour réserver les randonnées en Nouvelle Zélande et faire nos visas pour l’Australie. Vers 18h30 on décide de sortir, une fois que la pluie s’arrête de tomber.

On arrive sur la place…rien…bon, on sent qu’il va se passer un truc. On décide d’aller voire un coup et Quentin propose de prendre un snack. Ça me fait plaisir qu’il ait envie de remanger ! On attend bien une heure et on ne voit rien. Le café surplombe la place. On décide de descendre voir.  Il y a au bout de trente minutes des gens qui arrivent près de la place avec leurs masques et des musiciens. Ils jouent le même air en boucle et tournent tous en rond dans le même sens puis changent de sens en avançant très doucement. Ils imitent le mouvement de la terre autour du soleil à travers cette danse. On décide de se rapprocher de la scène. Il y a des personnes qui parlent au micro, des personnes importantes visiblement.  On nous fait poiroter, trente minutes, une heure, une heure trente… ils attendent les musiciens sur la scène ! Mais les musiciens arrivent à deux à l’heure à cause de leur danse ! On commence à en avoir trop marre de rester debout à attendre. Du coup on décide de partir. On passera par les rues où on verra tous les musiciens et danseurs qui se dirigent vers la scène. Il y a des gens de tous les âges, avec ou sans masques, qui tournent autour des musiciens. C’est sympa à voir.

On rentre doucement puis on décide de se coucher, demain on retourne à Quito.

Aujourd’hui rien de très fou, nous retournons à Quito. On prend notre temps ce matin puis on va au terminal de bus. Le trajet durera 2h puis on devra prendre un autre bus pour aller au centre ville.

De retour à l’auberge, la propriétaire nous accueille avec un grand sourire et nous donne les clés de la chambre. On déballe un peu notre bazard puis on va chez le cordonnier pour Quentin. Ensuite on ira boire un verre sur la place principale. Nous voulions aller visiter un musée mais comme c’est lundi, c’est fermé ! On rentrera tranquillement et on fera quelques courses pour cuisiner le soir.

Quelques photos prises par Quentin pendant ses « vacances » avec Marc-Antoine:

Mindo

Après avoir bien glandé ce matin, nous partons prendre le bus pour Mindo, notre nouvelle destination équatorienne. C’est assez long mais au bout d’une heure on commence à entrer dans la forêt, c’est splendide ! Des montagnes verdoyantes où l’on peut aussi voir des cascades dans des virages.

Deux heures après le départ du terminal de Quito nous arrivons à Mindo. C’est assez touristique mais ça a l’air mignon et calme.

On va au guesthouse et un petit monsieur nous accueille tout guilleret. Il nous demande de nous enregistrer et de payer. Quand il voit que nous avons quatre nuits il devient encore plus content, c’est assez drôle. Il nous donne des explications sur ce que l’on peut faire en parlant comme super vite mais on capte les mots importants.

Il nous laisse choisir la chambre en disant qu’il faut prendre soin des gens qui restent longtemps ! Du coup on prend la plus grande chambre 😀 Il nous montre une super cuisine sur la terrasse avec une très belle vue sur le village et les montagnes. Ce petit séjour s’annonce top !

On s’installe puis on part chercher à manger pour ce soir et à boire (eau non potable et Quentin se remet à peine de son erreur de la cascade).

On glandera puis après le repas et un épisode de netflix dodo ! Demain on va se lever tôt pour voir les papillons.

Et c’est parti pour 15min de la gym avant de prendre le petit déjeuner. Avec Quentin nous avons décidé d’arrêter d’être (trop) flasques…bon même si lui a la peau sur les os maintenant… c’est surtout pour moi !

Une fois le fessier un peu plus rebondi nous allons prendre notre petit déjeuner. Nous retrouvons deux allemands très sympas à qui nous avons conseillé de faire le tour en Amazonie avec Frederico.

Une heure plus tard, on se met en route pour aller visiter la ferme aux papillons. On décide d’y aller en marchant. Sur la route on verra des dizaines de papillons différents trop beaux que j’essaierai de prendre en photo.

Une fois à la ferme, une dame nous explique les différentes étapes de la naissance du papillon puis nous entrons dans la pièce où des centaines de papillons volent dans tous les sens. Ils sont énormes !! C’est impressionnant et super beau. Quentin les prend sur ses mains et son visage, moi il me faudra attendre deux heures pour me convaincre d’y arriver (c’est surtout de voir les enfants en avoir partout sans avoir peur qui m’a fait me sentir un peu ridicule…).

On passera trois heures là-dedans ! On s’éclate ! en plus ils ont un jardin qui communique avec la forêt et dans lequel on peut voir de beaux colibris.

Après cette super visite nous partons nous « reposer ». Sur le chemin on passe voir les horaires du téléphérique pour demain et le type est tout excité parce qu’il essaye de sauver une grenouille qui est en train de se faire bouffer par une couleuvre ! Notre premier serpent du tour du monde ! On le regarde faire le héros puis on continue notre route.

On décide de réserver une excursion pour ce soir : marche de deux heures pour voir les animaux nocturnes.

De retour à l’auberge on se prépare notre repas de midi. Comme j’avais ramené de la brandade de Nîmes on décide de se faire un petit plaisir JAprès ce délicieux repas, on Skype les copains puis Quentin ira faire une sieste dans le hamac pendant que j’essaierai de trier les photos…hum…

A 19h on vient nous chercher pour l’excursion. On passe prendre deux autres couples dont un couple de polonais super contents de nous rencontrer.

On nous dépose dans un endroit inconnu, où on rencontre notre guide biologiste américain. On se promène dans la forêt et il nous trouve toutes sortes d’insectes, de grenouilles (des tellement petites qu’on se demande comment il a pu les repérer ! elles sont endémiques de la région) … On aura la chance de voir un oiseau multicolore magnifique perché sur une liane et un opossum ! A la fin du tour on salue le type et Quentin découvre un serpent ! De nouveau grosse excitation ! On le prend dans nos mains il a un peu la trouille (ça doit être la barbe de Quentin). Encore une belle journée pour nous deux, on aura encore eu beaucoup de chance !

Réveil un peu plus tôt aujourd’hui car ça va être une grosse journée. Après un bon petit déjeuner et un appel skype avec mamie qui se fait opérer demain, on se met en route.

On a décidé de prendre le téléphérique pour commencer la randonnée, un couple nous avait conseillé de le faire du coup on se dit que ça pourrait être chouette. On arrive à l’endroit du téléphérique. Il n’y a personne puis quelques minutes plus tard un type se précipite ; nous sommes les premiers et du coup ils doivent mettre en route la machine. C’est un téléphérique old school mais qui a l’air de fonctionner ; les suisses en auraient une crise cardiaque je pense ! On s’installe puis c’est parti ! La vue est splendide ! On voit la montagne recouverte de forêt, en dessous de nous la cime des arbres et, à un moment on verra un bel oiseau voler en dessous de nous ! Un peu plus tard on en verra un autre, très gros, qui fait des bruits étranges, se précipiter dans un arbre. On est super contents. Vers la fin de la montée Quentin repère un toucan ! On est encore plus contents du coup !

On arrive de l’autre côté, on nous indique le chemin pour aller prendre la nacelle. C’est une petite cabine ouverte qui traverse la montagne entre deux cordes. La vue est belle mais moins impressionnante qu’avec le téléphérique. Une fois de l’autre côté on nous explique les différentes routes. On va en avoir pour quelques heures. On s’enfonce dans la forêt, on écoute les oiseaux mais on ne les verra pas. La forêt est vraiment très belle mais il fait trop trop chaud. On verra plusieurs cascades, pas toutes extraordinaires mais ça fait quand même une jolie balade. On aura la chance de croiser un colibri pas farouche qui se laissera prendre en photo.

On recroisera les polonais d’hier avec leurs parents. On devra traverser la rivière à un moment pour atteindre la dernière cascade. Pour Quentin ça ira, il enlèvera ses chaussures et remontera son pantalon…moi je finirai en culotte…le leggin ce n’est pas pratique…. Notre balade durera bien 6h. On rentrera épuisés à l’hostel mais contents.

Après avoir glandé on préparera à manger. Au lit tôt ce soir car demain on voudrait aller observer les oiseaux dans un lodge à 6h30.

Aujourd’hui on se lève mega tôt pour aller passer du temps dans un jardin privé observer les oiseaux. On arrive sur les lieux, on nous accueille avec un grand sourire. Le propriétaire nous dit qu’ils ont mis 20 ans pour obtenir un jardin aussi beau. Il y a des arbres de toutes sortes et de toutes les tailles. On se croirait dans la forêt. On ne peut circuler que sur la terrasse et le balcon. Devant la terrasse du bas il y a des mangeoires pour les colibris. Il y en a bien une vingtaine ! Des espèces différentes avec des couleurs différentes, c’est super joli ! De part et d’autre ils ont entaillé les arbres pour y glisser des bananes. Cela amène d’autres types d’oiseaux multicolores. Tout en haut d’autres arbres il y a des grappes de bananes pour les oiseaux qui préfèrent la hauteur.

On passera 4h à observer les oiseaux. Notre patience nous vaudra la vue de toucans et d’un magnifique motmot (celui que nous avions vu la nuit). On verra au moins une dizaine d’espèces différentes et plusieurs espèces de colibris.

Après ce beau moment on rentre manger et glander. La flemme nous gagnera mais vers la fin d’aprèm on sortira boire un chocolat chaud et un frappé. On discutera de nos avenirs respectifs puis on rentra s’occuper de notre prochain séjour au Pérou qui arrive dans deux jours déjà !

Allez, c’est notre dernier jour ici 🙁

 

On se réveil méga tôt pour prendre le bus pour Quito. Mindo c’était vraiment très chouette. On reviendra quand je ferai mon humanitaire en Equateur je pense.

On va au bus, les deux heures passent super vite. On enchaine avec un autre bus puis on arrive à l’auberge trois heures plus tard.

Notre chambre n’est pas encore prête du coup on glande, on prépare à manger et on se marre en regardant des clips des années 80.

Quand notre chambre est dispo on étale toutes nos affaires puis on part au musée. Il n’est pas très loin et a l’air bien intéressant.

On passera deux heures. On aura du mal à se concentrer sur les panneaux en espagnol… On découvrira de nouveaux peintres qu’on aime bien. Juste à côté il y a un autre musée avec des instruments de musique et des tableaux assez horribles. On sera seuls pendant notre visite du coup on fera un peu les foufous dedans (on pouvait essayer des instruments et le bâtiment était immense…je vous laisse imagine…).

On rentre complètement crevés (on n’a pas fait grand-chose mais on est HS).

Vers 19h on décide de faire péter dans le bar qu’on aime bien et de se faire une pizza au pesto et un hamburger énorme. Bien sûre après tout ça on aura trop mal au ventre mais on sera content d’avoir trop bien mangé 😀

On termine notre épisode puis dodo ! Demain on va au Pérou !

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